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26/06/2015

SANTÉ : LA FIEVRE, UN MECANISME DE DEFENSE A SURVEILLER

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La montée en température est généralement bénéfique à l'organisme, mais elle doit être traitée chez les bébés de moins de 3 mois.

 

L'histoire tragique de la petite Ayana, ce nourrisson de 7 mois dont les cellules cérébrales ont été irrémédiablement détruites par une hyperthermie maligne, c'est-à-dire une fièvre très élevée atteignant 42,5 °C, au décours d'une vaccination, pourrait renforcer des idées fausses encore bien vivaces.

Par exemple, vouloir à tout prix éviter la fièvre. «La réaction fébrile fait partie de la réaction normale après la plupart des vaccinations. Elle est en général bénigne et modérée», explique Daniel Floret, professeur de pédiatrie, «et la faire baisser réduit la réponse immunitaire». Or c'est précisément une réponse immunitaire forte que l'on cherche à obtenir avec la vaccination.

«On ne donne plus de traitement antipyrétique systématique depuis longtemps lorsque l'on vaccine», explique le Dr Eric Osika, pédiatre à Bry-sur-Marne, à l'initiative d'une pétition en faveur de la vaccination,«parce qu'il n'y a pas que les experts qui pensent qu'elle est bénéfique».

Mais en est-il de même en cas d'infection? «Oui, car non seulement la fièvre n'est pas dangereuse mais de plus elle est utile en diminuant la multiplication des agents infectieux», répond le Dr François Corrard, pédiatre libéral et chercheur, auteur de nombreuses publications scientifiques sur le sujet, dont une, en cours, sur 37 enfants ayant présenté des fortes fièvres (au moins 41 °C). «Aucun n'est décédé, aucun n'a eu de séquelles», précise-t-il.

Depuis une dizaine d'années les recommandations officielles, en France et ailleurs, préconisent de ne pas donner d'antipyrétique tant que l'enfant supporte bien sa fièvre. «Et à condition qu'il ne s'agisse pas d'un bébé de moins de trois mois», précise le Dr Dominique Leyronnas, pédiatre néonatalogiste à la maternité d'Antony, «car à cet âge il est essentiel de trouver la cause de la fièvre». Pour le Dr Corrard, c'est même une règle générale: «trouver la cause de la fièvre est plus important que la faire baisser!»

«La règle est de traiter l'enfant, pas le thermomètre, tant que l'on n'atteint pas 39,5 °C», insiste le Pr Floret. Et traiter «ne signifie pas se jeter sur les médicaments, ajoute le Dr Leyronnas, il faut commencer par découvrir l'enfant, bannir les oreillers ou bonnets de nuit et lui donner à boire». Oublier les bains froids qui sont aussi inutiles que désagréables.

Pas d'excès dans l'autre sens non plus. «Nos grands-mères avaient l'habitude de couvrir les enfants fiévreux arguant qu'une bonne suée faisait sortir le mal. Elles avaient tort, précise le Dr Corrard, néanmoins si un enfant plus grand veut se couvrir, laissez-le faire, c'est que son thermostat central a besoin d'augmenter la température.»

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(SourceLeFigaro.fr / Damien Mascret )

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