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08/03/2015

A ERBIL LES DONS DES FRANÇAIS PERMETTENT L'OUVERTURE D'UNE ECOLE CHRETIENNE / A BOULOGNE-BILLANCOURT LA CAMPAGNE DEPARTEMENTALE EST "SUR LE TERRAIN"

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L'établissement permettra la scolarisation de 900 enfants de familles déplacées. Le projet, chiffré à 400.000 euros, a été financé par trois fondations dont celle du diocèse de Lyon.

 

 

Le voyage du cardinal Barbarin à Erbil porte toujours des fruits. En décembre dernier, il s'était rendu auprès des chrétiens d'Irak chassés de la plaine de Ninive, accompagné d'une grande délégation lyonnaise. «Quand nous visitions leurs campements de toile ou les immeubles dans lesquels ils avaient trouvé refuge, ils couraient autour de nous, insouciants! Mais derrière cette vitalité, se cachaient un certain désœuvrement et un grave déficit éducatif», se souvient le cardinal. Faute d'école arabophone dans la capitale kurde et faute de moyens, le peu de cours assurés se fait actuellement dans des appartements loués où ils sont plus de 60 par classe.

Mais le 28 juin prochain, jour de la Saint-Irénée, une nouvelle école du même nom accueillera 900 élèves du primaire et du secondaire dans de meilleures conditions à Erbil. Dans 18 salles, les plus petits suivront leurs cours le matin et les plus âgés l'après-midi. La construction des salles de classe, des bâtiments administratifs et du terrain de sport coûtera 400.000 euros, financés par la fondation Saint-Irénée du diocèse de Lyon, la fondation Mérieux et la fondation Raoul Follereau. L‘école sera implantée à 800 mètres du camp d'al-Amal, dont l'immeuble a été rénové notamment par ces mêmes fondations lyonnaises. Le terrain a été mis à disposition gratuitement par Mgr  Petros Mouchi, archevêque syriaque catholique de Mossoul actuellement installé à Erbil.

L'éducation, une nécessité «fondamentale»

Les professeurs ainsi que le personnel administratif seront recrutés parmi les déplacés qui exerçaient ces métiers avant de fuir leurs villages. Ainsi, le projet permettra de maintenir les structures sociales au sein des déplacés. «Ce sont des sociétés très patriarcales, explique Étienne Piquet-Gauthier. Un père de famille qui ne travaille plus perd son statut, et donc son autorité et son honneur.» Les déplacés participeront également à la construction de l'école, qui débutera le 19 mars, jour de la Saint-Joseph, patron des travailleurs. Le diocèse espère faire de l'inauguration un petit événement. « On voudrait amener une belle délégation, avec des directeurs d'écoles, des professeurs lyonnais... Et pourquoi pas le maire Gérard Collomb», avance Étienne Piquet-Gauthier. L'homme a le sens des symboles. «On pourrait également proposer à quelques joueurs de l'Olympique Lyonnais de financer le terrain de sport...»

À terme, l'école sera autonome. «C'est ce qui en fait un projet pérenne, poursuit-il. Nous ne fournissons que l'investissement nécessaire à la construction et à l'équipement mobilier de l'établissement.» Le reste sera financé par le gouvernement de Bagdad, de la fourniture du matériel pédagogique au paiement des salaires des professeurs et du personnel administratif. Dès la rentrée prochaine, les élèves de l'école Saint-Irénée devraient donc reprendre une scolarité classique. «C'est une réponse au désarroi des familles face à l'avenir incertain de leur pays et de leurs enfants», estime Alain Mérieux, président de la fondation qui porte son nom. «L'éducation est un besoin fondamental, au même titre que la santé ou la nourriture. Si l'un des trois vient à manquer, alors tout s'écroule.»

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(source LeFigaro.fr : Edouard de Mareschal)

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