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01/12/2014

SANTÉ : OSTEOPOROSE , 165.000 HOSPITALISATIONS PAR AN

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Les hospitalisations pour fractures après 50 ans continuent d'augmenter, notamment en raison du vieillissement de la population, malgré un nombre croissant de personnes traitées contre la perte osseuse.

 

Une table ronde sur l'ostéoporose à l'Assemblée nationale, voilà le signe manifeste de l'intérêt que porte à cet enjeu de santé public le rapporteur du volet prévention de la loi de santé, le député de l'Isère, Olivier Véran.

Si la prévention de la perte osseuse (ostéoporose) se prête bien à la prévention, c'est que cette dernière doit commencer très tôt. Dès l'enfance. «Il y a plusieurs phases dans la vie du squelette, explique le Pr Patrice Fardellone, rhumatologue au CHU d'Amiens, la première, jusqu'à l'âge de 20 ou 30 ans, est celle de l'acquisition osseuse.» C'est à ce moment que l'on constitue son capital osseux pour la vie, d'où l'importance d'une alimentation équilibrée avec des apports vitamino-calciques suffisants. «À 60-70 %, cette masse est déterminée génétiquement mais les 30 ou 40 % qui restent à écrire dépendent du comportement», ajoute le Pr Fardellone. Faire de l'exercice régulièrement, éviter le tabac et l'alcool permet de ralentir la perte osseuse liée à l'âge.

«On sait que la prévention coûte moins cher que la médecine curative», glisse le Dr Laurent Grange, président de l'Association française de lutte antirhumatismale (Aflar). Les chiffres présentés par le Dr Pierre Gabach, responsable du département des maladies chroniques graves à l'Assurance-maladie traduisent l'ampleur de l'enjeu (voir infographie ci-dessus): 227 millions de médicaments remboursés en 2013 auxquels s'ajoutent 770 millions d'euros liés aux hospitalisations pour fractures de fragilité osseuse. Plus de 6 millions de Français de plus de 50 ans sont aujourd'hui traités contre l'ostéoporose mais cela ne suffit pas, et les hospitalisations sont en hausse de 10 % entre 2011 et 2013.

Cette fois, à n'en pas douter, l'ostéoporose aura sa place dans les programmes d'éducation à la santé en gestation dans la loi de santé qui doit être présentée au premier trimestre 2015. «Je suis sorti de l'école en sachant tout sur l'œil de bœuf… et rien sur l'anatomie et la physiologie humaine, regrette Olivier Véran, il faut passer à l'acte 2 et rapprocher les citoyens du fonctionnement de leur corps.» Le député, également neurologue, est ambitieux: «Il est temps de sortir des grands discours sur la prévention et de passer aux actes», ajoute-t-il.

Paradoxalement, bien qu'elle soit remboursée pour les personnes jugées à risque d'ostéoporose, le nombre de mesures de densité minérale osseuse (DMO) par ostéodensitométrie (environ 40 euros par examen) est en baisse en France: 571.425 l'année dernière contre 683.256 en 2011.

En se contentant de demander une simplification des conditions d'accès à l'ostéodensitométrie, pour en faire par exemple un examen systématique proposé à toutes les femmes à leur 60e anniversaire, l'Aflar a visiblement bien compris que la santé publique est aujourd'hui soumise à une logique budgétaire qui privilégie d'abord le court terme.

Cache-misère

Et pourtant, la prévention n'est pas la plus coûteuse des actions et l'ostéoporose a l'avantage de ne pas nécessiter des efforts financiers aussi importants que, par exemple, la réhabilitation respiratoire dans la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive), une maladie chronique qui touche des millions de Français.

Il n'a pas échappé aux acteurs de la santé qu'en rassemblant les maladies d'Alzheimer, de Parkinson et la sclérose en plaques dans un plan unique «maladies neurodégénératives» au nom de «l'approche transversale de ces maladies», la ministre de la Santé, Marisol Touraine, voulait surtout en cacher la misère: moins de 200 millions d'euros sur cinq ans, contre plus d'un milliard d'euros pour le plan Alzheimer précédent.

 

Faut-il croire aux médecines douces? 

Marisol Touraine: «S'il faut préciser et améliorer la loi, je le ferai

(source LeFigaro.fr / Daamien Macret)

Commentaires

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Écrit par : invité | 01/12/2014

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