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16/04/2015

LES PAYS DÉVELOPPÉS , NOUVEAUX MOTEURS DE LA CROISSANCE MONDIALE

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Les États-Unis et l'Europe voient leur croissance s'accélérer. A l'inverse, de nombreux pays émergents ralentissent, voire sont en crise.

Changement de moteur pour l'économie mondiale! En 2015 et 2016, ce sont les économies avancées, et notamment les pays anglo-saxons, qui devraient tirer la croissance mondiale, et non plus les pays émergents, comme lors des quinze dernières années. C'est ce que montre une étude du Trésor, une administration de Bercy, publiée vendredi. Ainsi, les pays avancés devraient voir leur PIB augmenter de 2,4% cette année et l'an prochain, retrouvant ainsi quasiment leur dynamisme de la période 2000-2007 (+2,6%). En revanche, la croissance des pays émergents ne dépasserait pas 4,4% en 2015, puis 4,7% en 2016, soit un niveau nettement en retrait par rapport à celui de la période 2000-2007 (+6,6%). Le monde retrouverait ainsi une configuration qui était celle de la fin des années 1990, lorsque les États-Unis et l'Europe profitaient du boom Internet.

La Chine ralentit et ne devrait plus connaître des croissances à deux chiffres. A cause de la chute des cours du pétrole et des sanctions liées à la guerre en Ukraine, la Russie est en crise et devrait voir son PIB régresser en 2015 (-3,3%) et en 2016 (-0,9%). Le Brésil souffre lui aussi de la baisse des cours des matières premières et tomberait en récession cette année. Seule l'Inde résiste bien. «Ce ralentissement des principales économies émergentes résulte en partie de facteurs structurels, parmi lesquels une moindre demande extérieure et un épuisement progressif du processus de rattrapage vis-à-vis des économies avancées», souligne l'étude.

Croissance correcte en zone euro

A l'inverse, le recul des cours des matières premières, et notamment du pétrole, offre une bouffée d'oxygène aux économies avancées: le pouvoir d'achat des ménages s'en trouve accru et les coûts des entreprises diminuent. «En zone euro, l'impact d'une baisse de moitié du prix du pétrole serait de 0,5 point de PIB sur deux ans», notent les experts du Trésor. La zone euro profite en outre d'une politique budgétaire moins dure -le pire de l'austérité est passé en Europe du Sud. Autre facteur de soutien, la politique de la Banque Centrale Européenne (BCE) a enclenché un recul de la monnaie unique et une baisse des taux d'intérêt. Les taux accordés aux entreprises ont ainsi nettement diminué, notamment en Espagne et en Italie. Entre une Espagne en pleine reprise, une Italie et une France en redressement progressif, et une Allemagne solide, la zone euro connaîtrait une croissance correcte, de 1,4% en 2015, puis 1,8% en 2016.

Les pays anglo-saxons continueraient, eux, à être très dynamiques. Ce sont les grands gagnants de la période post-crise. Le Royaume-Uni connaît une croissance forte depuis la mi-2013. Le taux de chômage y est tombé à 5,7%. Aux États-Unis, la croissance atteindrait 3,3% cette année et 2,9% en 2016. Hausse de la consommation, de l'investissement des entreprises: tous les moteurs sont allumés outre-Atlantique. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont mené très tôt des politiques monétaires d'achats massifs de titres (qu'ils ont abandonné depuis, en octobre 2014 outre-Atlantique et en novembre 2012 en Grande-Bretagne). Visiblement, cet  «assouplissement quantitatif» a porté ses fruits. Au point d'inspirer la BCE...

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(source LeFigaro.fr / Cécile Crouzel)

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