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26/03/2016

COMMENT FLOTTENT LES PAQUEBOTS GEANTS ?

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- 362 mètres de long, 66 de large et 60.000 tonnes d'acier… «Harmony of the ses» (photo :au chantier de ST NAZAIRE), le plus grand bateau de croisière jamais construit à Saint-Nazaire, fera jeudi ses premiers essais en mer. Mais au fait, comment flottent ces géants des mers ?



«Eurekâ!» Chacun connaît cette formule, la plupart savent l'attribuer à Archimède, beaucoup n'ignorent pas qu'elle signifie «J'ai trouvé». Mais on ne parierait pas sur la capacité de tous à expliquer ce qu'Archimède avait trouvé. Une chose pourtant très simple: pourquoi les choses flottent. Petit précis à l'usage de ceux qui n'ont pas bien écouté à l'école...

• La poussée d'Archimède

«Tout corps plongé dans un fluide reçoit une poussée verticale, dirigée de bas en haut, égale au poids du fluide qu'il déplace», nous apprend le principe d'Archimède. Décryptage: tout objet (vivant ou non) est soumis à la gravité et a tendance à «tomber». Mais s'il est dans un fluide (c'est-à-dire tout mélange liquide, comme l'eau, ou gazeux, comme l'air), l'objet «déplace» une certaine quantité de ce fluide, ce qui exerce une poussée du corps vers le haut. Tout est ensuite question d'équilibre: si l'objet est plus lourd que le fluide déplacé, c'est la gravité qui gagne et l'objet coule; si non, l'objet flotte. C'est pour cela qu'un objet nous semble toujours plus léger quand on le porte dans l'eau: en fait, Archimède triche et nous aide.

• Une couronne et une légende

Eurekâ!, se serait donc écrié le mathématicien grec, tellement heureux de sa découverte qu'il en aurait couru tout nu dans les rues de Syracuse. Il s'agissait, dit la légende, de vérifier pour le compte du tyran Hiéron II la composition d'une couronne censée n'être faite que d'or, et c'est dans son bain qu'Archimède aurait trouvé la solution: en plongeant dans un récipient rempli d'eau la quantité d'or censée composer la couronne, puis en la remplaçant par la couronne en elle-même, il fallait que l'eau arrive au même niveau. La véracité de l'anecdote, racontée plusieurs siècles plus tard par l'architecte romain Vitruve, est cependant plus que douteuse et l'expérience... n'applique pas le principe d'Archimède et ne permet donc pas de le démontrer!

• Faire flotter un objet

Pour faire flotter un objet, il faut donc qu'il soit plus léger que le fluide qui le porte. C'est ainsi qu'un bouchon de liège flotte, car la densité de ce bois est moindre que celle de l'eau; ou qu'un ballon rempli d'hélium s'envole, l'hélium étant plus léger que l'air. Quant à notre paquebot, le métal qui le compose devrait couler puisqu'il est plus dense que l'eau; mais lorsque ce métal est disposé en forme de coque, il est en quelque sorte «mélangé» avec l'air qui rempli la coque et devient alors moins dense que l'eau qui le porte. La coque d'un bateau ne sert donc pas seulement à mettre des gens ou des objets dedans, elle est aussi bien utile pour que celui-ci flotte sans souci. Enfin, sans souci... à quelques détails près.

• De l'importance d'un bon architecte naval

Souvenez-vous, la flottabilité n'est assurée que tant que la poussée d'Archimède est supérieure à la force de gravité; or plus on met de choses dans le bateau, plus son poids est important donc plus la force de gravité augmente. L'ingénieur nautique devra donc calculer le poids «idéal» qui assurera une bonne flottaison au bateau: il ne doit pas être trop lourd (ce qui limite la cargaison ou le nombre de passagers pouvant être embarqués), et il faut que la masse soit bien répartie (d'où l'utilité des ballasts qui abaissent le centre de gravité, et permettent de gagner en stabilité). La capacité intérieure totale d'un navire est ce que l'on appelle la «jauge brute»: pour les petits bateaux on parle de «tonneaux» (un tonneau valant 2,83 m3), mais pour ceux mesurant plus de 24 mètres et effectuant des voyages internationaux on l'exprime en unités UMS (Universal Measurment System) ou GT (Gross Tonnage). Le type d'eau où l'engin naviguera est à prendre en compte: l'eau salée étant plus dense que l'eau douce, le même bateau devra être moins chargé dans une rivière que dans la mer sous peine de s'y enfoncer davantage.

• De l'intérêt d'avoir une coque solide

Le principe a l'air simple, et il l'est assez pour fabriquer assez facilement une petite barque de bois. Mais pour un plus gros bateau, a fortiori un bateau fait d'une matière qui a priori, ne flotte pas, il vous est fortement conseillé de faire valider vos plans par un expert… Celui-ci s'assurera notamment de la bonne solidité de la coque du bateau. Car si elle est percée pour une raison ou une autre (un iceberg, une torpille, un grand cachalot blanc agressif…), de l'eau rentre dans la coque et remplace l'air qui y était contenu. Et devinez quoi? Le bateau devient plus lourd, donc il coule. C'est l'utilité des compartiments étanches ou des double-coques, qui permettent d'empêcher l'eau de s'infiltrer partout en cas de sinistre.

• Un déséquilibre qui n'est apparent

Le concepteur du bateau devra aussi veiller à ce que le centre de gravité de l'ouvrage soit correctement placé pour que le bateau reste en équilibre, et la charge du bateau devra être correctement répartie. Dans le cadre des navires de croisière modernes comme le Harmony of the seas, qui à force d'étages ressemblent à des immeubles flottants, le déséquilibre n'est qu'apparent: les structures hautes sont relativement légères, et le centre de gravité est fortement abaissé par un lest important placé à fond de cale.
Cela vaut pour la cargaison des navires de commerce, où l'on prend soin de ne pas placer toutes les marchandises du même côté. Des ballasts permettent aussi de compenser les déséquilibres ou les variations de poids d'une cargaison à l'autre: quand le bateau est vide, les ballasts se remplissent d'eau pour ajouter du poids; quand il est plein, les ballasts se vident.

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(source leFigaro.FR/Soline Roy)

24/03/2016

L'ISLAM, SES DIFFERENCES AVEC LES AUTRES RELIGIONS DONT LE CHRISTIANISME

 

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FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - L'islamologue François Jourdan revient sur les différences spécifiques qui distinguent l'islam du christianisme. Il déplore un déni de réalité ambiant qui masque les problèmes à résoudre dans le dialogue avec la religion musulmane.

 (Le père François Jourdan est islamologue et théologien eudiste.Il est l'auteur de Islam et Christianisme, comprendre les différences de fond , paru en novembre 2015 aux éditions du Toucan.)

LE FIGARO. - Votre livre Islam et christianisme - comprendre les différences de fond se penche sur une étude approfondie des conditions dans lesquelles pourraient s'amorcer un dialogue islamo-chrétien reposant sur des fondations solides. Quels en sont les principaux dysfonctionnements à l'heure actuelle?
François JOURDAN. - Nous ne sommes pas prêts au vrai dialogue, ni l'islam très figé depuis de nombreux siècles et manquant fondamentalement de liberté, ni le christianisme dans son retard de compréhension doctrinale de l'islam par rapport au christianisme et dans son complexe d'ancien colonisateur. L'ignorance mutuelle est grande, même si on croit savoir: tous les mots ont un autre sens dans leur cohérence religieuse spécifique. L'islamologie est en déclin dans l'Université et dans les Eglises chrétiennes. Le laïcisme français (excès de laïcité) est handicapé pour comprendre les religions. Alors on se contente d'expédients géopolitiques (histoire et sociologie de l'islam), et affectifs (empathie sympathique, diplomatie, langage politiquement correct). Il y a une sorte de maladie psychologique dans laquelle nous sommes installés depuis environ 1980, après les indépendances et le Concile de Vatican II qui avaient ouvert une attitude vraiment nouvelle sur une géopolitique défavorable depuis les débuts de l'islam avec les conquêtes arabe et turque, la course barbaresque séculaire en mer méditerranée, les croisades et la colonisation.

Sur quoi repose la perplexité des Français vis-à-vis de l'islam?

Sur l'ignorance et la perception subconsciente qu'on joue un jeu sans se le dire. On ne dit pas les choses, ou Œ est dit et les Ÿ restent cachés et ressortiront plus tard en déstabilisant tout ce qui a été dit auparavant; les mots ont tous un autre sens pour l'autre. Par exemple le mot prophète (nabî en hébreu biblique et en arabe coranique) ; or le prophétisme biblique actif n'est pas du tout de même nature que le coranique passif devant Dieu. Les erreurs comme sur Abraham qui serait le premier monothéiste et donc le père d'un prétendu abrahamisme commun au judaïsme, au christianisme et à l'islam ; alors que, pour les musulmans, le premier monothéiste de l'histoire est Adam. Mais chut! Il ne faut pas le dire! Pourtant l'islam est foncièrement adamique, «la religion de toujours», et non pas abrahamique puisque l'islam ignore totalement l'Alliance biblique faite avec Abraham et qui est la trame de l'histoire du Salut pour les juifs et les chrétiens où Dieu est Sauveur. En islam Dieu n'est pas sauveur. L'islam n'est pas une religion biblique. Et on se doit de le respecter comme tel, comme il se veut être… et en tenir compte pour la compréhension mutuelle que l'on prétend aujourd'hui afficher haut et fort pour se flatter d'être ouvert.
L'Andalousie de l'Espagne musulmane présentée comme le modèle parfait de la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans, les très riches heures de la civilisation arabo-islamique sont pour vous autant d'exemples historiques dévoyés.

Comment, et dans quel but?

Les conquérants musulmans sont arrivés sur des terres de vieilles et hautes civilisations (égyptienne, mésopotamienne, grecque antique, byzantine, latine) ; avec le temps, ils s'y sont mis et ont poursuivis les efforts précédents notamment par la diffusion due à leurs empires arabe et turc ; mais souvent cela n'a pas été très
Les grands Avicenne et Averroès sont morts en disgrâce.
fécond par manque de liberté fondamentale. Les grands Avicenne et Averroès sont morts en disgrâce. L'école rationnalisant des Mu'tazilites (IXe siècle) a été rejetée. Cela s'est grippé notamment au XIe siècle et consacré par la «fermeture des portes de l'ijtihâd», c'est-à-dire de la réinterprétation. S'il y a eu une période relativement tolérante sous ‘Abd al Rahmân III en Andalousie, on oublie les persécutions contre les chrétiens avant, et après par les dynasties berbères almoravides et almohades, y compris contre les juifs et les musulmans eux-mêmes. Là encore les dés sont pipés: on exagère à dessein un certain passé culturel qu'on a besoin d'idéaliser aujourd'hui pour faire bonne figure.

Estimez-vous, à l'instar de Rémi Brague, que souvent, les chrétiens, par paresse intellectuelle, appliquent à l'islam des schémas de pensée chrétiens, ce qui les mène à le comprendre comme une sorte de christianisme, l'exotisme en plus?

L'ignorance dont je parlais, masquée, fait qu'on se laisse berner par les apparences constamment trompeuses avec l'islam qui est un syncrétisme d'éléments païens (les djinns, la Ka‘ba), manichéens (prophétisme gnostique refaçonné hors de l'histoire réelle, avec Manî le ‘sceau des prophètes'), juifs (Noé, Abraham, Moïse, David, Jésus… mais devenus musulmans avant la lettre et ne fonctionnant pas du tout pareil: Salomon est prophète et parle avec les fourmis…), et chrétiens (Jésus a un autre nom ‘Îsâ, n'est ni mort ni ressuscité, mais parle au berceau et donne vie aux oiseaux d'argile…). La phonétique des noms fait croire qu'il s'agit de la même chose. Sans parler des axes profonds de la vision coranique de Dieu et du monde: Dieu pesant qui surplombe et gère tout, sans laisser de place réelle et autonome à ce qui n'est pas Lui (problème fondamental de manque d'altérité dû à l'hyper-transcendance divine sans l'Alliance biblique). Alors si nous avons ‘le même Dieu' chacun le voit à sa façon et, pour se rassurer, croit que l'autre le voit pareil… C'est l'incompréhension totale et la récupération permanente dans les relations mutuelles (sans le dire bien sûr: il faudrait oser décoder).
Si l'on reconnaît parfois quelques différences pour paraître lucide, on est la plupart du temps (et sans le dire) sur une tout autre planète mais on se rassure mutuellement qu'on fait du « dialogue » et qu'on peut donc dormir tranquilles.
Si l'on reconnaît parfois quelques différences pour paraître lucide, on est la plupart du temps (et sans le dire) sur une tout autre planète mais on se rassure mutuellement qu'on fait du ‘dialogue' et qu'on peut donc dormir tranquilles.

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Une fois que le concile Vatican II a «ouvert les portes de l'altérité et du dialogue», écrivez-vous «on s'est installé dans le dialogue superficiel, le dialogue de salon, faussement consensuel.» Comment se manifeste ce consensualisme sur l'islam?

Par l'ignorance, ou par les connaissances vues de loin et à bon compte: c'est la facilité. Alors on fait accréditer que l'islam est ‘abrahamique', que ‘nous avons la même foi', que nous sommes les religions ‘du Livre', et que nous avons le ‘même' Dieu, que l'on peut prier avec les ‘mêmes' mots, que le chrétien lui aussi doit reconnaître que Muhammad est «prophète» et au sens fort ‘comme les prophètes bibliques' et que le Coran est ‘révélé' pour lui au sens fort «comme la Bible» alors qu'il fait pourtant tomber 4/5e de la doctrine chrétienne… Et nous nous découvrons, par ce forcing déshonnête, que «nous avons beaucoup de points communs»! C'est indéfendable.

Pour maintenir le «vivre-ensemble» et sauvegarder un calme relationnel entre islam et christianisme ou entre islam et République, se contente-t-on d'approximations?

Ces approximations sont des erreurs importantes. On entretient la confusion qui arrange tout le monde: les musulmans et les non-musulmans. C'est du pacifisme: on masque les réalités de nos différences qui sont bien plus conséquentes que ce qu'on n'ose en dire, et tout cela par peur de nos différences. On croit à bon compte que nous sommes proches et que donc on peut vivre en paix, alors qu'en fait on n'a pas besoin d'avoir des choses en commun pour être en dialogue. Ce forcing est l'expression inavouée d'une peur de l'inconnu de l'autre (et du retard inavoué de connaissance que nous avons de lui et de son chemin). Par exemple, la liberté religieuse, droit de l'homme fondamental, devra remettre en cause la charia (organisation islamique de la vie, notamment en société) . Il va bien falloir en parler un jour entre nous. On en a peur: ce n'est pas «politiquement correct». Donc ça risque de se résoudre par le rapport de force démographique… et la violence future dans la société française. Bien sûr on n'est plus dans cette période ancienne, mais la charia est coranique, et l'islam doit supplanter toutes les autres religions (Coran 48,28; 3,19.85; et 2,286 récité dans les jardins du Vatican devant le Pape François et Shimon Pérès en juin 2014). D'ailleurs Boumédienne, Kadhafi, et Erdogan l'ont déclaré sans ambages.
Vous citez des propos de Tariq Ramadan, qui déclarait: «L'islam n'est pas une religion comme le judaïsme ou le christianisme. L'islam investit le champ social. Il ajoute à ce qui est proprement religieux les éléments du mode de vie, de la civilisation et de la culture. Ce caractère englobant est caractéristique de l'islam.»

L'islam est-il compatible avec la laïcité?

Cette définition est celle de la charia, c'est-à-dire que l'islam, comme Dieu, doit être victorieux et gérer le monde dans toutes ses dimensions. L'islam est globalisant.
Cette définition est celle de la charia, c'est-à-dire que l'islam, comme Dieu, doit être victorieux et gérer le monde dans toutes ses dimensions. L'islam est globalisant. Les musulmans de Chine ou du sud des Philippines veulent faire leur Etat islamique… Ce n'est pas une dérive, mais c'est la cohérence profonde du Coran. C'est incompatible avec la liberté religieuse réelle. On le voit bien avec les musulmans qui voudraient quitter l'islam pour une autre religion ou être sans religion: dans leur propre pays islamique, c'est redoutable. De même, trois versets du Coran (60,10; 2,221; 5,5) obligent l'homme non musulman à se convertir à l'islam pour épouser une femme musulmane, y compris en France, pour que ses enfants soient musulmans. Bien sûr tout le monde n'est pas forcément pratiquant, et donc c'est une question de négociation avec pressions, y compris en France où personne ne dit rien. On a peur. Or aujourd'hui, il faut dire clairement qu'on ne peut plus bâtir une société d'une seule religion, chrétienne, juive, islamique, bouddhiste… ou athée. Cette phase de l'histoire humaine est désormais dépassée par la liberté religieuse et les droits de l'Homme. La laïcité exige non pas l'interdiction mais la discrétion de toutes les religions dans l'espace public car les autres citoyens ont le droit d'avoir un autre chemin de vie. Ce n'est pas la tendance coranique où l'islam ne se considère pas comme les autres religions et doit dominer (2,193; 3,10.110.116; 9,29.33).
La couverture du numéro spécial de Charlie Hebdo commémorant les attentats du 7 janvier, tiré à un million d'exemplaires représente un Dieu en sandales, la tête ornée de l'œil de la Providence, et armé d'une kalachnikov. Il est désigné comme «l'assassin [qui] court toujours»…

Que révèle cette une qui semble viser, par les symboles employés, davantage la religion chrétienne que l'islam?

Il y a là un tour de passe-passe inavoué. Ne pouvant plus braver la violence islamique, Charlie s'en prend à la référence chrétienne pour parler de Dieu en islam. Représenter Dieu serait, pour l'islam, un horrible blasphème qui enflammerait à nouveau le monde musulman. Ils ont donc choisi de montrer un Dieu chrétien complètement déformé (car en fait pour les chrétiens, le Père a envoyé le Fils en risquant historiquement le rejet et la mort blasphématoire en croix: le Dieu chrétien n'est pas assassin, bien au contraire). Mais il faudrait que les biblistes chrétiens et juifs montrent, plus qu'ils ne le font, que la violence de Dieu dans l'Ancien Testament n'est que celle des hommes mise sur le dos de Dieu pour exprimer, par anthropomorphismes et images, que Dieu est fort contre le mal. Les chrétiens savent que Dieu est amour (1Jn 4,8.16), qu'amour et tout amour. La manipulation est toujours facile, même au nom de la liberté.

Toutes les religions ont-elles le même rapport à la violence quand le sacré est profané?

Toutes les civilisations ont légitimé la violence, de manières diverses. Donc personne n'a à faire le malin sur ce sujet ni à donner de leçon. Il demeure cependant que les cohérences doctrinales des religions sont variées. Chacune voit ‘l'Ultime' (comme dans le bouddhisme sans Dieu), le divin, le sacré, Dieu, donnant sens à tout le reste: vision du monde, des autres et de soi-même, et le traitement de la violence en fait partie. C'est leur chemin de référence. Muhammad, objectivement fondateur historique de l'islam, a été chef religieux, politique et militaire: le prophète armé, reconnu comme le «beau modèle» par Dieu (33,21) ; et Dieu «prescrit» la violence dans le Coran (2,216.246) et y incite (8,17; 9,5.14.29.73.111.123; 33,61; 47,35; 48,29; 61,4; 66,9…), le Coran fait par Dieu et descendu du ciel par dictée céleste, étant considéré par les musulmans comme la référence achevée de la révélation; les biographies islamiques du fondateur de l'islam témoignent de son usage de la violence, y compris de la décapitation de plus de 700 juifs en mars 627 à Médine. Et nos amis de l'islam le justifient.
Selon la règle ultra classique de l'abrogation (2,106), ce sont les versets les derniers qui abrogent ceux qui seraient contraires ; or les derniers sont les intolérants quand Muhammad est chef politique et militaire. Ce n'est pas une dérive.

Et selon la règle ultra classique de l'abrogation (2,106), ce sont les versets les derniers qui abrogent ceux qui seraient contraires ; or les derniers sont les intolérants quand Muhammad est chef politique et militaire. Ce n'est pas une dérive. Quand, avec St Augustin, le christianisme a suivi le juriste et penseur romain païen Cicéron (mort en 43 avant Jésus-Christ) sur l'élaboration de la guerre juste («faire justement une guerre juste» disait-il), il n'a pas suivi l'esprit du Christ. Gandhi, lisant le Sermon sur la Montagne de Jésus (Mt 5-7), a très bien vu et compris, mieux que bien des chrétiens, que Dieu est non-violent et qu'il faut développer, désormais dans l'histoire, d'autres manières dignes de l'homme pour résoudre nos conflits. Car il s'agit bien de se défendre, mais la fin ne justifie pas les moyens, surtout ceux de demain qui seront toujours plus terriblement destructeurs. Mais les chrétiens qui ont l'Evangile dans les mains ne l'ont pas encore vraiment vu. Ces dérives viennent bien des hommes mais non de Dieu qui au contraire les pousse bien plus loin pour leur propre bonheur sur la terre. Pour en juger, il faut distinguer entre les dérives (il y en a partout), et les chemins de référence de chaque religion: leur vision de Dieu ou de l'Ultime. Au lieu de faire lâchement l'autruche, les non-musulmans devraient donc par la force de la vérité («satyagraha» de Gandhi), aider les musulmans, gravement bridés dans leur liberté (sans les juger car ils sont nés dans ce système contraignant), à voir ces choses qui sont cachées aujourd'hui par la majorité ‘pensante' cherchant la facilité et à garder sa place. Le déni de réalité ambiant dominant est du pacifisme qui masque les problèmes à résoudre, lesquels vont durcir, grossir et exploseront plus fort dans l'avenir devant nous. Il est là le vrai dialogue de paix et de salut contre la violence, l'aide que l'on se doit entre frères vivant ensemble sur la même terre.


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(Source LeFigaro.fr /Eléonore de Vulpillières)

22/03/2016

BERCY LANCE L'AVIS D'IMPOSITION IMMEDIAT

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Les contribuables qui déclareront cette année leurs revenus sur Internet recevront instantanément leur avis d'imposition. Pour les foyers non imposables, il pourra servir de document de référence.

La mesure devrait faciliter la vie des Français et les inciter un peu plus à faire leur déclaration de revenus en ligne. Les contribuables qui déclareront cette année en ligne leurs revenus de 2015 recevront instantanément leur avis d'imposition, a indiqué lundi une porte-parole du secrétaire d'État au Budget, confirmant une information du journal Les Echos.
Cette mesure permettra à ces contribuables de recevoir leur avis d'imposition dès la mi-avril, alors qu'il fallait jusqu'ici attendre la fin juillet au moins, même si le montant de l'impôt à acquitter était immédiatement communiqué après la déclaration. Cet avis baptisé Asdir (Avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu) indiquera notamment si le foyer fiscal est imposable ou non et permettra donc de justifier de sa situation sans attendre l'avis d'imposition, notamment pour bénéficier de certaines aides conditionnées au niveau de ressources.
La déclaration en ligne devient progressivement obligatoire

Pour les foyers non imposables, il servira même de document de référence, en remplacement de l'avis de non-imposition. Les ménages non imposables remplissant une déclaration de revenus papier ne recevront en revanche l'Asdir que durant l'été, tandis que tous les ménages imposables continueront à recevoir à la même période leur avis d'imposition complété des mensualités ou acomptes déjà versés.
«La déclaration en ligne offre de nouveaux services qui permettent de mieux répondre aux attentes et aux préoccupations des Français», a indiqué M. Eckert dans une déclaration écrite transmise à l'AFP. «Ainsi en déclarant en ligne, on bénéficie plus tôt des informations concernant sa situation fiscale, souvent nécessaires à l'accomplissement d'autres démarches. C'est une nouvelle preuve de l'amélioration de la relation entre l'administration fiscale et ses usagers», a-t-il ajouté.
Bercy veut rendre la déclaration en ligne obligatoire. Entre 2016 et 2018, les contribuables dont la résidence principale est équipée d'un accès internet sont progressivement invités à déclarer leurs revenus en ligne: cette année, tous les Français qui sont dans ce cas et dont les revenus sont supérieurs à 40.000 euros sont tenus d'utiliser internet. L'an prochain, le seuil de revenus tombera à 28.000 euros et à 15.000 euros en 2018. Au final, en 2019, tous les contribuables devront utiliser internet.

 


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(Source LeFigaro.fr /lefigaro.fr)