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01/02/2015

LES CLASSES MOYENNES , GRANDES OUBLIEES DE LA POLITIQUE FAMILIALES

 

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Les aides sociales et fiscales aux familles profitent surtout aux ménages modestes et aisés. Toutefois, ces derniers ont été durement touchés par les réformes de la famille des gouvernements Ayrault puis Valls.

 

Les classes moyennes sont les grandes perdantes de la politique familiale française. Le système socio-fiscal, note le Trésor dans une étude diffusée mardi, «est plus important pour les ménages les plus modestes et les plus aisés que pour les ménages aux revenus intermédiaires».

Les familles qui gagnent entre 1 Smic et 3,5 Smic, soit entre 1128 et 3900 euros nets, perçoivent moins d'aides sociales et bénéficient de moins de réductions d'impôts que les autres. «Les réformes récentes, en particulier la baisse du plafond du quotient familial et la mise sous condition de ressources des allocations, ont toutefois réduit l'avantage pour les ménages les plus aisés et soutenu les plus modestes», précise le Trésor.

 

En moyenne toutefois, la politique familiale française produit un effet certain sur le niveau de vie des familles. En effet, avant de toucher les aides, les familles d'un ou deux enfants ont en moyenne un niveau de vie inférieur de 11% à celui d'un ménage sans enfant. Les familles de trois enfants et plus ont, quant à elles, un niveau de vie d'un quart inférieur.

Après prise en compte des aides sociales et fiscales, les écarts de niveaux de vie sont drastiquement réduits. «La redistribution réduit ces écarts de plus d'un tiers» et «bénéficie particulièrement les familles monoparentales et les familles nombreuses», a calculé le Trésor. De surcroît, 57% des familles sont bénéficiaires nettes du système social et fiscal français, contre 25% des ménages sans enfant. En clair, elles reçoivent plus qu'elle ne paient en impôts ou en cotisations sociales. Dans le détail, «les familles nombreuses reçoivent en moyenne plus de 4300 euros de transfert nets par an et 85% d'entre elles sont bénéficiaires du système. Il s'agit, évidemment, d'un chiffre moyen qui recouvre des réalités très variables selon les niveaux de revenus.

Politique du troisième enfant

C'est d'autre part à partir du 3ème enfant que les aides sociales et fiscales sont les plus puissantes. Logique, quand on sait par exemple que le fisc accorde une demi-part fiscale pour chacun des deux premiers enfants, puis une part entière à partir du troisième. Résultat? «En Europe, la France est d'ailleurs l'un des pays où l'apport des naissances de rangs 3 et plus est le plus élevé» à la démographie, lit-on dans le rapport Fragonard d'avril 2013 sur les aides aux familles.

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(source LeFigaro.fr /Guillaume Guichard ) 

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