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03/12/2015

LES DEPENSES DE SECURITE VONT AUGMENTER DE 815 MILLIONS EN 2016 ( DISENT ILS )

 

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INFO LE FIGARO - Dans son estimation initiale de 600 millions d'euros, le gouvernement n'avait notamment pas inclus 100 millions pour la Défense.

 

 

La facture des dépenses supplémentaires pour la sécurité après les attentats de Paris va être plus importante que prévu. Alors que Michel Sapin, le ministre des Finances, avait chiffré, le 19 novembre, le surcoût à environ 600 millions d'euros pour 2016, il devrait en réalité atteindre 815 millions, de source gouvernementale.

Ce montant représente le total des amendements que le gouvernement a déposés au projet de Budget 2016 - lors de son passage au Sénat -, dont la majeure partie a déjà été votée. Pourquoi ce dérapage de 215 millions en un peu plus d'une semaine?

5000 postes créés dans la police et la gendarmerie

Première explication, dans son estimation, le gouvernement n'avait pas inclus 100 millions pour la Défense. Il s'agit notamment de se doter de davantage de munitions pour les opérations en Syrie et en Irak. Le calcul initial n'avait pas non plus inclus la contribution aux pensions de retraite des fonctionnaires (près de 70 millions d'euros). L'exécutif a effet prévu de créer 8500 postes en deux ans, dont 5000 dans la police et la gendarmerie (dont 3150 en 2016), 2.500 à la Justice (1300 en 2016) et 1000 aux Douanes.

Au total, une fois inclus ces nouveaux surcoûts, les dépenses supplémentaires, destinées à renforcer les effectifs et à accroître les équipements, atteindront 340 millions l'an prochain pour la police et la gendarmerie et 267 millions pour le ministère de la Justice. La note sera donc de 100 millions pour la Défense. Mais aussi de 42,6 millions pour les Douanes, de 33,8 millions pour la coordination du travail gouvernemental, et de 13,8 millions pour «l'immigration» (avec notamment un renforcement des outils de contrôles aux frontières, des acquisitions de bornes pour les centres de rétention).

L'administration territoriale se verra, elle, attribuer 18,3 millions en plus, notamment pour la lutte contre la radicalisation ou la fraude documentaire. Malgré ces dépenses, Michel Sapin assurait encore jeudi que la France tiendrait ses objectifs de réduction du déficit public.

 

(source LeFigaro.fr / Cyrille Pluyette)

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