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21/08/2015

AUPRES DE LEURS ARBRES LES CITADINS VIVENT PLUS HEUREUX

 

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Le retour de la nature en ville pourrait être un besoin vital, tant pour le développement des jeunes enfants que pour le bien être des adultes, soulignent deux études récemment publiées.

 

Réconcilier béton et verdure dans les grands centres urbains: depuis quelques années de nombreux projets, comme les jardins suspendus, tentent d'empêcher le minéral de régner sans partage. Plus qu'un simple désir de nature, le retour des espaces verts au cœur de la cité pourrait être la manifestation d'un besoin vital. Une étude espagnole, publiée le 15 juin dans les PNAS, décrit pour la première fois l'influence positive de la verdure sur le développement cognitif des enfants, tandis qu'une étude canadienne, publiée le 9 juillet dans Scientific Reports, confirme son importance sur la santé mentale et physique des citadins.

L'étude espagnole a évalué par des tests informatiques, sur une période d'un an, l'attention et la mémoire de 2593 enfants âgés de 7 à 10 ans. Les élèves issus d'un même milieu socio-économique bénéficiaient d'une augmentation d'environ 5% de leur mémoire de travail (ou à court terme) et d'une réduction de 1% de l'inattention lorsque leur école était entourée d'espaces verts. Des résultats qui selon les chercheurs pourraient être dus à la réduction de la pollution de l'air et/ou à l'influence des espaces naturels dans la stimulation cérébrale. Le contact avec la nature joue un rôle irremplaçable dans le développement du cerveau des jeunes enfants, expliquent les chercheurs. Selon eux, les espaces verts les inciteraient à la prise de risques, aux découvertes, à la créativité et ressourceraient leur imagination et leur psyché.

Moins de dépressions

Dans l'étude canadienne, les chercheurs ont croisé les résultats d'un questionnaire de santé et de bien-être rempli par 31.109 personnes de la région de Toronto avec des données sur le nombre d'arbres et la démographie de leur lieu de résidence. Selon eux, la végétation a une influence claire sur la santé des citadins, en particulier lorsqu'elle est foisonnante près des routes et autres espaces normalement dépourvus de verdure. Les auteurs estiment que planter 10 arbres de plus par pâté de maison, améliore le bien-être et la santé cardio-métabolique de ses habitants dans les mêmes proportions que s'ils avaient 7 ans de moins, ou que si l'on augmentait de 9.000 euros par an le niveau de vie de chaque ménage, «ce qui est plus coûteux que de planter dix arbres supplémentaires», s'amusent les chercheurs. Le nombre de cas de dépressions, diabète, maladies cardiaques et risques d'AVC rapportés par les habitants semblent lui aussi inversement proportionnel à la quantité d'arbres qui jalonnent les rues.

Second enseignement important selon les auteurs: le bénéfice santé n'est associé qu'à la densité d'arbres plantés le long des rues et des routes, mais pas à celle des parcs. Les arbres qui font du bien aux urbains semblent être ceux que l'on croise quotidiennement. Ils sont probablement aussi un piège contre la pollution de l'air générée par le trafic routier.

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  • (Source Lefigaro.fr / Par Nicolas Plantey)

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