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01/01/2016

DANS QUELLE SITUATION UTILISER UN DEFIBRILLATEUR EN ACCES LIBRE ?

 

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L'utilisation rapide d'un défibrillateur, simple d'usage et accessible à tous dans les lieux publics, augmente les chances de survie des victimes d'un arrêt cardiaque. 

 

Les défibrillateurs automatisés externes, ou DAE, sont des appareils automatiques qui administrent un choc électrique au cœur pour le faire repartir et restaurer ainsi la fonction cardiaque. Ce sont en effet des impulsions électriques qui synchronisent les contractions du muscle cardiaque, lui permettant de faire circuler le sang dans tout l'organisme à la manière d'une pompe. 

Quand le cœur ne reçoit plus assez d'oxygène, à la suite d'un infarctus par exemple, l'activité électrique des ventricules peut devenir totalement anarchique. C'est ce que l'on appelle la fibrillation ventriculaire, et elle conduit inéluctablement à l'arrêt cardiaque. La circulation de sang devient aussitôt insuffisante. Et les cellules en manque d'oxygène se mettent à mourir les unes après les autres, ce qui crée des dommages irréversibles, notamment au niveau du cerveau. Tant que rien n'est fait, les chances de survie diminuent de 7 à 10% à chaque minute qui s'écoule. Après douze minutes, elles sont quasi nulles!

Un libre accès 

Tout l'intérêt des défibrillateurs est de gagner ces précieuses minutes d'oxygénation en attendant les secours. Au début des années 2000, une étude menée à Chicago, aux États-Unis, a en effet montré que le fait de rendre ces appareils accessibles à tous -et pas seulement aux seuls professionnels- pouvait sauver des vies. 

Dans un des aéroports de la ville, sur dix-huit personnes victimes d'un arrêt cardiaque par fibrillation en deux ans, quatre n'ont pas survécu, faute d'un défibrillateur à proximité ou d'une intervention assez rapide. Trois autres sont décédées en dépit des secours. Mais onze personnes ont pu être réanimées grâce à un défibrillateur automatique, et dans six cas, l'appareil avait été utilisé par des particuliers sans aucune formation. 

Mieux encore, un an plus tard, dix de ces rescapés étaient toujours en vie. Depuis, différents travaux ont confirmé que les défibrillateurs en libre accès dans les lieux publics augmentent le taux de survie des victimes de 20 à 50%. À condition que soient respectées des règles essentielles. 

Une course contre le temps

La première consiste à appeler le 15 dès qu'une personne présente des signes d'arrêt cardiaque (victime inconsciente et en arrêt respiratoire, ou présentant des râles en soubresauts pendant quelques secondes). En attendant les secours ou de trouver un défibrillateur (il existe des applications pour smartphones qui permettent de localiser les appareils les plus proches, généralement dans les gares, mairies, gymnases, salles des fêtes, etc.), il faut gagner du temps en alternant compressions thoraciques, ou massage cardiaque, et bouche-à-bouche. 

Dans l'idéal, il faut pouvoir utiliser le défibrillateur dans les cinq minutes. Il suffit alors de se laisser guider par l'appareil qui explique la marche à suivre simplement au moyen d'un enregistrement vocal. Grâce à deux électrodes à placer sur la poitrine, l'appareil analyse le rythme cardiaque de la victime. Il peut délivrer un choc électrique automatiquement, indiquer au secouriste quand il faut appuyer sur un bouton pour le faire, ou lui conseiller de continuer le massage. Il ne faut pas craindre de s'en servir, chaque minute gagnée est une chance de plus pour sauver un cœur.

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(source LeFigaro.fr /Par figaro iconAnne Lefèvre-Balleydier)

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