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30/08/2015

DANS LE METRO, PECRESSE PROPOSE LE PLACEMENT EN GARDE A VUE PAR SMARTPHONE

 

 

 

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LE SCAN POLITIQUE - La candidate les Républicains (LR) aux élections régionales d'Île-de-France déplore que «pour une simple question de procédure, la police se trouve dans l'obligation de relâcher un suspect» interpellé dans les transports en commun.

 

C'est une proposition inattendue qui pourrait surprendre. Verra-t-on bientôt des policiers procéder à des placements en garde à via une application de leur smartphone semblable à Skype? C'est l'idée avancée vendredi par Valérie Pécresse, la candidate les Républicains (LR) aux élections régionales d'Île-de-France.

L'ancienne ministre a écrit au ministre de l'Intérieur pour lui faire part de ses propositions pour améliorer la sécurité dans les transports en commun. Parmi les différentes pistes avancées et consultées par Le Scan, celle-ci attire l'attention: «Je propose enfin de donner aux forces de police la possibilité de procéder à la présentation des personnes interpellées sur les réseaux de transports à l'officier de police judiciaire (OPJ) par smartphone pour leur placement en garde à vue». Tous les policiers ne sont pas OPJ, de même des agents de sécurité de la SNCF (SUGE) et de leurs collègues de la RATP (GPSR).

«Sous les propres yeux de sa victime»

L'idée de Valérie Pécresse vise à corriger une faille du droit. «Actuellement, la jurisprudence fixe à une heure maximum le délai entre l'interpellation d'un suspect et son placement en garde à vue. Or dans les faits, et compte tenu des contraintes entourant la prise en charge du suspect (impossibilité de les faire voyager dans les transports publics menottés par exemple), ce délai est parfois trop court pour ramener celui-ci de son lieu d'interpellation au commissariat le plus proche en zone urbaine très dense», écrit la députée des Yvelines.

«Cela m'a été rapporté par des policiers eux-mêmes, les cas ne sont pas rares où, pour une simple question de procédure, la police se trouve dans l'obligation de relâcher un suspect, parfois sous les propres yeux de sa victime», insiste la candidate.

Du côté de l'entourage de l'ex-ministre, on imagine «un système par vidéo» présent sur le smartphone, semblable à Skype. «Il faudrait préciser les choses pour éviter les piratages mais c'est possible», assure-t-on.

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