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03/12/2014

UN SERUM DE VIE POUR SAUVER LES SOLDATS BLESSES AU COMBAT ( MAIS PEUT-ETRE PAS SEULEMENT)

 

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Une équipe de chercheurs australiens affirme avoir mis au point un traitement qui pourrait permettre d'augmenter les chances de survie des soldats blessés.

 

C'est une petite révolution dans le monde de la médecine. Depuis la guerre du Vietnam, rien n'avait été inventé dans le domaine de la réanimation des soldats sur le champ de bataille. Des chercheurs australiens viennent peut-être de mettre fin à presque 45 ans de stagnation de la recherche. Ils affirment avoir mis au point une toute nouvelle substance qui permettrait d'augmenter considérablement les chances de survie des soldats blessés.

À l'origine des recherches, ce constat: 87 % des soldats blessés décèdent dans les 30 première minutes, sans avoir pu être pris en charge dans un centre de soins. «Ce laps de temps est crucial», explique Geoffrey Dobson, qui a mis au point le traitement avec son associée Hayley Letson. Les chercheurs de la James Cook University, dans le Queensland, ont donc passé des années à essayer de trouver une substance qui pourrait permettre de maintenir les soldats en vie et de les réanimer, raconte le site australien d'information ABC. Les résultats sont surprenants. «En fait, sur les 5.000 soldats américains tués [en Irak et en Afghanistan], environ 25 % des victimes auraient pu potentiellement survivre», explique Geoffrey Dobson. Reste à réaliser des essais cliniques. Le traitement n'a été testé que sur des rats et des porcs. L'armée américaine doit maintenant lancer des expérimentations sur l'homme selon les chercheurs.

Quelques gouttes suffisent

Principal intérêt de ce traitement: il est facilement transportable par les soldats. Une dose de 50 millilitres suffit pour un soldat de 70 kilos. Rien à voir donc avec les «8 litres de liquides parfois nécessaires à une réanimation traditionnelle». Deux injections dans le sang ou la moelle osseuse sont nécessaires. Une dans les premiers instants, et une seconde pour stabiliser le blessé avant son évacuation. Geoffrey Dobson utilise des termes empruntés à la boxe pour décrire l'effet du produit sur l'organisme: «C'est un enchaînement gauche-droite pour le cœur et le cerveau». «Après l'hémorragie et le choc, le cœur ne donne plus autant de pression dans le corps. Notre traitement va donner un coup de fouet au cœur pour augmenter la pression artérielle, mais pas trop non plus pour ne pas aggraver le saignement.» Le retour d'une pression sanguine proche d'un niveau normal, va protéger le cerveau d'éventuelles «lésions cérébrales», celui-ci étant de nouveau irrigué.

Adénocaïne, c'est le nom barbare de cette substance qui pourrait sauver des vies, à l'avenir. Il s'agit en fait d'un mélange de différents produits connus: la lidocaïne, l'adénosine et le magnésium. Développé pour l'armée, le traitement pourrait aussi être utile aux personnes qui vivent dans des endroits isolés. En 2011, les experts de la London School of Hygiene and Tropical Medicine avaient décidé de généraliser l'utilisation d'un médicament sur les théâtres d'opération. Favorisant la coagulation, il avait déjà permis de réduire d'environ 10 % la mortalité des soldats blessés sur le champ de bataille.

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