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02/11/2015

BELGIQUE : L'ARME DE VERLAINE QUI A MANQUE DE TUER RIMBAUD EXPOSEE

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Pour la première fois, le revolver qui a blessé le poète français est révélé au grand public à Mons. L'objet, datant du XIXe siècle, est le dernier témoin de la dispute la plus célèbre de la littérature française.

 

 

Le 10 juillet 1873, dans la chambre d'un hôtel de la rue des Brasseurs à Bruxelles, deux coups de feu sont tirés. Verlaine tire sur Rimbaud. Une balle frappe l'adolescent au poignet. L'autre se perd et vient taper le mur. S'achève ainsi le coup de feu le plus célèbre de la littérature française. Pour la première fois, depuis la mi-octobre, le revolver de Paul Verlaine est présenté au public, à l'occasion d'une exposition consacrée au poète à Mons en Belgique.

L'arme a été découverte par Bernard Bousmanne, commissaire de l'exposition. Verlaine l'achète chez l'armurier Montigny le jeudi 10 juillet 1873 au matin. Un revolver six coups de calibre sept milimètres, ainsi qu'une boîte de cinquante cartouches. Sa relation avec Arthur Rimbaud a commencé deux ans plus tôt. Fusionnelle, qui aboutit à la dispute lorsque Rimbaud refuse de suivre Verlaine et songe à s'engager dans l'armée. Ivre d'alcool et de chagrin, suicidaire, Verlaine maudit Rimbaud avant de lui tirer dessus. Il sera dénoncé par le garçon après de nouvelles menaces.

 

Verlaine est arrêté par la police et son revolver confisqué. Il sera remis à l'armurerie Montigny qui le donnera à un collectionneur un siècle plus tard. Après des recherches historiques, des analyses balistiques, l'arme est identifiée comme celle qui a manqué de tuer Rimbaud.

Il est exposé jusqu'en janvier au milieu de pièces qui retracent les passages de Paul Verlaine en Belgique. L'auteur des Poèmes saturniens y est incarcéré dix-huit mois à Bruxelles et à Mons. Dans la cellule 252, titre de l'exposition proposée à Mons, capitale européenne de la culture 2015.

Dimanche 16 octobre, la chanteuse Patti Smith a posé avec l'arme pour une série de photos, avant de participer à une rencontre autour de Verlaine. Saluant la poésie verlainienne, avant de s'entretenir avec des détenus de la prison de Mons. Le revolver a été remis sous verre, pièce centrale de l'exposition. Dernier témoin d'une relation violente et maladive, résumée ainsi par Verlaine: «Nous avons des amours de tigres...»

Verlaine, cellule 252, jusqu'au 24 janvier à BAM de Mons, 8, rue Neuve. Renseignements sur http://www.mons2015.eu/fr

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(source LeFigaro.fr / Pierre Adrian)

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