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16/06/2015

NATACHA POLONY : LA DIVE BOUTEILLE MENACE NOS JEUNES

 

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Marisol Touraine s'est alarmée de la modification d'un amendement à la loi Macron qui distingue information et publicité sur l'alcool. Natacha Polony regrette que le vin soit le principal visé.

 

Branle-bas de combat! La jeunesse française est en danger. Ce qui la menace? Pas le chômage endémique ni les loyers faramineux ou la dette étudiante. Pas le nihilisme mortifère qui entraîne certains vers la Syrie. Pas même cette réforme du collège qui va parachever l'œuvre des idéologues acharnés depuis trente ans à détruire l'institution scolaire. Non, ce qui menace notre jeunesse et vaut que le gouvernement batte le rappel médiatique avec toute la solennité d'usage, c'est un amendement à la loi Macron voté par les députés et prescrivant qu'une information sur un produit ne saurait être assimilée à une publicité.

Le député à l'origine dudit amendement est ex-UMP -on dit aujourd'hui Républicain. Il est aussi ancien viticulteur. Ce qui tend à confirmer la thèse d'une offensive sournoise de l'affreux lobby viticole. On est prêt à parier que la liste des députés qui ont voté l'amendement, tous bords politiques confondus, révélera immanquablement ce genre de compromission coupable. Certes, les mêmes qui s'en émeuvent ne se sont pas élevés contre la puissance du lobby pharmaceutique qui a empêché une taxe sur les médicaments destinée à financer la recherche sur une maladie orpheline. Ils ne se sont pas élevés non plus quand Jean-Louis Borloo a abandonné brutalement et à rebours de toutes ses promesses l'objectif de réduction de l'usage des pesticides lors du Grenelle de l'environnement. Mais comprenez, la situation est beaucoup plus grave. Pour Marisol Touraine, c'est la politique de santé publique qu'on assassine.

Alors on s'interroge. Une politique de santé publique? On ignorait qu'il y en eut une en la matière. On nous parle - avec raison - des 50 000 décès par an dus à l'alcool, de ces nombreux Français qui avouent avoir «un problème avec l'alcool». Mais faut-il se faire croire qu'il y aurait là une politique volontariste? Ce serait faire bien peu de cas de ces alertes permanentes sur la progression dramatique des pratiques de binge drinking.

 

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(source LeFigaro.fr / Natacha Polony)

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