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05/01/2016

COEUR : LA MOITIE DES PATIENTS ONT EU DES SIGNES D'ALERTES ET LES ONT NEGLIGES

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En réanalysant leurs dossiers, des cardiologues ont montré que la plupart des victimes d'un arrêt cardiaque avaient présenté des symptômes annonciateurs dans les semaines précédentes.

 

Une fois sur deux, les victimes d'arrêt cardiaque ont eu des signes avant-coureurs au cours des quatre semaines précédentes. C'est l'étonnante découverte que viennent de faire des cardiologues français et américains. Habituellement, l'attention des médecins se focalise sur les heures qui précèdent l'accident cardiaque. Cardiologue à l'Hôpital européen Georges-Pompidou et spécialiste des troubles du rythme, le Dr Éloi Marijon (université Paris-Descartes) a profité de son séjour aux États-Unis pour se plonger dans les dossiers médicaux de 839 habitants de Portland (Oregon) ayant fait un arrêt cardiaque. «On dit souvent que l'accident survient comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu, mais une fois sur deux, ce n'est pas du tout ce qui s'est passé, car les victimes ont eu des symptômes cardiaques au cours des quatre semaines précédentes», explique-t-il au Figaro.

Avec ses collègues du Cedars-Sinai Heart Institute de Los Angeles, il ne s'est pas contenté de l'analyse des 839 dossiers et de l'interrogatoire des 96 survivants. Il a aussi interrogé des témoins du drame, les proches et les médecins de famille. Les résultats de ce travail sans précédent ont été publiés le 22 décembre dans les Annals of Internal Medicine, l'une des principales revues médicales internationales.

Douleur dans la poitrine

«Clairement, des signes d'alerte ne sont pas considérés comme tels par les patients, explique le Dr Marijon, et notamment la douleur dans la poitrine. La moitié des victimes s'en étaient effectivement plaints dans les semaines précédentes avec, pour 93 % d'entre eux, la récidive des symptômes dans les 24 heures avant l'accident cardiaque.» Sachant qu'il y a environ 50.000 arrêts cardiaques par an en France et que 5 à 7 % seulement des victimes survivent, il serait pourtant utile de mieux repérer les signaux d'alerte. Car c'est l'un des autres enseignements de ce travail: parmi ceux qui ont eu des symptômes annonciateurs, un sur cinq a eu la présence d'esprit d'appeler le 911 (équivalent du 15 en France). Heureuse idée, car cela a multiplié par six leurs chances de survie! «Si vous avez une douleur typique dans le thorax, c'est-à-dire une sensation d'étau, voire d'autres symptômes, comme des sueurs, ou un malaise, n'hésitez pas à faire le 15», conseille donc le Dr Marijon.

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(source leFigaro.fr /Par Damien Mascret)

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