UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/08/2015

LA NOUVELLE MAISON-MERE DE GOOGLE S'INSTALLE DANS UN PARADIS FISCAL

 

google-alphabet0.jpg

Comme Google depuis 2003, «Alphabet» vient d'être immatriculée dans le petit État du Delaware, selon un document remis par le géant de l'Internet au gendarme boursier américain et relayé par BFM Business.

 

À peine créée, la nouvelle maison-mère de Google suscite déjà la polémique. Baptisée «Alphabet», cette société porte le même nom qu'une filiale du constructeur automobile allemand BMW. Surtout, on a appris le même jour que l'entreprise allait s'installer dans le Delaware, deuxième État le plus petit des États-Unis, selon un document remis par le géant de l'Internet au gendarme boursier américain et relayé par BFM Business. Il y est explicitement précisé qu'une entreprise, du nom d'Alphabet, a été créée le 10 août 2015 et qu'elle «suivra les règles de l'État du Delaware». Pourquoi cet État? Connu pour ses fermes et ses vaches, il l'est aussi pour ses lois fiscales avantageuses. En 2014, plus de 950.000 entreprises du monde entier s'y sont enregistrées, soit plus que le nombre d'habitants de cet État (935.600). Au total, les deux tiers des 500 plus grands groupes américains côtés en Bourse sont présents. Parmi eux: Google... Et ce, depuis 2003. Souvent, il ne s'agit que d'une simple boîte aux lettres.

C'est justement le cas pour «Alphabet», à en croire BFM Business. Le site Internet précise que la société n'y possède aucun bureau mais une simple boîte aux lettres, hébergée par Corporation Services qui fournit des services juridiques et fiscaux «à plus de 90% des 500 plus riches entreprises du monde (classement Fortune), leur permettant de créer une entreprise via Internet au Delaware ou ailleurs.

En France, Google ne paie «que» cinq millions d'euros d'impôts

Une entreprise installée ne paie aucune taxe locale et doit seulement s'acquitter de l'impôt fédéral américain. Après calcul, le coût annuel d'une société installée au Delaware est estimé à 400 dollars par an, les seuls frais étant l'installation d'un «siège social» où un agent doit pouvoir traiter le courrier (250 dollars) et quelques frais administratifs (150 dollars environ). L'installation des milliers de groupes rapporte à l'enclave près de 30% de son budget annuel.

Selon BFM Business, Google aurait créé, depuis 2003, au sein de l'État du Delaware «pas moins de 50 filiales», selon le registre du commerce. Et ce, dans le cadre d'un «vaste montage d'optimisation fiscale» qui aurait permis à Google de réduire drastiquement sa facture. Ainsi, en 2014, son taux d'imposition global se serait élevé, selon BFM Business, à 19% de ses bénéfices. Hors des États-Unis, il est estimé à 7,4%. En France, Google n'aurait payé «que» 5 millions d'euros d'impôts sur les bénéfices en 2014, contre 7,7 millions en 2013. Le géant américain s'est arrangé pour minorer ses résultats: l'année dernière, l'entreprise dirigée par Larry Page aurait déclaré au fisc français un chiffre d'affaires de 225 millions d'euros, en recul de 2,5% par rapport à 2013. Explication: la plupart des annonceurs qui lui achètent des publicités sont facturés en Irlande, siège européen de Google, où la fiscalité est plus avantageuse. Les équipes françaises se contentent de mener des services «d'asssitance marketing» pour les grandes entreprises, ou du développement de logiciels. Ses revenus réels se chiffreraient plutôt 1,7 milliard d'euros.

  • La rédaction vous conseille :

 

(source LeFigaro.fr / Guillaume Errard )

Les commentaires sont fermés.