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23/07/2015

l'INTERNATIONAL, LE NOUVEL ATOUT DES ECOLES D'INGENIEURS

 

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Les écoles sont de plus en plus nombreuses à nouer des partenariats à l’international pour faciliter la mobilité. Une chance à saisir pour les étudiants.

 

En 2007, l’École centrale de Paris a imposé à ses étudiants une mobilité internationale d’au moins un semestre. Aujourd’hui, ils passent en moyenne plus d’un an à l’étranger! «Les étudiants choisissent des destinations de plus en plus lointaines, séjournent hors de France de plus en plus longtemps, et ils en redemandent», se félicite Marc Zolver, directeur des relations internationales des écoles Centrale et Supélec. Pour choisir une école d’ingénieurs, ils examinent désormais minutieusement les partenariats qu’elles ont noués avec des universités étrangères. «Télécom Bretagne propose un grand nombre de destinations. C’est pour cela que j’ai souhaité y étudier», indique Wassim Benhoussa, étudiant en deuxième année qui vient de passer six mois en Suède. Historiquement tournée vers l’international, cette école a mis en place 40 partenariats avec des universités européennes et 50 dans le reste du monde.

Un parcours désormais classique

Les grandes écoles d’ingénieurs, notamment celles qui se sont regroupées au sein de ParisTech, ont été parmi les premières à créer des parcours de formation internationaux. «Certains établissements ont fait de l’international un élément stratégique majeur», affirme même Frédéric Fotiadu, président de la commission du développement et des partenariats de la CDEFI (Conférence des directeurs d’écoles françaises d’ingénieurs) et directeur de l’École centrale de Marseille. Ce qui permet, par exemple, à l’École polytechnique de disposer aujourd’hui de 200 accords à l’international! D’autres écoles moins connues sont internationales par nature. Ainsi l’EEIGM de Nancy (École européenne d’ingénieurs en génie des matériaux) fait partie depuis sa création d’un consortium de six universités européennes, et ses étudiants passent nécessairement un semestre dans l’une d’elles. En fait, toutes les écoles d’ingénieurs font d’importants efforts pour faciliter la mobilité de leurs étudiants. «Elles ont toutes établi des partenariats avec des universités étrangères et sont en mesure de proposer une mobilité internationale», affirme Jacques Gelas, coordinateur français des programmes internationaux de la CDEFI.

Elles sont de plus en plus nombreuses à proposer à leurs étudiants de suivre pendant un semestre - souvent en début de deuxième année - des cours à l’étranger. L ‘année suivante, elles les incitent à partir en stage en entreprise (ou en laboratoire de recherche) hors de l’Hexagone. Certaines ajoutent d’autres éléments à ce parcours désormais classique. À l’INSA de Lyon, où la formation se fait en cinq ans, les étudiants de première année doivent obligatoirement suivre un stage ouvrier. La plupart d’entre eux se retrouvent en Asie. «Ils ont alors les mêmes conditions de vie que les ouvriers, dorment dans des dortoirs. Cela leur permet de prendre conscience de ce que vivent ceux qui travaillent en bout de chaîne», souligne son directeur Éric Maurincomme.

L’année de césure bien exploitée

En outre, la plupart des écoles offrent la possibilité de réaliser un double diplôme. «Seuls 50 à 60 étudiants intègrent ces programmes. Nous pourrions en accepter plus, mais ils ne perçoivent pas tout l’intérêt d’une telle expérience», regrette Éric Maurincomme. L’année de césure est en revanche bien exploitée. «Presque la moitié des étudiants partent une année à l’étranger dans le cadre d’un stage. Ils peuvent ainsi choisir leur spécialisation de troisième année avec discernement. Cela leur permet aussi de gagner de l’argent», explique Anne Pierre-Duplessix, responsable des activités internationales de Télécom Bretagne.

Cette mobilité est largement accompagnée par le programme Erasmus. Les régions sont également très impliquées et accordent des bourses selon des critères sociaux ou le coût de la vie du pays d’accueil. Les écoles, elles-mêmes, aident ceux qui en ont besoin. «Tous les étudiants n’ont pas les moyens d’aller à Stanford, à défaut, ils partent en Europe. Il existe toujours des solutions abordables permettant à tout le monde de bouger», affirme Marc Zolver.

Dans les écoles d’ingénieurs, l’international vient naturellement aux étudiants français. Les campus comptent entre 20 % et 50 % d’élèves étrangers. «À l’INSA de Lyon, un quart des étudiants viennent d’autres pays. En première année, dans chaque chambre, sont réunis un étudiant français et un étudiant étranger. Cela provoque un choc des cultures et leur donne rapidement un véritable profil multiculturel», explique Éric Maurincomme. C’est ainsi que la culture internationale se met en place.

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(source LeFigaro.fr /  Mireille Broussous) 

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