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20/09/2015

BOULOGNE-BILLANCOURT CHAMPION DES VILLES OU LES IMPOTS LOCAUX ONT LE MOINS AUGMENTÈ

 

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Toulouse est de loin la ville où la pression fiscale locale s'est le plus accentuée cette année. Pour voir tous les détails, consultez la carte interactive ci-dessous.

LE SCAN ÉCO / CONTENUS INTERACTIFS - Après trois années de pause fiscale au niveau local, les impôts locaux sont repartis à la hausse de 1,8% en 2015, année post-électorale marquée par des coupes drastiques de dotations de la part de l'État aux collectivités. Tous les détails d'une étude que Le Figaro publie en exclusivité.

Les maires de France se sont mobilisés samedi 19 septembre, pour dénoncer la réduction de 30% des dotations de l'État aux communes, intercommunalités, départements et régions en quatre ans. Les coupes se chiffrent à 3,67 milliards d'euros rien qu'en 2015, dont un peu plus de 2 milliards pour les communes et les intercommunalités. Face à ces pertes sèches pour les budgets locaux, et après trois années consécutives de pause fiscale, plus d'un tiers des municipalités -et de leurs groupements- ont voté cette année hausses d'impôts locaux, selon une étude détaillée du Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales dont Le Figaro présente les résultats en exclusivité.

En 2015, année post-électorale, la moyenne des taux d'impôts locaux (qui incluent la taxe d'habitation, la taxe foncière sur le bâti et la taxe foncière sur le non bâti, qui sont payés par les Français) a augmenté ainsi de 1,8%. Une hausse inférieure à celle observée à la même période du précédent cycle municipal (+5,1% en 2009) mais plus soutenue qu'en 2002 (+0,6%).

• Toulouse, la ville où la pression fiscale locale s'est le plus accentuée en 2015

Toulouse est de loin la ville où la pression fiscale locale s'est le plus accentuée cette année. Ce que Manuel Valls avait vivement critiqué en avril: «Quand tel maire d'une grande ville, je pense à Toulouse (dont le maire est Jean-Luc Moudenc, UMP, ndlr) annonce qu'il augmente sa taxe d'habitation et sa taxe foncière de 15 %, pour obtenir 30 millions d'euros de recettes supplémentaires par an alors que sa baisse de DGF est de 12 millions en 2015, il ne peut pas dire que sa décision d'augmenter les impôts est contrainte par la baisse des dotations». Une remarque qui n'est pas restée longtemps sans réponse: «Ces attaques sont (...) construites sur la base de contre-vérités flagrantes car Toulouse doit non seulement supporter la nouvelle impuissance financière de l'État, mais aussi l'héritage budgétaire catastrophique laissé par les amis socialistes de Manuel Valls, et dont l'ampleur, longtemps dissimulée, ne laisse aucune marge de manœuvre et a conduit à une révision de la fiscalité», s'est défendue la ville.

• Simulation pour une famille avec deux enfants

Dans cette analyse, le Forum, a pris en compte l'ensemble des contributions de taxe d'habitation et de taxe foncière payées par les Français, à savoir celle perçue par les communes, celle perçue par les départements, et celle perçue par l'État.

C'est à Argenteuil que le montant de la taxe d'habitation est le plus élevé (1406 euros), suivi de Marseille (1323 euros) et Nîmes (1228 euros), pour cette famille fictive de quatre personnes. En bas du palmarès: Paris (173 euros), Villeurbanne (704 euros) et Grenoble (805 euros). Concernant la taxe foncière (sur le bâti), Amiens (1349 euros), Montpellier (1325 euros) et Nîmes (1313 euros) sont en haut de l'affiche, tandis que Boulogne-Billancourt (624 euros), Villeurbanne (625 euros) et Paris (648 euros) restent les villes les moins taxées.

• Taxe foncière et taxe d'habitation: ces villes qui imposent le plus et le moins

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Paris et Boulogne-Billancourt restent, sans surprise, dans la liste des villes qui affichent les plus faibles taux de taxe foncière et de taxe d'habitation.

À Lille, le taux de taxe d'habitation est resté stable en 2015 par rapport à 2014 mais reste le plus élevé de France, à plus de 45% par rapport à la valeur locative du bien, tandis que la taxe foncière a gonflé à 23,3%. Cette hausse des impôts locaux constitue une première depuis que Martine Aubry est maire de la ville. Soit depuis 2001.

* les taux d'imposition locaux (habitation et foncier) se rapportent à la valeur locative d'un bien, qui représente le loyer annuel théorique que pourrait produire ce bien, s'il était loué dans des conditions normales, selon la définition officielle.

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(source leFigaro.fr / Marine Rabreau)

 

 

 

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