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14/01/2015

CRASH AERIEN : AIRBUS PLANCHE SUR DES BOITES NOIRES EJECTABLES

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Alors que la marine indonésienne a mis deux semaines pour récupérer l'une des boîtes noires de l'Airbus d'AirAsia, l'avionneur européen a obtenu le feu vert pour équiper ses A380 et A350 de cette technologie utilisée depuis des décennies dans les avions militaires.

 

 

Il aura fallu deux semaines aux plongeurs de la marine indonésienne pour récupérer l'une des boîtes noires du vol QZ8501 d'AirAsia qui s'est abîmé en mer de Java fin décembre avec 162 personnes à bord. Le responsable des recherches a annoncé ce lundi que l'enregistreur des paramètres de vol de l'Airbus avait été repêché. La deuxième «boîte noire», celle qui conserve les enregistrements des conversations dans le cockpit, a été repérée mais pas encore remontée en surface.

 

Face aux difficultés pour récupérer les boîtes noires des avions lors d'accidents en mer, Airbus a entamé des discussions avec les autorités de régulation européennes au sujet de la possibilité de fabriquer des enregistreurs de vol éjectables pour ses A380 et ses A350, qui pourraient ainsi devenir les premiers avions civils à être dotés d'une telle technologie, rapportent La Tribune et Reuters. L'avionneur européen a ajouté lundi ne pas exclure de doter les nouvelles versions de ses avions A330 et A320 d'un tel équipement.

Ces discussions entre Airbus et l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) interviennent au moment où les autorités du monde entier se demandent s'il ne faut pas préconiser des «boîtes noires» éjectables. Déjà utilisée depuis des décennies dans les avions militaires, des enregistreurs éjectables se détachent de l'avion lors d'un accident et flottent à la surface en émettant un signal de détresse satellite.

«Airbus travaille avec l'AESA (...) et d'autres parties prenantes pour faire avancer l'adoption d'une telle solution dans tout le secteur», a dit un porte-parole d'Airbus, ajoutant qu'il était impossible de dire quand un tel équipement serait installé dans des avions du constructeur. «Airbus a obtenu en fin d'année dernière le feu vert de l'AESA pour travailler sur les modifications de ses avions nécessaires à l'installation de ces nouvelles boîtes noires à l'arrière des avions», a précisé une source proche du groupe à l'AFP.

De son côté, un porte-parole de l'AESA a confirmé que l'agence travaillait à «la mise à jour du règlement de certification dit CS 25 (CS pour Certification Specifications, 25 pour les avions de transport commercial) pour que celui-ci prenne en compte cette possibilité» d'équiper les avions de ces nouvelles boîtes noires. «La modification est généralement rapide», a-t-il indiqué.

Technologie militaire

«L'idée est de modifier les boîtes noires afin que chacune enregistre à la fois les paramètres de vol et les conversations. L'une serait éjectable, l'autre non», a expliqué à l'AFP une source proche de l'avionneur européen. La boîte noire éjectable serait équipée d'un système d'airbag lui permettant de rester à la surface de l'eau en cas de crash en mer, ce qui permettrait à la fois de récupérer les précieuses données et conversations mais aussi d'avoir le point d'impact exact au moment de l'accident pour localiser l'épave. «L'utilisation d'une boîte noire éjectable nécessite de modifier la trappe située dans la dérive de l'avion», a ajouté la source proche de l'avionneur.

Cette technologie, déjà éprouvée dans le domaine militaire, n'est pas utilisée dans l'aviation civile car jusqu'à il y a quelques années les accidents survenaient en phases de décollage ou d'atterrissage. Les boîtes noires étaient donc retrouvées facilement au sol. Mais la catastrophe du Rio-Paris d'Air France en 2009 qui s'est traduite par près de deux ans de recherche avant le repêchage des boîtes noires au fond de l'Océan atlantique, puis la disparition le 8 mars 2014 d'un avion de la Malaysia Airlines dans l'Océan Indien dont l'épave reste introuvable à ce jour et plus récemment, le crash d'AirAsia en mer de Java, ont rendu cruciale la mise en oeuvre de solutions concrètes pour retrouver les boîtes noires. Airbus entend modifier en priorité ses avions de dernière génération tels que l'A350 et l'A380, utilisés pour des vols transatlantiques.

(Avec agences)

 

(source lefigaro.fr

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