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06/11/2014

DAVID FOENKINOS, FAVORI DU GONCOURT, DECROCHE LE RENAUDOT

 

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- L'auteur de Charlotte (Gallimard), habitué des meilleures ventes depuis La Délicatesse sorti en 2009, a été sacré par le prestigieux prix littéraire aujourd'hui. Il succède ainsi à Yann Moix et son livre Naissance (Grasset).

David Foenkinos, écrivain chéri des lecteurs, habitué des listes de meilleures ventes depuis La Délicatesseen 2009, a obtenu aujourd'hui le prix Renaudot pour son livre Charlotte (Gallimard). L'auteur français était également l'un des principaux favoris du prix Goncourt, décerné à Lydie Salvayre pour son roman Pas pleurer (éditions Seuil).

L'écrivain, en tête du palmarès 2014 des livres préférés des libraires, a été sacré face à Serge Joncour (L'écrivain national), Amélie Nothomb (Pétronille), Pierre-Yves Leprince (Les enquêtes de Monsieur Proust) et Jean-Marc Moura (La musique des illusions).

 

En s'attaquant à un sujet lourd, le destin tragique de Charlotte Salomon, une jeune artiste juive allemande née en 1917 et morte en déportation, Foenkinos a pris des risques. D'autant qu'il a fait le pari de raconter cette histoire sous la forme d'un long poème narratif en vers libres, sur un rythme - une phrase par ligne - qui aurait pu être artificiel. C'était une gageure, il l'a relevée brillamment. Foenkinos n'est pas Dostoïveski et ne prétend pas l'être. Il effleure les abîmes de l'âme plus qu'il ne les explore, avec la mélancolie et la délicatesse de trait qu'on lui connaît et qui convient à la personnalité à fleur de peau de la jeune femme auquel ce roman rend hommage.

Le récit commence avant la naissance de Charlotte. Le lecteur est mis dans le secret que l'héroïne n'apprendra qu'à l'âge de 23 ans lorsqu'elle sera réfugiée dans le sud de la France avec ses grands parents: que sa mère, et avant elle sa soeur et leur grand-mère, s'étaient suicidées. En 1940, suite à cette révélation, la jeune artiste s'enferme dans une chambre d'hôtel à Nice. Elle en ressortira deux ans plus tard avec une œuvre hors norme intitulée Leben? oder Theater, une sorte de roman autobiographique en images, composé de 800 gouaches et textes peints, et accompagné d'indications musicales - les airs peut-être que sa mère lui jouait au piano lorsqu'elle était enfant ou ceux que chantait la seconde femme de son père, cantatrice. À l'automne 1943, Charlotte Salomon est arrêtée. Son œuvre, qu'elle avait confiée à son médecin, lui survivra. Soixante ans plus tard, elle sera exposée à Berlin où David Foenkinos la découvrit. Ce fut un coup de foudre.

Le charme de ce roman tient aussi à l'admiration tendre et fascinée que l'auteur voue à son héroïne et à son génie.

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(source LeFigaro.fr / Astrid De Larminat

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