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23/02/2015

TRENTE MINUTES DE SIESTE POUR EFFACER UNE MAUVAISE NUIT

 

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Une sieste, même brève, permettrait aux personnes les plus fatiguées de retrouver les niveaux habituels d'hormones et de protéines indispensables à la bonne marche de l'organisme.

 

Un nouvel argument pour justifier la sieste au bureau. Après une nuit trop courte, faire un somme de quelques minutes durant la journée permettrait de rétablir les niveaux d'hormones et de protéines nécessaires à l'organisme pour combattre le stress et restaurer le bon fonctionnement du système immunitaire, selon une étude parue mardi dernier dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.

Moins de stress, plus de résistance

Pour en arriver à cette conclusion, des chercheurs français et américains ont examiné les liens entre le fonctionnement hormonal et la durée de sommeil de onze hommes âgés de 25 à 32 ans, soumis à plusieurs sessions d'endormissement. Lors d'une de ces expériences, le temps de sommeil des participants a été limité à deux heures par nuit. Le lendemain, certains ont pu faire une sieste de deux heures, d'autres de 30 minutes. Leur urine et leur salive ont ensuite été analysées pour évaluer le niveau de leurs hormones à différents moments de l'expérience.

Après leurs courtes nuits de sommeil, les volontaires ont vu leur taux de noradrénaline multiplié par deux et demi en moyenne. Cette hormone régule principalement la gestion du stress par l'organisme mais également l'excitation, l'attention sélective, la vigilance, les émotions, l'apprentissage ou encore le renforcement de certains circuits de la mémoire. Présente en trop grande quantité, elle favorise l'augmentation de la fréquence cardiaque, de la tension et de la glycémie.

Le manque de sommeil a également affecté les niveaux d'interleukin-6 chez les participants, une protéine aux propriétés antivirales, contenue dans la salive. Les chercheurs ont cependant constaté que ces deux composants retrouvaient des concentrations normales après une simple sieste.

La France résiste

«Nos travaux suggèrent qu'une sieste de seulement 30 minutes peut inverser l'impact hormonal d'une mauvaise nuit», explique Brice Faraut, chercheur à l'Université Paris Descartes-Sorbonne, l'un des principaux auteurs. «Il s'agit de la première étude à mettre en évidence le fait que la sieste peut restaurer la santé du système neuroendocrinien et immunitaire. Nos résultats plaident pour l'élaboration de stratégies concrètes qui pourraient aider les personnes manquant de sommeil de façon chronique, comme celles travaillant la nuit», ajoute-t-il.

En France, plus d'un actif sur quatre serait victime de somnolence sur son lieu de travail et 32% d'entre eux feraient au moins une sieste par semaine, la plupart du temps dans les transports en commun, selon une enquête 2014 commandée par l'Institut national du sommeil et de la vigilance (InSv). Car à l'heure où Google aménage des espaces de relaxation pour ses salariés et où le repos de l'après-midi est devenu une pratique obligatoire dans de nombreuses entreprises japonaises, la France peine à faire émerger le principe de la sieste: dormir au travail garde une connotation négative, renvoyant une image de paresse et d'inefficacité, bien que de nombreuses études aient déjà prouvé ses effets bénéfiques sur la productivité des employés ou la capacité d'apprentissage.

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(source LeFigaro.fr /Julie Carballo ) 

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