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04/04/2015

SANTÉ : LES PETITS DORMEURS ONT UN RISQUE ACCRU D'OBESITÉ

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Une femme sur cinq et un homme sur sept souffrent d'insomnie, selon une enquête nationale. La sieste est recommandée.

 

Mauvaise nouvelle pour les insomniaques: dormir moins de six heures par nuit augmente le risque d'obésité de 34 % pour une femme et de 50 % pour un homme. C'est l'un des résultats de l'étude annuelle de l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) avec le soutien de la MGEN, réalisée à l'occasion de la 15e Journée du sommeil du 27 mars.

Cette année, l'INSV a eu la bonne idée de s'associer avec la formidable étude française NutriNet Santé, qui, depuis cinq ans, recueille régulièrement des informations sur la vie des milliers de volontaires (les nutrinautes) pour mieux comprendre les liens entre la nutrition et la santé. L'objectif est d'atteindre 500.000 citoyens.

«Il y a déjà 158.255 personnes incluses dans l'étude NutriNet et 49 086 nutrinautes ont participé à l'enquête Sommeil et nutrition», explique le Pr Serge Hercberg, qui coordonne NutriNet. On note une majorité de femmes (37.846) mais toutes les tranches d'âges, à partir de 18 ans, sont représentées.

Les 35-54 ans sont 22 % à rencontrer des problèmes d'insomnie, alors qu'ils ne sont que 16 % avant 35 ans et après 64 ans. Les insomniaques sont aussi plus nombreux chez les femmes que chez les hommes: 22 % contre 14 %. Mais ce sont les hommes qui parviennent plus souvent à faire la sieste que les femmes.

La sieste est pourtant vivement recommandée. Récemment, le chercheur en neurosciences Brice Faraut (Hôtel-Dieu, Paris) a montré qu'une sieste de 30 minutes suffisait à contrebalancer le «stress neuroendocrinien» généré par le manque de sommeil. L'hypersomnolence (assoupissement facile dans la journée) n'épargne aucun des deux sexes, mais cette fois ce sont les moins de 35 ans qui s'en plaignent le plus: un sur trois, contre un sur cinq après 65 ans.

Dans l'enquête, le temps de sommeil moyen par nuit en semaine est estimé à 6 h 48. Insuffisant. De plus, une part très importante de la population manque nettement de sommeil. «Plus de 30 % dorment moins de six heures et la proportion atteint même 50 % pour ceux qui travaillent», détaille le Pr Damien Léger, président de l'INSV.

Les horaires de travail,principal perturbateur

Les horaires de travail sont d'ailleurs cités comme le principal perturbateur du sommeil. Juste devant le bruit, qu'il provienne des transports, des voisins, voire de celui du téléphone ou d'Internet pendant la nuit. Les lumières venant de l'extérieur sont aussi souvent mentionnées, ainsi que le stress au travail.

«L'enquête INSV/MGEN met en évidence une forte relation entre le sommeil et l'obésité», explique le Pr Hercberg. «Ainsi, renchérit le Pr Léger, les femmes obèses ont une augmentation de 43 % du risque d'être insomniaque par rapport aux autres femmes.» Il n'y a pas de différence statistiquement significative pour les hommes.

Si l'on considère le temps total de sommeil, l'obésité s'avère plus fréquente chez les petits dormeurs (moins de six heures par nuit) que chez ceux qui dorment au moins huit heures par nuit. Un phénomène observé dans les deux sexes. «Ce n'est pas seulement une question de comportement, c'est aussi un mécanisme biologique qui fait que le manque de sommeil entraîne la prise de poids», insiste le Pr Léger.

Le manque de sommeil a un profond retentissement sur l'équilibre de l'organisme et la sécrétion normale des hormones qui servent à la régulation pondérale. Par exemple, la leptine, hormone de la satiété. «Elle est sécrétée pendant la nuit, explique le Dr Joëlle Adrien, présidente du conseil scientifique de l'INSV, d'où une diminution de la faim et une augmentation de l'impression d'être rassasié si on dort assez.» Et une augmentation de la faim, si on manque de sommeil.

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(source LeFigaro.fr /Damien Macret )

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