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01/04/2015

TRANSPORTS : DES STATIONS-SERVICE VOLANTES POUR LES AVIONS , A L'ETUDE

 

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Les avions de ligne pourraient être ravitaillés en vol, peu après le décollage, ce qui permettrait d'économiser jusqu'à 20% de carburant, selon une étude publiée lundi.

L'étude, selon ses auteurs, pourrait «révolutionner le transport aérien». Dans un communiqué publié ce lundi, la Haute École zurichoise pour les sciences appliquées (ZHAW) annonce que les avions de ligne pourraient être ravitaillés en vol, peu après le décollage, par des «stations-service volantes». Ce projet, nommé «Recreate», est le fruit de trois ans de recherches associant la ZHAW à neuf institutions de cinq pays européens. Il est dirigé par le Laboratoire national de transport aérien et spatial des Pays-Bas (NLR).

L'objectif de cette technique déjà utilisée dans l'aviation militaire: consommer moins de carburant. Le réservoir plein au décollage est en effet un gros handicap car les réserves de kérosène représentent un tiers du poids total de l'avion. L'appareil pourrait décoller avec moins de carburant dans les réservoirs et être ravitaillé lorsqu'il aurait atteint une altitude de 10.000 mètres. De petits avions ravitailleurs emportant de quoi faire le plein de trois à cinq avions de ligne pourraient en effet tourner en boucle à des endroits bien précis. Selon Leonardo Manfriani, responsable du projet à la ZHAW, ces stations-service volantes devraient être d'une part suffisamment loin des zones habitées, d'autre part à proximité immédiate des principaux couloirs aériens. Selon les calculs des chercheurs, l'économie de carburant possible est de 20%.

Des avions géants faisant plusieurs fois le tour du globe

Ce projet pourrait avoir d'autres points positifs, comme réduire les émissions sonores autour des aéroports, puisque plus l'avion est lourd au décollage, plus le bruit est important. En outre, ce système permettrait de faire des vols très longs, comme Zurich-Sydney, sans escale. Une deuxième phase de l'étude envisage même des avions géants faisant plusieurs fois le tour du globe sans escale. Le ravitaillement serait assuré par des appareils plus petits. Bagages, déchets, voire passagers pourraient être transbordés en vol, ce qui en ferait une sorte de métro aérien.

 

Reste à évaluer combien coûterait cette flotte d'avions ravitailleurs qui eux-mêmes consomment du kérosène. Mettre en place de telles opérations techniques au niveau mondial, avec une réglementation commune, pourrait également s'avérer très compliqué.

(source LeFigaro.FR / AFP )

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