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26/12/2014

SANTÉ : LES GROUPES SANGUINS A ET B PLUS EXPOSES AU DIABETE

 

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Le groupe sanguin s'ajoute au surpoids, à l'âge ou à la sédentarité comme facteur de risque du diabète de type 2.

 

La France compte actuellement 3 millions de diabétiques, atteints en majorité de diabète de type 2, également appelé diabète sucré. L'obésité et la sédentarité jouent un rôle prépondérant dans l'apparition de cette maladie, qui se définit par un trouble de l'assimilation, de l'utilisation et du stockage des sucres apportés par l'alimentation. Mais un nouveau facteur de risque vient d'être mis au jour par l'équipe du Dr Guy Fagherazzi (Inserm): le groupe sanguin.

Le groupe sanguin avait déjà été identifié comme un facteur de risque d'autres maladies mettant en jeu des mécanismes inflammatoires proches du diabète, comme les accidents vasculaires cérébraux et les maladies coronariennes. «C'est ce qui nous a donné l'idée d'explorer son impact sur la survenue du diabète de type 2», explique Guy Fagherazzi, chercheur épidémiologiste à Gustave Roussy (Villejuif).

Les scientifiques se sont appuyés sur les données issues du suivi de plus de 82 000 Françaises pendant 18 ans, dans le cadre de l'étude E3N. Par rapport au groupe O, qui présente le risque le plus faible, les femmes du groupe A ont un risque de diabète majoré de 10 %, celles du groupe AB, de 17 % et celles du groupe B, de 21 %. Le rhésus (positif ou négatif) n'apporte pas de changement significatif. Ces résultats ont été publiés dans le journal Diabetologia.

«Face à des facteurs de risque importants comme le surpoids, la sédentarité ou l'âge, le groupe sanguin est d'importance moyenne, mais il n'est pas négligeable», analyse Guy Fagherazzi. En France, 42 % des individus appartiennent au groupe sanguin O, 44 % au groupe A et 10 % au groupe B, rapporte l'Établissement français du sang. Le groupe AB est le plus rare, avec 4 %.

Pour Guy Fagherazzi, le lien entre groupe sanguin et diabète doit encore être exploré dans d'autres études, notamment pour décrypter les mécanismes en jeu. «Nous faisons l'hypothèse que ce lien peut avoir deux causes. D'une part, les personnes qui ne sont pas du groupe O ont davantage de marqueurs de l'inflammation, associés à un risque accru de diabète de type 2. Par ailleurs, le groupe sanguin module la composition du microbiote intestinal, qui joue un rôle dans le métabolisme du glucose. Mais cela reste à confirmer.» Ces mécanismes étant similaires chez la femme et l'homme, «il est peu probable que le même lien ne soit pas retrouvé dans une étude incluant des hommes», précise le Dr Fagherazzi.

En 2012, deux études américaines conduites sur des dizaines de milliers de patients, hommes et femmes confondus, avaient révélé un risque accru de maladies coronariennes chez les personnes de groupe sanguin A (+ 6 %), B (+ 15 %) ou AB (+ 23 %), par rapport au groupe O. Les auteurs rappelaient à cette occasion que les personnes du groupe O produisent davantage un élément ayant des effets bénéfiques sur la circulation sanguine et la coagulation, alors que ceux du groupe A présentent un taux moyen de LDL cholestérol plus élevé que la moyenne.

Si les résultats obtenus par l'équipe Inserm sont confirmés, le groupe sanguin pourrait venir s'ajouter à la liste de critères pris en compte lors des consultations médicales pour évaluer le risque individuel de diabète.

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(source LeFigaro.fr / Pauline Fréour)

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