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15/01/2015

LE DEPUTE QUI A LANCE LA MARSEILLAISE RACONTE : " C'ETAIT TELLEMENT PRENANT "

 

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C'est le député UMP du Loiret, maire d'Orléans, qui, le premier, a entonné l'hymne national, repris en choeur par les députés, debout, mardi à l'Assemblée nationale, après la minute de silence en hommage aux victimes du terrorisme. Un moment historique qu'il n'avait pas prémédité.

 

 

LE SCAN POLITIQUE.- Aviez-vous prévu de chanter La Marseillaise?

Serge GROUARD.- Non, non. Il n'y a pas eu de préparation. Cela est venu en entendant Claude Bartolone parler de la Marseillaise dans son discours, avec la dignité et la force qui se dégageaient de l'hémicycle. Le silence aussi. Tout cela était très prenant. Et à ce moment-là, je vois les rassemblements auxquels j'ai participé, samedi à Orléans où j'en avais initié un, puis dimanche à Paris, avec cette Marseillaise qui fusait de partout et qui revenait. Comme si on pouvait enfin chanter l'hymne national. Ce n'était pas ringard, c'était fort. Et il y avait partout des drapeaux français. On retrouvait alors les trois couleurs dans leur sens profond, dans cette logique qui a fait et construit la France. On retrouvait tout cela avec une force populaire. Et moi, je ressens tout cela depuis quelques jours très fortement.

Le chant vous est donc venu sans réfléchir?

Oui, parce que si vous réfléchissez, vous ne le faites pas. En deux secondes, plein de choses vous passent en tête et vous voyez tous ces représentants de la nation dans cet hémicycle chargé d'histoire. D'ailleurs, c'est maintenant que j'en prends conscience. En fait, je ne raisonnais pas sur le moment.

Comment vos proches collègues ont-ils réagi?

Je ne les ai pas regardés. C'était tellement prenant. Dans ces situations-là, il faut quand même pouvoir se contrôler.

Claude Bartolone vous a lancé un regard…

Oui, je l'ai regardé. J'ai vu une fraction de seconde d'étonnement sur son visage et, tout de suite, il y est venu lui aussi. En même temps, toute l'Assemblée est venue spontanément. C'était fort. On m'a dit, après, que la Marseillaise avait été chantée ici pour la dernière fois après l'Armistice du 11 novembre 1918. Il ne faut pas galvauder la Marseillaise mais il est surprenant que cela date de 1918. Et moi, qui aime pourtant l'histoire et qui la connaît, j'ai appris quelque chose.

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(  Sourtce LeFigaro.fr / Emmanuel Galiero)

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