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27/06/2015

SANTÉ : PREVENIR LES FRACTURES LIEES A L'ÂGE PAR L'ACTIVITE PHYSIQUE

 

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Les hommes ont moins d'ostéoporose que les femmes, mais elle est plus sévère. La hausse préoccupante des hospitalisations appelle à la mise en place de stratégies de prévention efficaces.

 

Des millions de femmes ménopausées dans le monde prennent des médicaments contre l'ostéoporose pour réduire le risque de fractures liées à l'âge. Or cette stratégie serait inefficace et coûteuse pour prévenir les fractures de hanche, selon une étude du British Medical Journal. Cet article a été publié dans la rubrique «Too much medecine» de la célèbre revue médicale, dont le but est d'attirer l'attention sur les risques liés aux surdiagnostics et surtraitements.

Selon l'équipe finlandaise qui a analysé plusieurs études ayant trait à l'ostéoporose, les traitements ne rempliraient pas leur rôle protecteur: il faut en effet traiter 175 femmes par an pour éviter une fracture de hanche. Estimées dans le monde à 1,5 million par an, ces fractures représentent un véritable fléau de santé publique. Mais toujours selon les auteurs finlandais, la plupart d'entre elles sont plutôt causées par des chutes chez les adultes âgés frêles.

Effets secondaires

«Tout centrer sur la prévention des chutes est donc primordial. Cela passe par l'exercice physique et par une attention particulière aux prescriptions chez la personne âgée. De nombreuses études ont montré une augmentation des fractures liées à des chutes causées par la prise de médicaments tels que les antihypertenseurs ou les benzodiazépines», explique le Dr Alain Siary, membre de la Société française de thérapeutique du généraliste à l'initiative d'un colloque sur le surtraitement. D'autant que, comme le rappelle le médecin généraliste, les médicaments de l'ostéoporose ne sont pas dénués d'effets secondaires.

«C'est vrai que de nombreuses fractures ont lieu après une chute. Mais nombre d'entre elles n'entraîneraient pas de fractures de la hanche sans une ostéoporose sous-jacente. Et d'autres fractures ostéoporotiques peuvent survenir à la suite d'un choc, d'un éternuement ou même en se penchant pour attacher un lacet», rétorque dans un communiqué l'International Osteoporosis Foundation (IOF).

165.000 patients en 2013

Pour les spécialistes de la maladie, le surtraitement n'existe pas en Europe, où les conditions de mises sous médicament sont plus «drastiques» qu'aux États-Unis. «En France, selon les recommandations, nous ne traitons que les patients à risques élevés ou très élevés de fractures», martèle le Pr Bernard Cortet, rhumatologue au CHU de Lille. «Et prévenir les fractures de hanche nécessite à la fois la prescription d'un médicament contre l'ostéoporose, et des mesures non médicamenteuses», poursuit le rhumatologue. La prise d'un médicament peut aussi apparaître plus facile que la reprise d'une activité physique chez des personnes qui se sentent fragiles. «Les personnes qui se savent ostéoporotiques vont moins bouger par peur de tomber», explique Alain Siary. Mais pour le généraliste, la prudence reste de mise. Chaque décision de prescrire doit être soupesée au regard d'une balance bénéfice-risque parfois difficile à évaluer.

En France, le nombre d'hospitalisations pour fractures liées à une fragilité osseuse concernait en 2013 plus de 165.000 patients, dont un tiers pour fractures de hanche, selon les données de l'Assurance-maladie. Si ces fractures touchent majoritairement des femmes, il ne faut pas oublier que les hommes sont aussi concernés. «Une femme sur quatre après 50 ans va faire une fracture par fragilité osseuse, et 15% des hommes. Mais chez eux, elle est souvent plus sévère», souligne le Pr Bernard Cortet.

Depuis 2011, année à partir de laquelle l'Assurance-maladie a observé le nombre d'hospitalisations pour fracture, celles-ci ont progressé chaque année de 5 %. Une augmentation préoccupante qui mérite que l'on renforce encore les stratégies de prévention efficaces.

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(source LeFigaro.fr / Anne Prigent ) 

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