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22/12/2014

ASSURANCE-MALADIE : DES PISTES CHOCS POUR FAIRE DES ECONOMIES

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Un rapport du ministère de la Santé préconise de dématérialiser les prestations et de supprimer des opérateurs.

 

Alors que le secteur de la protection sociale et de l'assurance-maladie doit réaliser quelque 21 milliards d'euros d'économies sur trois ans, l'Igas vient de rendre public un rapport (finalisé en septembre 2013) sur les moyens visant à réduire les coûts de gestion de l'assurance-maladie obligatoire et complémentaire. Ses conclusions? Il est possible de générer «des économies de 1,7 milliard d'euros par an, d'ici à 2020». Et ce, sans licencier le moindre agent.

Les frais de gestion des régimes obligatoires et complémentaires se sont montés à 12,5 milliards d'euros en 2012, avec pour principale caractéristique ce que l'Igas appelle «un important éclatement institutionnel». Pour gérer les 14 régimes obligatoires de l'assurance-maladie, la France compte en effet pas moins de 86 opérateurs… Aux trois principaux que sont la CNAMTS (salariés), la MSA (agriculture) et le RSI (indépendants et artisans) s'ajoutent 11 régimes spéciaux, des organismes délégataires du régime général (pour les étudiants ou les fonctionnaires) et les 20 organismes conventionnés du RSI. Même «éclatement institutionnel» pour l'assurance-maladie complémentaire, avec environ 682 organismes assurant les prises en charge des assurés. Dans ce secteur toutefois, l'Igas relève que les regroupements sont en cours, avec à la clé une réduction forte du nombre d'intervenants.

Écarts de performance

Parmi les leviers permettant de réduire les coûts, l'Igas préconise l'achèvement de la dématérialisation du traitement des prestations en nature et en espèces. L'économie à moyen terme pourrait s'élever à 542 millions par an pour le régime général obligatoire et 344 millions pour l'assurance-maladie complémentaire.

La réduction des écarts de performances au sein de chacun des grands réseaux de caisses et entre les principaux régimes permettrait quant à elle une fourchette d'économies de gestion comprise entre 425 et 730 millions.

Quant à la réorganisation de l'assurance-maladie obligatoire autour de deux grands opérateurs de gestion, elle serait de nature à apporter des économies de l'ordre de 440 millions par an. Une telle réorganisation conduirait à supprimer la délégation de gestion au sein du régime général, avec à la clé une économie estimée à 142 millions. À elle seule, la reprise de la gestion des mutuelles étudiantes par le régime général permettrait d'économiser près de 44 millions.

La mission de l'Igas fait par ailleurs plusieurs propositions liées à la pyramide des âges des grands acteurs de l'assurance-maladie obligatoire. Avec 49 % des agents ayant plus de 50 ans fin 2012, la mission estime à 28.000 le nombre de départs à la retraite d'ici à 2020. «Il s'agit de la dernière fenêtre permettant à la fois d'opérer les gains de productivité par simple non-remplacement de certains départs et de procéder au reclassement systématique et intégral de la totalité des effectifs concernés par les réorganisations structurelles», estiment les auteurs de la mission.

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(source LeFigaro.fr / Christine Lagoutte

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