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27/02/2015

LES PRIX DES CARBURANTS REPARTENT DOUCEMENT A LA HAUSSE

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- Cette fin de semaine a été marquée par un net rebond des prix du gazole et du sans plomb sous l'effet combiné d'une hausse des cours du baril et d'une baisse de l'euro. Mais la flambée n'est pas d'actualité.

 

Les automobilistes qui avaient pris goût aux prix bas affichés dans les stations-service risquent d'être déçus. Après une année 2014 qui leur a été très favorable, grâce à la chute de 60% des prix du baril en six mois, et un début d'année stable, février est marqué par une remontée des prix à la pompe. Selon le site carbeo.com, le prix du litre de gazole affiche en cette fin de semaine une hausse de 5,9% en un mois à 1,195 euro/litre, le sans plomb 95 grimpe de 5,2% à 1,354€/l tandis que le sans plomb 98 voit son prix augmenter de 4,5% à 1,402 €/l.

Les prix des carburants, qui avaient bien encaissé la hausse des taxes entrée en vigueur cette année, remontent à la faveur d'une légère embellie sur les marchés pétroliers. Le baril de WTI et celui du Brent ont repassé à la hausse le seuil symbolique des 50 dollars, portés par la perspective d'une baisse de production de pétrole à moyen terme après les coupes opérées par les compagnies pétrolières dans les investissements et les fermetures de puits aux États-Unis. Vendredi, le baril de «light sweet crude» (WTI) valait environ 51 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord cotait autour de 59 dollars. Ils s'éloignent des plus bas touchés il y a un mois à 43,8 dollars pour le WTI et 45,16 pour le Brent.

Cette hausse des cours s'accompagne d'une baisse de l'euro face au dollar. En un mois, la monnaie unique a reculé de 3,46% par rapport au billet vert. Elle vaut aujourd'hui environ 1,1424 dollar. Or la dépréciation de l'euro face au dollar renchérit les achats français de pétrole.

 

Souvent accusés de répercuter plus rapidement les hausses des prix du pétrole brut plutôt que les baisses, les professionnels balayent les critiques. «Les répercussions se font, quelle que soit l'évolution des prix. Il y a tellement de compétitivité au niveau de la distribution, comme on le voit avec les grandes surfaces qui en font un produit d'appel, que les pétroliers ne peuvent pas se permettre de conserver des prix à la hausse quand les autres autours baissent les leurs. Et inversement», assure Francis Duseux, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip).

Les prix restent bas

La tendance haussière des prix à la pompe pourrait se poursuivre si les prix du pétrole continuent de grimper. Mais selon l'Ufip, cette perspective semble peu probable à court terme. «Les fondamentaux sont défavorables à une hausse durable des prix du brut. Les stocks sont encore très élevés aux États-Unis. La hausse observée ces derniers jours ressemble plutôt à un sursaut. Les prix du pétrole brut peuvent se remettre à baisser et avec eux, les prix des carburants», explique Francis Duseux.

Les dernières prévisions de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) tablent sur une stabilisation du baril à 55 dollars cette année avant une remontée à 73 dollars en 2020. Quoi qu'il en soit, les prix devraient se situer «à des niveaux nettement inférieurs aux sommets de ces trois dernières années», assure l'AIE. Une bonne nouvelle en perspective pour les automobilistes.

La hausse des prix de février est d'ailleurs à relativiser. Malgré l'augmentation constatée, les prix restent bas. Le gazole, carburant utilisé par 81,3% des automobilistes l'an dernier, reste 16,5 centimes moins cher qu'en février 2014. Les sans plomb 95 et 98 sont respectivement 17,7 centimes et 17,8 centimes moins cher qu'il y a un an.

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(source LeFigaro.fr / Hayat Gazzane)

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