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30/12/2014

SNCF : LA HAUSSE DES PRIX PROVOQUE LA COLERE DES CONSOMMATEURS

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Les tarifs des billets de train vont augmenter de 2,6 % à partir de 2015. En revanche, les tarifs des cartes de réduction, les abonnements forfaits et étudiants, élèves et apprentis, ainsi que ceux des billets Prem's, ne changent pas.

 

Cette fois encore, les Français devraient pester contre la nouvelle hausse de 2,6 % des tarifs de la SNCF, qui s'appliquera dès le 31 décembre. Ce taux paraît particulièrement élevé, puisqu'il équivaut à près de neuf fois celui de l'inflation cette année (0,3 %). D'autant que les Français jugent déjà le train trop cher: le trafic du TGV a subi un recul en France en 2014. Seuls les «petits prix» de la SNCF (iDTGV, Prems, Ouigo) répondent aux attentes des voyageurs. Le gouvernement a même misé sur l'essor de l'autocar pour offrir des prix de transport à la portée de tous… Les arguments de la direction de la SNCF pour justifier cette nouvelle hausse du prix des billets sont connus: les investissements colossaux pour renouveler les infrastructures et le matériel… et une «année blanche» en 2014 au cours de laquelle l'entreprise s'était contentée de répercuter la hausse de la TVA de 7 à 10 % décidée par le gouvernement, avec une hausse de 2,80 %...

De leur côté, les associations d'usagers seraient prêtes à donner leur feu vert à cette hausse: «Si les promesses étaient tenues, nous pourrions l'admettre, ce serait dans l'ordre des choses, explique Fabrice Michel, de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut). Le problème est que l'entreprise supprime des dessertes en province et se révèle incapable de bâtir une offre alternative au TGV avec ses trains Intercités (Corails). Cela fait deux ans que l'on nous promet une amélioration de la qualité de service. Nous l'attendons toujours.»

Une qualité de service en «recul» pour la SNCF

L'Avuc (Association des voyageurs usagers des chemins de fer) accueille pour sa part «avec colère» cette majoration tarifaire, estimant que «ce sont les voyageurs du quotidien, ceux qui utilisent le train pour aller travailler qui font les frais de cette augmentation». Sollicitée par l'AFP, l'association souligne aussi que la hausse décidée est largement supérieure à l'inflation, actuellement très faible (0,3% sur un an en novembre). Elle ajoute qu'elle intervient alors même que la qualité de service de la SNCF est en «recul», déplorant une «baisse des effectifs dans les gares», la «fermeture de guichets» ou encore la «disparition des contrôleurs dans les trains» et les «suppressions de dessertes».

La Fnaut pointe surtout la politique brouillonne du gouvernement dans le domaine des transports publics. Pourquoi avoir opté pour une hausse élevée de la TVA qui pénalise les usagers des transports collectifs? «C'est un signal négatif très fort qui a alors été lancé par le gouvernement», rappelle Fabrice Michel. La SNCF, qui présentera son budget début janvier, devra démontrer quels efforts de productivité et d'organisation elle compte accomplir en 2015. Ses clients réclament des comptes.

Hausse défendue bec et ongles par le gouvernement

Après le secrétariat d'État aux Transports, le ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie a défendu, à son tour, samedi la hausse des tarifs de la SNCF, arguant de la nécessité d'améliorer la qualité du service aux voyageurs. «Cette hausse de 2,6% s'avère nécessaire à l'amélioration de la qualité du service offert aux voyageurs, car, en 2014, seule la hausse de la TVA avait été répercutée sur le prix des billets», estime-t-il dans un communiqué alors que cette augmentation a suscité la colère de l'Avuc (Association des voyageurs usagers des chemins de fer).

«Ce sont les voyageurs du quotidien, ceux qui utilisent le train pour aller travailler qui font les frais de cette augmentation», avait souligné l'association vendredi à l'annonce de cette majoration. «La SNCF va ainsi pouvoir poursuivre ses investissements en termes de maintenance, sa priorité, ainsi que ses investissements sur le matériel, les systèmes d'information et la relation clients», justifie de son côté le ministère de l'Energie. Le gouvernement insiste bien sur le fait que cette hausse, qui entrera en vigueur dès le 31 décembre, ne s'appliquera pas sur l'ensemble des tarifs, «mais uniquement sur les tarifs pleins».

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(source LeFigaro.fr / Valérie Collet )

 

 

 

 

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