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06/04/2016

SNCF : DES AGENTS ARMES CIRCULERONT DANS LES TRAINS

 

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 Dans le cadre d'un renforcement de ses mesures de sécurité, la SNCF installera aussi de nouveaux portiques dans les gares.



«Tout le monde doit pouvoir prendre le train de façon sereine.» Moins de deux semaines après les attentats de Bruxelles, huit mois après celui déjoué dans le Thalys, Guillaume Pépy était attendu au tournant sur la sécurité des gares. Le PDG de la SNCF a annoncé dimanche une augmentation de 50% du budget consacré à la protection des gares et des trains qui s'élève aujourd'hui à 400 millions d'euros. «La SNCF change, a assuré le président de la SNCF lors du Grand Rendez-vous Europe 1-Le Monde-iTELE. On ne prendra plus le train de la même façon.»
Parmi les mesures les plus emblématiques, la possibilité pour 3000 agents de sûreté de la SNCF, en civil, de patrouiller armés dans les trains. Ce dispositif de train marshals, à l'image des sky marshals présents sur certaines lignes aériennes, est permis par la Loi Savary, entrée en vigueur mercredi dernier. La SNCF disposait jusque-là d'agents en uniforme, notamment sur certaines lignes de banlieue, autorisés à faire usage de leur arme. Autre mesure symbolique annoncée par Guillaume Pépy: les agents de sûreté de la SNCF pourront fouiller les bagages des voyageurs dès leur arrivée en gare.

«Nous maintenons les portiques Thalys, il n'est pas question de les retirer»
(Guillaume Pépy, PDG de la SNCF)


Quant aux portiques de sécurité, au départ et à l'arrivée des trains Thalys, dont le coût avait créé la polémique, le patron de la SNCF persiste et signe. «Nous maintenons les portiques Thalys, il n'est pas question de les retirer», a-t-il ajouté, précisant qu'un rapport d'experts sur les trois premiers mois de leur utilisation sera remis ces jours-ci au gouvernement. Guillaume Pépy a démenti avoir évoqué leur inutilité lors d'une audition parlementaire, comme l'avait rapporté le sénateur Les Républicains de la Vienne Alain Fouché. Par ailleurs, le président de la SNCF ne désespère pas de voir à terme des portiques à Amsterdam dans les trains allant vers Paris. Le gouvernement français discuterait, selon lui, avec les autorités belges, allemandes et néerlandaises.

Des portiques seront également ajoutés dans une quinzaine de grandes gares françaises, plus complets que ceux que l'on trouve notamment à Paris-Montparnasse ou à Marseille: outre le contrôle des billets, ils permettront la détection d'armes et d'explosifs.

Mieux détecter les cas de radicalisation

L'ensemble de ces mesures seront en vigueur d'ici à l'Euro de Football (10 juin-10 juillet) qui se tient en France. La SNCF sait qu'elle n'a pas le droit à l'erreur. «Ce sont des mesures pérennes pour l'avenir», a promis Guillaume Pépy. Car c'est bien l'ensemble du dispositif de sécurité qui a été renforcé. Aux moyens humains s'ajouteront une trentaine de chiens renifleurs afin de multiplier les contrôles à l'intérieur des gares. La SNCF renforce aussi ses outils technologiques. Certes, elle disposait déjà de 40.000 caméras dans les gares et certains trains, notamment en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elles seront désormais numériques et «intelligentes», capables de détecter des mouvements inhabituels. Ce qui facilitera le travail de surveillance de la vingtaine d'unités de profileurs chargés de repérer d'éventuels suspects. Leurs images seront désormais suivies en direct par un centre de contrôle.

Enfin, Guillaume Pépy espère que la Loi Savary - qui autorise la SNCF à solliciter des enquêtes administratives sur ses salariés - permettra de détecter d'éventuels cas de radicalisation en interne, notamment parmi les jeunes. Une dizaine de cas avaient été signalés l'an passé.



(source LeFigaro.fr /Keren Lentschner)

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