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02/12/2014

GRANDES ECOLES : LE BOOM DES FORMATIONS A L'ENTREPRENEURIAT

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Les grandes écoles proposent de nouveaux programmes, créent leur incubateur. L’entrepreneuriat a la cote, auprès des étudiants comme des régions.

Ils sont loin de tous sauter le pas, mais un quart des 18-24 ans pense à un moment ou à un autre à créer «sa» start-up. Et le plan entrepreneuriat étudiant, dévoilé en juin dernier par Geneviève Fioraso pour promouvoir l’esprit d’entreprise chez les jeunes, vise à renforcer la dynamique. Reste que les écoles de management n’ont pas attendu. En 1984, L’EMLyon lançait son premier programme académique en entrepreneuriat et dix ans plus tard, il le rendait obligatoire en 1re année.

L’année de bachelor est généralement une année de sensibilisation. À l’Ifag (école post-bac), tous les étudiants de 3e année réalisent un projet de création d’entreprise en équipe. Puis, ceux qui le souhaitent intègrent le programme entrepreneurs. Il se déroule sur le modèle de l’alternance: pour moitié à l’école, pour moitié dans l’un des incubateurs des 13 campus du réseau. Les étudiants sont accompagnés par un coach, un mentor chef d’entreprise et se confrontent le plus possible au terrain.

Autre point essentiel, la mixité. Ainsi, les étudiants des trois écoles du Pôle Léonard-de Vinci qui suivent la majeure transversale «entreprendre» en 5e année - l’École de management (EMLV), d’ingénieurs (ESILV), multimédia (IIM) - travaillent ensemble afin de stimuler leur imagination. Les écoles rivalisent d’inventivité. Michel Coster, directeur de l’incubateur d’EMLyon, a mis en place, il y a cinq ans, une 2e majeure «entrepreneurs» au niveau master, dans l’incubateur de l’école. Le parcours repose sur des mises en tension et challenge les idées des participants. Les étudiants sont mélangés avec des cadres, des jeunes de Centrale Lyon et des Mines Saint-Étienne. «Tous entrent avec une vraie intention de créer. Pendant trois ou quatre mois, ils vont tester la viabilité du projet. L’incubateur joue le rôle d’un centre d’entraînement», explique Michel Coster.

Générer des réseaux

Pour pousser ses étudiants à l’audace, l’ESCP leur demande d’abord de créer une œuvre d’art avec des artistes, puis d’organiser un événement en un mois. Ils sont ensuite amenés à créer une entreprise. L’incubateur est là pour faciliter la vie des porteurs de projet sélectionnés, mais sans en faire trop. «Il faut laisser les créateurs autonomes, les aider sans les cocooner», précise Maëva Tordo, responsable de l’incubateur la Blue Factory, qui a déjà accompagné 153 projets depuis sa création en 2003.

La création attire. En moins de trois ans, TBSeeds, l’incubateur de Toulouse BS, a soutenu 32 projets (sur 212 candidatures!), qui ont débouché sur 11 créations d’entreprise. Elle est aussi un excellent moyen de dynamiser le tissu économique local. Les 13 écoles du réseau Ifag séduisent les CCI. Les étudiants ne créeront pas tous des entreprises, mais certains s’installeront, d’autres reprendront des sociétés, les développeront.

Wizbii, le réseau professionnel des étudiants et des jeunes diplômés, créé en 2011 par trois jeunes de GEM et installé à Grenoble, vient de boucler sa 3e levée de fonds (1,6 million d’euros). Elle va lui permettre d’ouvrir un bureau à Paris, d’accroître ses effectifs, de se développer dans deux pays européens… L’incubateur de l’ESCP est déjà sur 3 de ses 5 campus européens (Paris, Berlin, Madrid) et va se déployer sur les 2 autres. Objectifs: faciliter les échanges et générer des réseaux pour que les créateurs puissent développer leur produit en Europe.

À l’EMLyon, Michel Coster réfléchit à un Erasmus entrepreneuriat qui permettrait aux étudiants de se frotter plus rapidement à la dimension internationale. À vrai dire, il existe déjà dans l’un des MSC du groupe. «Se décentrer rend plus créatif, plus mûr, plus ambitieux», affirme-t-il.

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(source LeFigaro.fr ) 

08:00 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)

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