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31/10/2014

LE BRIDGE, LA SOLUTION MIRACLE POUR FAIRE AIMER LES MAHS AUX JEUNES ?

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Désormais enseigné à plus de 7000 élèves par an, les académies de Versailles, Bordeaux, Rennes et Reims ont intégré le jeu à l’apprentissage des mathématiques au collège... et les résultats sont au rendez-vous.

 

Remplacer les cours de mathématiques pour enseigner le bridge? C’est le pari de certains professeurs, dont Pascal Evrard, professeur au collège Montaigne de Poix du Nord (59). Le bridge «fait sauter le blocage psychologique que les élèves ont avec les mathématiques», explique le professeur, qui enseigne depuis 10 ans ce jeu à ses collégiens. Fort de son succès, le bridge s’installe dans les académies de Versailles, Bordeaux, Rennes et Reims avec des formations destinées aux professeurs.

Arrivé «un peu par hasard», le concept a tout de suite séduit Pascal Evrard, qui s’occupe désormais de ces formations. «La Fédération Française de Bridge nous a offert un coffret de découverte, et on s’est très vite aperçu qu’il y avait beaucoup d’intérêt à enseigner le bridge aux élèves». Depuis trois ans, il intègre même ce jeu aux cours de mathématiques. Cette «démarche totalement novatrice» peut aider les élèves en décrochage ou qui manquent d’attention. «Avec la moitié des élèves qui se désintéressent des cours, c’est vraiment un gain!», se réjouit-il.

Des maths en s’amusant

Philippe Chapus, qui enseigne le bridge au collège de Chatenois (67) depuis déjà quatre ans, a tout de suite vu les bénéfices de ces cours: «J’ai vu des élèves changer de comportement en classe» raconte-t-il, gagnant en concentration et en confiance en eux. Un élève moyen, plafonnant à 13 de moyenne, a ainsi atteint le 17 grâce à cette méthode originale. «Il s’est aperçu des stratégies qu’il arrivait à mettre en place au bridge, et qu’il pouvait faire pareil en mathématiques». Les élèves se réjouissent aussi de «faire des maths en s’amusant». «Plus de la moitié de mes élèves de sixième se sont portés volontaires pour intégrer les cours de bridge que je donne dans le temps périscolaire», témoigne Pascal Evrard.

Une vingtaine d’établissements alsaciens ont d’ores et déjà adopté cette méthode, qui développe un esprit d’analyse, une certaine autonomie, et même la sociabilité de l’écolier, le jeu se pratiquant avec un partenaire.

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(source le Figaro.fr )

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