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11/08/2015

L'HISTOIRE SECRETE DE STRAWBERRY FIELDS FOR EVER DES BEATLES

 

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L'HISTOIRE SECRÈTE DE LA POP CULTURE  - Durant le mois d'août, Le Figaro vous propose d'explorer les mystères qui entourent la culture dite populaire. À tout seigneur tout honneur, voici les coulisses de la création de l'une des chansons cultes du fameux groupe anglais de Liverpool.

 

Et si la quintessence des Beatles se trouvait concentrée dans les paroles étranges de la chanson Strawberry Fields Forever (littéralement: «Les Champs de fraises pour toujours»). Certains «rock-critiques» ont écrit qu'il s'agissait de «la plus grande chanson du groupe, voire la plus grande chanson pop de tous les temps». Cette belle complainte, dont les accords concassés et psychédéliques restent envoûtants, distille toujours avec bonheur son lot de mystères.

Pour mieux comprendre les secrets de cette chanson culte, véritable hymne à l'enfance et à la pop culture, il faut retourner à Liverpool, ville riche de 700.000 habitants, port de commerce de la côte ouest de l'Angleterre.

Les Beatles y sont nés. Ils y ont grandi. Et John Lennon qui composa cette chanson l'écrit bien: «Laisse-moi t'emmener, car je vais à Strawberry Fields. Rien n'est réel, et il n'y a pas de soucis à se faire, car Strawberry Fields restera là pour toujours.»

Pour arriver à trouver ce fameux «champ de fraises», il faut passer par Penny Lane, la rue immortalisée par Paul McCartney. À Beaconsfield Road, entre les arbres, existe une large bâtisse victorienne entourée d'un parc boisé: le foyer de Strawberry Field (sans «s») est toujours là.

Entre deux montants en pierre où se détache en lettres blanches sur fond rouge l'inscription «Strawberry Field», la grille en fer forgé rouge n'a pas bougé depuis que le petit John allait s'y amuser.

La maison de la tante de Lennon, Mimi, se trouve juste au bout du 251 Menlove Avenue, à cinq minutes à pied du parc. Chaque année, Mimi emmenait son neveu à la grande kermesse organisée dans les jardins de cet orphelinat de l'Armée du salut.

John fut réellement fasciné par les bois de Calderstones Park. Lorsqu'il découvrit un raccourci pour s'y rendre depuis chez lui, Strawberry Field devint son lieu d'escapade favori, où il se laissait aller à ses rêveries d'enfant, perché en haut d'un arbre (que l'on retrouve dans le morceau).

 

Cette chanson nostalgique et planante écrite par Lennon fait aussi remonter à la surface des traumatismes d'enfance du chanteur, Et notamment la mort de sa mère Julia qu'il perdit à l'âge de 18 ans. Est-ce à cause du traumatisme de la mort de Julia (dont il tirera deux émouvantes chansons) qu'il chante «Nothing Is Real» dans Strawberry Fields? Lors de sa dernière interview, en 1980 au magazine Rolling Stone, John Lennon répondit: «Je pense qu'en définitive, rien dans le monde n'est réel. Comme le disent les hindous et les bouddhistes, c'est une illusion, c'est-à-dire que toute matière est faite d'électrons en suspension. Le plus difficile, c'est de s'affronter soi-même.»

L'étrange son du mellotron

John Lennon écrit ce morceau en novembre 1966 dans les studios d'EMI Records sur Abbey Road. L'arrangeur des Beatles, George Martin, mixe le morceau. Il existait en réalité deux versions du morceau, l'une lente et l'autre rapide. Comme Lennon avait déclaré à Martin qu'il aimait le début de la version lente et la fin de la version rapide, Martin a réalisé un habile collage des deux versions.

En écoutant bien la chanson, on s'aperçoit du «twist» situé après environ une minute de musique. Les violons, les cymbales inversées, le jeu de batterie halluciné de Ringo Starr, l'étrange son du mellotron (ancêtre du synthétiseur), sans oublier la voix magique de Lennon, font - aujourd'hui encore - de Strawberry Fields un incroyable voyage musical de quatre minutes, qui s'apparenterait presque à un «trip» d'acide pur.

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(source LeFigaro.fr / Olivier Delcroix), 

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