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17/08/2015

CROISSANCE : POUR MANUEL VALLS, " CES CHIFFRES ENCOURAGENT A GARDER LE CAP "

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L'Insee a publié  vendredi dernier  une première estimation de la croissance française à un niveau égal à zéro, nettement inférieur au +0,3% attendu. «L'hypothèse du gouvernement d'une croissance de 1% pour l'année 2015 est confortée», a pourtant estimé le premier ministre Manuel Valls.

 

Après un rebond de 0,7% pour la croissance au premier trimestre, la France a vu sa croissance chuter à 0%, selon une première estimation de l'Insee. Un chiffre bien en-dessous des attentes: les plus pessimistes tablaient sur une croissance de 0,3%. Et surtout, nettement inférieur à celui publié par l'Allemagne dont la croissance a progressé de 0,4% au deuxième trimestre (contre +0,3% au premier trimestre), selon la première estimation de l'Office de la statistique allemand. Et ce, même si le consensus attendait +0,5%. La croissance de la zone euro a elle légèrement ralenti au deuxième trimestre, à 0,3% contre 0,4% au trimestre précédent, a indiqué l'office européen de statistiques Eurostat dans une première estimation. Les analystes prévoyaient 0,4%.

Pourtant, la croissance zéro «conforte notre objectif» d'une croissance de 1% en 2015, assure le ministre des Finances Michel Sapin. «Après un premier trimestre très dynamique, le niveau de l'activité se maintient. A fin du premier semestre, l'acquis de croissance est de 0,8% ce qui conforte notre objectif de 1% pour l'année 2015, a déclaré Michel Sapin. L'accélération des exportations et le redressement de l'investissement sont bien la preuve que notre politique économique porte ses fruits et que nous avons eu raison de miser sur le soutien aux entreprises. Il faut garder le cap», a-t-il ajouté dans une déclaration transmise à Reuters.

En cause: le net ralentissement de la consommation des ménages au deuxième trimestre, de +0,9% au premier trimestre à +0,1% entre avril et juin. Preuve qu'après un début d'année vigoureux, l'économie française ne parvient pas à garder le même rythme. Idem du côté de l'investissement des entreprises qui a également ralenti: +0,2% après +0,6% au premier trimestre. Bon point en revanche pour le commerce extérieur qui a contribué positivement à l'évolution du PIB (+0,3 point après -0,3), plombé par les variations de stocks (-0,4 point). A 11 heures, la zone euro publiera elle aussi son taux de croissance au deuxième trimestre.

 

Quoi qu'il en soit, cette contre-performance de la France, l'un des deux principaux moteurs économiques de l'Europe, est loin de rassurer alors que les autres pays de la zone euro doivent, à leur tour, publier leur taux de croissance en fin de matinée.

(source LeFigaro.fr / AFP/Reuters)

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