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06/12/2014

SANTÉ : POLYARTHRITE RHUMATOÏDE , UNE RECHERCHE BOUILLONNANTE

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La polyarthrite rhumatoïde comporte plusieurs composantes, immunitaires et inflammatoires, sur lesquelles se concentrent les efforts de recherche.

 

Les biothérapies permettent d'associer à un anti-inflammatoire à large champ d'action comme le méthotrexate des thérapies ciblées contre un des acteurs impliqués dans la polyarthrite rhumatoïde. Certaines visent les cytokines inflammatoires libérées par les interactions entre les cellules immunitaires et celles de la membrane synoviale des articulations, comme les anti-TNF et les anti-IL6, d'autres à empêcher ces interactions cellulaires, comme l'abatacept, ou à détruire des cellules immunitaires impliquées, comme le rituximab (antilymphocytes B).

«Délicats à manier»

Le TNF et l'IL6 restent des cibles majeures, mais pour une fraction seulement des malades et probablement plutôt en début de maladie. «C'est un marché déjà encombré, et plusieurs développements ont été interrompus faute d'avantage flagrant», explique le Pr Bernard Combe. Un vaccin anti-TNF est aussi à l'étude. La voie de l'IL17, qui semblait majeure dans la polyarthrite, donne plus de résultats avec le psoriasis, mais son association avec un anti-TNF est à l'étude. Parmi les nouvelles cibles, de premiers résultats intéressants, à confirmer pour l'efficacité et la tolérance, ont été obtenus avec un anticorps anti-GM-CSF, une autre cytokine pro-inflammatoire.

Autre cible, une voie de signalisation intracellulaire de l'inflammation, les Janus kinases, ou JAK, dont l'inhibition réduit plusieurs cytokines pro-inflammatoires. Un seul médicament, le tofacitinib, est actuellement autorisé dans plusieurs pays, mais pas en Europe, où sa tolérance a été jugée insuffisante. «C'est un peu le problème des biothérapies. Mais il est efficace, utilisable seul ou en association, par voie orale. Sans être révolutionnaire, il a donc des avantages», estime le Pr Combe, pour qui «ces traitements qui agissent plus en amont dans la cellule et sont donc moins sélectifs pourraient toutefois être plus délicats à manier». Plusieurs sont en développement.

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(source LeFigaro.fr Par Martine Lochouarn) 

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