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09/08/2015

POLITIQUE : TAXÉ D'OPPORTUNISME , JEAN-VINCENT PLACÉ SE DIT VICTIME D'UN DELIT DE FACIES

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LE SCAN POLITIQUE - Régulièrement taxé d'arrivisme, le chef de file des écologistes au Sénat se défend et assume son «ambition» tout en dénonçant un traitement inéquitable qui lui serait réservé à ce sujet.

 

«J'ai toujours assumé d'être ambitieux», assure Jean-Vincent Placé. Mais qu'on ne lui dise pas qu'il est un opportuniste! Le chef de file des sénateurs écologistes, auteur de l'ouvrage d'entretiens au succès controversé Pourquoi pas moi! entend malgré tout faire entendre «sa vérité», et notamment qu'il en a assez de voir ses aspirations moquées. Fervent partisan du retour des écologistes au gouvernement et tenant d'une ligne ouverte au centre face à la gauche de son parti, l'élu de l'Essonne est régulièrement accusé d'avoir les dents longues. «On a le choix entre le gauchisme avec Cécile Duflot, l'opportunisme avec Jean-Vincent Placé. C'est juste nul», s'agaçait en mai dernier l'écologiste José Bové. À l'occasion d'un entretien estival accordé au tabloïd people Closer à paraître vendredi, le sénateur s'insurge: «Il y a un délit de faciès à mon égard».

Pour le parlementaire originaire de Séoul, en Corée du Sud, l'ambition est naturelle en politique et l'assumer ne doit pas poser de problème. «La plupart des responsables politiques, qui travaillent 60 à 70 heures par semaine, le sont! (...) Je ne vois pas pourquoi moi je serais arriviste quand les autres seraient ambitieux», plaide l'écologiste. L'ancien vice-président de région balaye les critiques, souvent formulées par ses alliés, qui raillent la sincérité de son engagement écologiste comme ses renoncements destinés à ne pas insulter l'avenir que pourrait lui réserver le pouvoir socialiste. «Je suis d'autant plus à l'aise que tous ceux qui me donnent des leçons de sincérité sont des héritiers de la gauche», assène-t-il, avant d'ajouter: «Moi, je viens d'une famille de droite et, dès 18 ans, j'ai voté à gauche, ce que j'ai toujours fait depuis».

«J'ai envie de me lever le matin, d'apprendre et de réaliser des choses. J'ai beaucoup consacré de temps à ma vie politique. J'ai vécu des ruptures à cause de cela, des moments difficiles», détaille-t-il encore. Les origines de cette réputation néfaste, Jean-Vincent Placé les explique par des erreurs de débutant: «Au tout début, j'ai dû mal communiquer. On me dit souvent: ‘En général, les politiques sont détestables en privé et essaient de donner une bonne image. Alors que toi, c'est l'inverse'. Quand les gens me voient, on me trouve sympa mais, à la télé, on a une impression atroce!», confie l'élu.

Voici déjà plusieurs mois que le président du groupe écolo du palais du Luxembourg bataille pour casser l'image déplorable d'arriviste qui lui colle au costume. «Je suis un des rares à assumer mon ambition d'être ministre», affirmait-t-il dans un entretien à Terra Eco en avril dernier. Affirmant qu'il est «un homme nouveau», il confiait que sa fibre environnementaliste s'était solidifiée à la naissance de sa fille Mathilde. À la même période, sur BFM TV, Jean Vincent placé s'agace qu'on lui demande à nouveau s'il veut être ministre: «Il n'y a qu'en France que l'on demande ça aux responsables politiques. Il y a un état d'esprit qui fait qu'il faudrait toujours critiquer celui qui affiche des ambitions. C'est incroyable combien dans ce pays on essaye de caricaturer des gens qui, oui, comme moi, affichent une ambition que je pense extrêmement saine».

 

L'instant confession: l'amour de Placé pour Cécile Duflot.

Cadres prometteurs au sein du même parti, Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé ont aussi été un couple en privé. Un épisode qui a profondément marqué le sénateur: s'il n'évoque que rarement cet épisode, l'élu ne manque pas de la faire avec intensité. «Ça a été l'un de ces moments où la vie publique et privée se sont confondues, c'était une très belle relation», raconte-t-il. «Je n'ai pas l'intention d'ajouter un mot sur ce passage que j'ai réécrit plusieurs fois! J'avoue que ces cinq lignes ont dû me prendre deux heures…», tranche-t-il dans Closer renvoyant aux quelques phrases consacrées à son ancienne compagne dans «Pourquoi pas moi!». Comme souligné par le JDD, il écrit dans son livre, un brin poète: «Certains me disent que le mot ‘toujours' n'existe pas en politique. Moi je sais qu'ils ont tort.»

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(source LeFigaro.fr / Marc de Boni

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