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20/04/2015

MAL AU DOS ? C'EST PEUT-ÊTRE UNE MALADIE INFLAMMATOIRE

 

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Une campagne vise à sensibiliser les patients aux maux de dos et particulièrement à la spondylarthrite. Le diagnostic de cette maladie durerait en moyenne sept ans.

 

Un mal de dos qui réveille tard dans la nuit et qui s'accompagne de raideurs lombaires persistantes le matin? C'est l'une des questions posées sur le site de la campagne Ne lui tournez pas le dos! Si l'internaute répond «oui» à quatre des cinq questions posées, il présente peut-être les symptômes d'un mal de dos inflammatoire et peut en parler avec son médecin. C'est le but de la journée d'action de mercredi, organisée par une entreprise pharmaceutique et plusieurs associations: sensibiliser les patients à ce type de douleur, qui représente environ un cas sur vingt parmi les maux de dos chroniques. La plupart des douleurs de dos inflammatoires sont dues à la spondylarthrite (ou spondyloarthrite), un rhumatisme inflammatoire qui touche majoritairement la colonne vertébrale. «Notre but, c'est de réduire le délai de diagnostic, qui est de sept ans en moyenne, explique Jean-Noël Dachicourt, organisateur de la campagne et directeur de l'Aflar (Association française de lutte antirhumatismale). Les patients peuvent imprimer les questions et les apporter à leur médecin généraliste, pour initier le dialogue.

 

 

«Il y a un gros retard dans les diagnostics, confirme une rhumatologue parisienne. Quand une personne est atteinte, les radios peuvent rester très longtemps normales.» De multiples rendez-vous médicaux et toute une batterie d'examens sont nécessaires pour affirmer qu'un patient souffre de spondylarthrite: des analyses sanguines, des IRM, parfois l'essai de quatre classes d'anti-inflammatoires différents et une «enquête policière» sur la famille du patient, souligne la praticienne.

Des causes génétiques et environnementales

Il y a en effet une prédisposition génétique à la maladie, à laquelle s'ajoutent des facteurs environnementaux: 90% des malades sont porteurs de l'antigène HLA-B27. Mais un malade peut ne pas porter le gène - et inversement - et «la spondylarthrite peut apparaître pendant, ou à la suite de maladies de la peau ou des intestins», détaille le Dr Charley Cohen, rhumatologue à Paris. Le praticien rappelle que c'est aussi à cause de la banalité des douleurs au dos, souvent appelées «mal du siècle», que le diagnostic est long et difficile.

Une fois que le diagnostic est posé, il est temps de passer au traitement: soit des anti-inflammatoires non-stéroïdiens, très efficaces pour soulager la douleur, soit la biothérapie avec des médicaments dits «anti-TNF«. C'est un soulagement pour les patients, explique une rhumatologue parisienne: «Certains sont très malheureux depuis des années. Ils ont fait tout un circuit médical avant d'en arriver là et c'est bien qu'ils sachent que la spondylarthrite existe.» La campagne Ne lui tournez pas le dos! espère atteindre cet objectif en s'adressant avant tout aux jeunes de moins de 40 ans, les plus affectés par la maladie.

 

  • (Source LeFigaro.fr /  Marianne Skorpis) 

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