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02/03/2015

QUAND LES ENTREPRISES SE METTENT AU GRAFITTI - PIERRE CHRISTOPHE BAGUET CANDIDAT POUR LES DEPARTEMENTALES

 

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L'agence de communication Rencart organise des ateliers de team-building et des animations autour des arts de la rue. L'Oréal, Autolib ou la SNCF se sont déjà laissées convaincre.

«Allez allez, il faut commencer, les gens attendent!» En plein cœur de la gare Saint-Lazare, ce vendredi 6 février, Marc Renaud presse les DJs Cheaper Shepherd de se mettre aux platines. De son côté, le graffeur Öpse vérifie une dernière fois son matériel avant d'attaquer sa première toile. Curieux, les voyageurs s'agglutinent autour de cette animation insolite. Certains terminent le sandwich qu'ils viennent de commander au fast-food voisin, d'autres cherchent désespérément à tuer l'attente de leur train. Avec une synchronisation déconcertante, le musicien et le peintre entament leur prestation, qui durera deux heures.

À l'origine du projet, l'agence de communication Rencart, missionnée par Gares & Connexions, branche de la SNCF qui s'occupe notamment de réhabiliter et d'animer les gares. Spécialisée dans le «street art», les arts de la rue, l'agence organise la rencontre des entreprises avec ces artistes méconnus du grand public. Et celui-ci répond présent. Ce vendredi, ils étaient plusieurs dizaines, jeunes et moins jeunes, à se presser autour des artistes.

«Les gens sont toujours assez surpris, s'amuse les Cheaper Shepherd. Mais il y a une bonne ambiance et on essaie de rester accessibles.» Un constat partagé par Christine Moquet, chef de projet chez Gares & Connexions en charge des scènes ouvertes. «Nous voulions faire entrer la rue dans la gare, parce que la rue est un espace de vivre-ensemble. Et encourager les voyageurs à voir la gare comme un lieu où l'on peut non seulement passer mais aussi rester.»

Transgresser les règles en toute sécurité

À l'origine, Sami Bouhia et Marc Renaud souhaitaient créer une galerie en ligne d'œuvres de street art. Mais lorsque L'Oréal les contacte pour organiser un événement autour du street art, les deux amis prennent conscience des opportunités à saisir sur ce marché. Ils réorientent leur projet vers l'événementiel. Avec l'appui d'un troisième associé, Quentin Piat, ils créent Rencart et organisent dans la foulée, en mars 2013, leur premier «team building» («construction d'équipe» en français, activité destinée à renforcer les liens entre ses membres). Un graffeur reconnu partage son art avec sept salariés de L'Oréal et leur apprend à manier les bombes de peinture comme de vrais pros.

Quelques mois plus tard, c'est Colas-Rail qui fait appel aux services de Rencart. L'entreprise de construction voulait pour ses jeunes cadres une activité de «team building» («construction d'équipe» en français, destinée à renforcer les liens entre ses membres), qui change des incontournables courses d'orientation ou ateliers théâtre. La quinzaine de participants taguera collectivement un locotracteur, sous l'égide du graffeur Öpse. Rencart gagne définitivement ses lettres de noblesse dans le milieu en décrochant l'appel d'offres d'Autolib, qui souhaite décorer certaines de ses voitures. Avec humour, l'artiste JBC replace les Autolib au sein de la jungle urbaine qu'est Paris et transforme ses conducteurs en animaux pour les rendre attentifs à leur comportement au volant.

«Il y a encore toute une éducation à faire sur le street-art pour gagner la confiance des très grandes entreprises.»

(Marc Renaud, cofondateur de Rencart)

L'agence collabore aujourd'hui avec une centaine d'artistes sur des projets allant de l'événementiel à la customisation de produits ou la décoration de vitrines. Mais le pont qu'ils construisent entre l'univers de l'entreprise et celui des arts de rue reste fragile. «Il y a encore toute une éducation à faire sur le street-art pour gagner la confiance des très grandes entreprises, soupire Marc Renaud. Il faut leur expliquer que ce n'est pas juste une mode, que c'est un art à part entière.» Lors des ateliers de team buildings, Rencart propose ainsi toujours à l'artiste d'expliquer d'abord son travail aux salariés, pour battre en brèche les clichés et faire tomber les inhibitions. Ensuite, la magie opère. «C'est un art qui comporte un côté rebelle qui plaît beaucoup aux participants, quelque soit leur âge, s'amuse Sami Bouhia. Ils adorent cette forme de transgression initiée par leur propre entreprise!»

Une transgression que d'autres entreprises sont prêtes à faire découvrir à leurs employés. Rencart planche d'ores et déjà sur trois autres projets. Grâce aux faibles charges liées à son activité, Rencart table sur une forte croissance en 2015, qui lui devrait lui permettre d'embaucher un nouveau salarié à la fin de l'année. Un succès dont se réjouissent les fondateurs, qui espèrent contribuer ainsi à «donner encore plus de visibilité aux artistes de rue».

 

 

(source LeFiagaro.ff /Géraldine Russell)

 

DEPARTEMENTALES A BOULOGNE-BILLANCOURT avec PIERRE-CHRISTOPHE BAGUET 

http://www.baguet-gendarme2015.com/

 

 

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