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17/11/2014

LE " MADE IN FRANCE " SE VEND TOUJOURS, MÊME SANS ARNAUD MONTEBOURG

 

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Les organisateurs du salon «Made in France» qui s'est tenu ce week-end assurent que ce marché continuera de progresser malgré le départ du ministre du Redressement productif qui avait fait de la production française son combat.

 

«Clairement, le ‘Made in France' n'est pas un effet de mode.» Fabienne Delahaye, commissaire générale du salon MIF Expo dédié aux produits conçus et fabriqués en France et qui s'est tenu à la Porte de Versailles à Paris tout au long du week-end, croit au potentiel de la filière, pourtant depuis peu orpheline de l'un de ses défenseurs les plus médiatiques, l'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. «Les Français ont compris qu'acheter des produits de fabrication tricolore est un impératif pour régler la problématique de l'emploi dans notre pays», assure l'organisatrice.

A l'occasion de MIF Expo, l'association Citoyen & Responsable et le collectif Éthique sur l'étiquette ont évalué l'impact de la consommation Made in France sur l'emploi en France. Ils ont étudié trois marques de jeans: 1083 et Remade in France, d'un côté, soit deux marques fabriquant sur le territoire, et Diesel, de l'autre, qui produit ses jeans principalement en Chine. «Notre étude démontre que la vente de 49 jeans 1083 ou de 18 jeans Remade in France génère autant d'emplois en France que la vente de 100 jeans Diesel», résument les auteurs. En clair, selon MIF Expo, «un jean 'Made in France' génère entre trois et sept fois plus d'emplois qu'un jean fabriqué à l'étranger». Prenant l'exemple du jean 1083, l'étude montre par ailleurs que sur un prix de vente de 89 euros, 85 euros sont redistribués en France.

 

«Acheter français fait travailler tout un réseau de fournisseurs de rang 1, allant dans ce cas des boutons, fermetures éclairs, tissage ou teinture, et aussi de rang 2, comme les propriétaires qui louent leurs usines, les avocats qui conseillent les fournisseurs ou les comptables», insiste Fabienne Delahaye, évoquant un «effet papillon» des achats de produits français qui bénéficient à plusieurs secteurs d'activité. «Pour un euro investi dans un vêtement Made in France, 2,50 euros au minimum seront réinjectés dans l'économie française.»

Les Français consomment aussi tricolore pour «protéger la planète», selon la commissaire générale de MIF Expo. «Cela permet de diminuer les émissions liées au transport des marchandises provenant du bout du monde ou de faire réparer un produit en panne ou cassé auprès d'un service après-vente local, plutôt que le jeter et en racheter un.»

Défilé de personnalités politiques

Preuve de l'engouement des Français pour le Made in France, le salon a encore cartonné cette année, pour sa troisième édition. Environ 300 exposants y étaient présents, tous secteurs confondus. Alimentation, enfance, maison et jardin, sport et loisirs, mode et beauté, luxe, santé ... «De l'artisanat jusqu'aux nouvelles technologies, la qualité de la production française s'exprime aujourd'hui avec des produits originaux et au rapport qualité-prix souvent très impressionnant», se félicite Fabienne Delahaye. Côté visiteurs, 35.000 personnes sont attendues, contre 15.000 lors de la première édition en 2012.

Enfin, plusieurs personnalités politiques ont défilé tour à tour dans les allées de MIF Expo sur ces trois jours: Yves Jego (député UDI de Seine-et-Marne et président de l'association Pro France), Nicolas Dupont-Aignan (président de Debout la France), Marine Le Pen (présidente du Front national), ou encore Ségolène Royal (ministre de l'Écologie). Arnaud Montebourg, qui avait inauguré les deux premières éditions du salon, devait clôturer le bal dimanche après-midi.

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(source LeFigaro -Isabelle de Foucaud ) 

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