UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/01/2016

SECURITE ROUTIERE : COMMENT EVITER LA SOMNOLENCE AU VOLANT ?

SOM84-istock-000003090227xsmall-s-.png

 

La somnolence est la première cause d'accidents mortels sur les autoroutes. Parce que ça n'arrive pas qu'aux autres, petit rappel des règles de prudence.

 

Un accident sur trois serait imputable à la fatigue et à la somnolence, selonune étude de l'Association des sociétés françaises d'autoroutes. Cette fatigue et cette envie de dormir insidieusesconstituent donc un réel danger, car elles peuvent apparaître sans qu'on en réalise les signes annonciateurs: bâillements, frissons, raideurs de la nuque… Plusieurs précautions sont à prendre pour éviter la catastrophe, rappelle le docteur Bertrand de la Giclais.

Tout d'abord, ne pas être en dette de sommeil: si les nuits précédentes ont été trop courtes, la fatigue est réelle et mieux vaut se reposer, quitte à retarder son départ en vacances d'une demi-journée ou d'un jour. Ensuite, il ne faut pas partir trop tôt. Pendant de nombreuses années, Bison Futé a recommandé aux automobilistes de prendre le départ entre 3 heures et 5 heures du matin pour éviter les embouteillages. Un faux bon conseil, car si d'ordinaire on se lève à 7 heures ou 8 heures, ce réveil prématuré nous prive de deux à cinq heures de sommeil, ce qui réduit la vigilance et augmente le risque de somnolence. L'idéal est de se lever à l'heure habituelle pour avoir bénéficié d'une nuit complète.

Il faut également suivre les conseils de la Sécurité routière et faire une indispensablepause toutes les deux heures. Elle doit comporter trois étapes successives. D'abord, un temps de repos, même quelques instants seulement avec la tête dans les bras posés sur le volant et les yeux fermés. En journée, porter des «lunettes de sommeil» pour se plonger dans l'obscurité. Ensuite, s'exposer à la lumière, sortir du véhicule et faire quelques minutes d'activité physique. L'idéal est de garer sa voiture un peu loin de la station-service ou d'un magasin d'autoroute afin de marcher pour les rejoindre. Enfin, terminer par un en-cas, mais à base de protéines et non de sucres, ceux-ci condamnant, quelques dizaines de minutes plus tard, à un rebond de fatigue: plutôt un sandwich au jambon et au fromage qu'une barre chocolatée ou des chips. Manger à la lumière (s'il fait nuit, mieux vaut le consommer dans la boutique éclairée que dans l'obscurité du parking). Il est également conseillé de boire un café, qui va donner un coup de fouet pendant deux heures environ.

Et surtout, fuir l'alcool: c'est un inducteur du sommeil, à proscrire le jour du départ et sur la route. Même si l'on ne dépasse pas la dose tolérée par la loi, il accentue, lors du déjeuner, le pic d'hypovigilance qui survient en début d'après-midi, entre 13 et 15 heures. À ce propos, ne pas hésiter à se reposer après le repas de midi pour laisser passer ce pic. Enfin, un conseil qui peut paraître curieux: ne pas abuser des lunettes de soleil, car la lumière tient éveillé. Il est recommandé de les retirer quand elles ne sont pas nécessaires (on les garde parfois par réflexe), car elles peuvent faciliter la somnolence.

LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:

Trente minutes de sieste pour effacer une mauvaise nuit 

«Le danger de la fatigue au volant est sous-estimé» 

 

(source LeFigaro.fr/ Par Isabelle Delaleu-Laurent Giordano)

Les commentaires sont fermés.