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08/07/2015

SPECIAL SENIORS : LES RETRAITES FRANÇAIS SERAIENT PLUS RICHES QUE LES ACTIFS

 

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Le Conseil d'orientation des retraites a comparé dans un nouveau document de travail le patrimoine des actifs et celui des retraités. D'après le rapport, ces derniers sont plus riches que leurs cadets.

 

Début juin, le Conseil d'orientation des retraites (COR) publiait son rapport annuel sur les évolutions et perspectives des retraites en France. On y découvrait que le niveau de vie des retraités est supérieur de 3 points à celui des actifs. Cette fois-ci, le Conseil a rédigé un document de travail comparant le patrimoine des actifs et celui des retraités, en vue de la prochaine séance plénière du 8 Juillet. Dans ce document, le patrimoine brut médian (la valeur située à au milieu de l'échelle) des retraités en 2010 était de 174.000 euros, supérieur de 16% à celui des actifs. Les retraités ont ainsi un patrimoine financier (actions, obligations) plus élevé de 70% à celui des actifs et disposent de 20% de biens immobiliers en plus que leurs cadets.

A cela s'ajoute le taux d'endettement, plus élevé chez les actifs qui doivent rembourser davantage de crédits que les retraités. «Ce résultat n'a rien d'exceptionnel, le patrimoine augmente avec l'âge, plus vous avancez dans la vie et plus vous vous enrichissez en principe», confirme Vincent Touzé, économiste spécialiste des retraites à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). «La génération des baby-boomers a été particulièrement privilégiée mais si vous regardez la génération de retraités ayant vécu la guerre, vous remarquerez que leurs patrimoines sont généralement moins élevés que les baby-boomers.»

Des actifs qui peinent à se constituer un patrimoine

D'autres raisons expliquent que les retraités sont bien mieux lotis que leurs cadets actifs. D'une part, l'actuelle génération à la retraite a bénéficié d'une longue et riche vie professionnelle durant les Trente Glorieuses. Cette période de forte croissance leur a permis à l'époque de se forger un patrimoine rapidement. «Par contre, pour les générations plus jeunes, actuellement en activité, il est moins évident que le patrimoine progresse toujours au fil des générations», estime le COR. Les jeunes générations actuelles entrent dans la vie active plus tard que leurs aînés, après une longue période d'études. En outre, le taux de chômage provoque plus d'aléas dans leurs carrières et ils tardent à devenir propriétaire d'un logement, véritable multiplicateur de patrimoine.

Les biens immobiliers n'ont cessé de prendre de la valeur depuis 1988, ce qui augmente là aussi le patrimoine des retraités ayant investi dans la pierre il y a plusieurs années. A l'inverse cette montée de l'immobilier retarde l'âge moyen d'accès à la propriété pour les actifs et fait peser la part dédiée aux loyers dans leurs revenus. «Il est en outre plus compliqué lorsque vous achetez un bien immobilier très cher, d'en tirer une plus-value importante par la suite, commente Vincent Touzé. A l'inverse, les générations des retraités actuels ont investi à une époque où les logements étaient moins chers et ont vu la valeur de leurs biens fortement augmenter depuis.» Les retraités de demain devraient donc ne pas être aussi chanceux que leurs aînés ou du moins n'avoir pas le même niveau de patrimoine à la retraite.

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(source LeFigaro.fr / Raphaëlle André)

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