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25/02/2016

PECRESSE VEUT AUGMENTER DE 25% LE NOMBRE D'APPRENTIS EN ILE-DE-FRANCE

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La présidente de la région Ile-de-France a concocté un plan en 4 axes pour faire passer en six ans le nombre d'apprentis de 80.000 à 100.000. Elle va notamment lancer une grande campagne de communication à partir du 7 mars. La réussite de son plan dépend aussi en grande partie de la bonne volonté de l'État.

 

Il ne lui aura pas fallu plus de deux mois pour passer à l'offensive. Valérie Pécresse, la nouvelle présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France, a décidé de lancer un vaste plan d'actions, débattu ces jeudi et vendredi en séance planière, pour relancer l'apprentissage sur son territoire. «Il s'agit d'un sujet prioritaire pour la Région, assure son entourage. Nous voulons mener une politique volontariste, une véritable mobilisation régionale en faveur de l'apprentissage.» Et pour cause: l‘Ile-de-France accueille chaque année quelque 80.000 apprentis (soit 20% des effectifs nationaux), avec des taux de succès aux examens compris «entre 70% et 85% selon les niveaux». Mieux, dans la région comme ailleurs, deux apprentis sur trois trouvent un emploi dans les sept mois après leur sortie de formation.

Valérie Pécresse se fixe donc trois objectifs:

Remettre l'apprentissage à sa juste place dans le système d'orientation et d'information sur les formations mais aussi en termes de réussite aux examens et d'insertion professionnelle; mettre en place une grande campagne d'information et de mobilisation avec les entreprises; et ouvrir l'apprentissage aux «seniors» et aux plus de 25 ans, en enlevant les barrières d'âge. Avec un but à atteindre: parvenir à 100.000 apprentis dans la région à la fin de sa mandature, en 2021. Soit 25% de plus qu'aujourd'hui.
Pour y parvenir, outre de montrer l'exemple en recrutant elle-même des apprentis, la présidente de la première région de France entend développer 4 axes principaux. Primo, optimiser l'appareil de formation, en anticipant les besoins immédiats des entreprises dans les centres de formation d'apprentis (CFA) et adaptant en continu l'offre de formation aux besoins des entreprises et des secteurs en tension. Une carte des formations disponibles en Ile-de-France va notamment être établie et les formations «les plus porteuses» seront privilégiées. Les demandes d'ouverture de CFA d'entreprise seront également encouragées.

«Nous souhaitons être plus actifs dans le cadre des compétences territoriale
(Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France)

Secundo, attirer les jeunes vers l'apprentissage, via des actions spécifiques en direction des missions locales et une grande campagne de communication en deux temps: du 7 mars au 10 avril, avec le soutien de 100 grandes entreprises, pour sensibiliser les jeunes et leur famille; et entre avril et juin, pour proposer un accompagnement aux entreprises dans la recherche d'apprentis.

Tertio, donner plus de droits aux apprentis et faire évoluer leur statut. L'ambition ici de l'ancienne ministre de l'enseignement supérieur et de la Recherche est simple: il s'agit de rapprocher (après concertation) le statut des apprentis de celui des étudiants -une vieille promesse que d'autres avant elle ont tenue- et aussi de les aider à obtenir un permis de conduire, via la mise en place de la gratuité de la formation au code dans les CFA et le déblocage de prêts à taux zéro par les banques pour financer les cours de conduite et le passage de l'examen.

Quarto, encourager et faciliter le recrutement d'apprentis dans les entreprises. La région entend ici accélérer et faciliter le paiement des primes aux employeurs «dès la période d'essai terminée», et ce à compter du mois de septembre. Donc de la prochaine rentrée. Valérie Pécresse promet aussi d'obtenir des assouplissements législatifs et réglementaires de la part de l'État, via l'instauration d'un «chèque apprenti» ou encore l'abrogation de la limite d'âge pour entrer en apprentissage. La présidente de région prévoit encore la création de 135 postes de développeurs de l'apprentissage qui seront chargés de la prospection des entreprises.
Au final, le plan apprentissage de Valérie Pécresse est conditionné à la réalisation de 7 demandes effectuées auprès de l'Etat.


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(source leFigaro.fr /Marc Landry)

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