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06/05/2015

LES COURBES DE CROISSANCE DÉPASSÉES PAR DES BÉBÉS PLUS GRANDS

 

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L'Inserm est favorable à une révision à la hausse des courbes de croissance qui servent de référence pour surveiller l'évolution des enfants. Mais une telle réforme présente certains inconvénients.

 

L'OMS (Organisation mondiale de la santé) a publié en 2006 de nouvelles courbes de croissance pour les enfants, estimant que les normes existantes qui dataient de 1979 et avaient été établies à partir de mesures d'enfants nés dans les années 1950 n'étaient plus représentatives. Les nouvelles courbes «ont été adoptées par de nombreux pays et constituent désormais les normes en matière de croissance infantile dans des conditions de vie optimales», explique-t-on à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). La France fait toutefois exception.

La courbe de croissance (une pour les filles et une autre pour les garçons) permet de vérifier qu'un enfant grandit normalement. Présente dans les carnets de santé, elle rassure les parents quant au poids et à la taille de leur bébé. Le suivi idéal consiste à mesurer et peser l'enfant tous les trois mois jusqu'à un an, et tous les six mois jusqu'à quatre ans, puis chaque année afin de vérifier que sa taille et son poids s'inscrivent bien dans le «couloir» de la courbe de référence et suivent une progression régulière. Cela permet, par exemple, de détecter un début de surpoids ou un retard de croissance pathologique lié à un déficit en hormones.

Les pédiatres savent bien que les bambins nés dans les années 2000 sont, à âge égal, globalement plus grands et plus lourds qu'il y a cinquante ans. Il est vrai que les habitudes alimentaires ont évolué. Les médecins sont également parfaitement capables d'interpréter les points qui s'éloignent de la moyenne.

Un changement risqué

La Direction Générale de la Santé réfléchit toutefois à l'intérêt d'actualiser les normes dans notre pays pour améliorer le suivi des enfants. Une équipe de l'Inserm menée par Pauline Scherdel et Barbara Heude s'est en effet penchée sur la question, en étudiant plus de 82.000 mesures de poids et de taille réalisées sur plus de 27.000 enfants nés en France entre 1981 et 2007. Les chercheurs ont tranché: «La corpulence des enfants est beaucoup plus proche des courbes de l'OMS que des courbes françaises.» Résultat, plus d'un enfant français sur deux est situé dans le haut de la courbe de croissance indiquée sur son carnet de santé. Ce qui a un avantage: aucun parent ne s'inquiète vraiment quand son enfant est au dessus de la norme, en particulier en matière de taille.

Mais si la France adoptait les nouvelles normes OMS, beaucoup plus d'enfants pourraient se retrouver au milieu voire en dessous de la courbe. En particulier avant six mois, selon les scientifiques de l'Inserm. En effet, la croissance des enfants français entre la naissance et six mois est en moyenne plus faible que celle des enfants ayant contribué à l'établissement des courbes de l'OMS. Changer les normes ne serait donc pas sans conséquence. «La courbe choisie comme référence doit permettre de détecter précocement un trouble de croissance, sans pour autant inquiéter à tort des parents d'enfants présentant des variantes non pathologiques de la croissance», préviennent Pauline Scherdel et Barbara Heude.

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(Source LeFigaro.fr / Clemence Vastine)

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