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28/10/2014

UN FRANÇAIS SUR TROIS SOUFFRE DE DOULEURS CHRONIQUES

 

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Douleurs liées à l'âge, à un traitement anticancer, au travail... cette notion recoupe des réalités très différentes.

 

La douleur n'épargne personne. Un Français sur deux vit même actuellement avec une douleur aigue ou chronique, si l'on en croit le résultat du sondage réalisé par CSA pour le laboratoire Sanofi à l'occasion de la journée mondiale de la douleur. Sur les douze derniers mois, ce sont plus de neuf personnes sur dix qui affirment avoir ressenti des douleurs. Sans grande surprise, la majorité des plaintes concernent le mal de dos (67%) et le mal de tête (62%).

Mais derrière ces chiffres impressionnants se cachent des réalités bien différentes. «Ces chiffres peuvent paraître élevés, mais ils englobent les douleurs aiguës et les douleurs persistantes chroniques», commente le professeur Alain Serrie, chef du service médecine de la douleur de l'hôpital Lariboisière à Paris. Définie comme une douleur quasi quotidienne pendant 3 mois, la douleur chronique concernerait près d'un tiers des Français. C'est également ce que constate l'enquête puisque, parmi les personnes ayant déclaré souffrir au moment de l'enquête, 68% ressentent ces douleurs depuis plus d'un an, soit 35% de la population générale. Cette proportion augmente avec l'âge: ce taux atteint 79% chez la population la plus âgée de cette enquête (50-60 ans).

Trois à six mois d'attente pour un rendez-vous

«L'espérance de vie augmente, la population vieillit et les douleurs liées à l'âge vont augmenter. De plus en plus de gens vont souffrir de douleurs ostéoarticulaires, de douleurs neuropathiques suite à leur opération du genou, de douleurs faisant suite à des traitements anticancéreux…», explique le professeur Alain Serrie. Des douleurs chroniques qui sont mal vécues: elles affectent le moral, la vie sociale et les loisirs de plus de la moitié des personnes interrogées, mais aussi les capacités de travail et la vie familiale de plus de 40% d'entre elles.

Pour prendre en charge ces douleurs rebelles, il existe aujourd'hui de nombreux centres anti-douleur: tous débordés. Il faut attendre trois à six mois pour obtenir un rendez-vous. Une situation qui inquiète Alain Serrie pour qui la prise en charge de ces douleurs doit désormais quitter les murs de l'hôpital et concerner les professionnels de proximité comme le médecin traitant ou les pharmaciens. Encore faut-il que la volonté existe. «Le quatrième plan douleur ne verra sans doute jamais le jour, et je suis très inquiet lorsque que constate que dans la loi de santé publique présentée par Marisol Touraine, il n'y a pas un mot sur la douleur», déclare Alain Serrie. Pourtant, malgré les progrès réalisés, certaines douleurs sont encore insuffisamment prises en considération. C'est notamment le cas des douleurs chez les personnes âgées mal évaluées, celles rencontrées chez les malades mentaux comme les autistes ou les schizophrènes qui se manifeste de façon inhabituelle chez ces patients ou encore les douleurs provoquées par certaines actes diagnostics.

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(source LeFigaro.fr // Par Anne Prigent) 

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