UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/04/2016

LES MOTARDS EN COLERE CONTRE LE CONTROLE TECHNIQUE

 

motards-en-colere-attendus-a-perpignan_629590_516x343.jpg

 

Ils ne veulent pas du contrôle technique à la revente pour les motos et le font savoir. Samedi en province et dimanche à Paris, les motards se mobilisent contre cette mesure qui devrait entrer en vigueur l'an prochain.

Deux manifestations pour un seul même refus. Les motards sont dans la rue ce samedi en province et le seront dimanche à Paris pour s'opposer au contrôle technique à la revente qui devrait entrer en vigueur «au second semestre 2017», selon un communiqué récent de la Sécurité routière. Concrètement, il est prévu que le vendeur d'un deux-roues motorisé (2RM) devra soumettre ce dernier à un contrôle technique avant toute transaction. Son coût: entre 50 et 70 euros. Cette future obligation fait partie des 22 mesures présentées dans le cadre d'un plan d'action interministériel en octobre 2015 pour lutter contre la mortalité routière, en hausse en 2014 et 2015.
À Lyon, plusieurs milliers de motards (les organisateurs attendaient entre 5000 et 7000 participants) se sont élancés de la place Bellecour vers 14 heures, dans un déluge sonore de moteurs vrombissants et de klaxons stridents, pour une opération escargot sur le bitume de la deuxième agglomération de France. À Toulouse, un rassemblement a réuni entre 2000 et 2500 motards, selon la police, tandis qu'à Rennes, ils étaient plus d'un millier à participer à une opération escargot. Les motards étaient également un millier à Orléans, 500 à Dijon, autant à Pau, à Poitiers et à Limoges, 400 à Perpignan, plus de 300 à Laval ou encore plusieurs centaines à Saint-Étienne.

 

 

«C'est une mesure absolument sans effet en matière de sécurité routière et qui ne sert qu'à faire tourner les centres de contrôle technique», assure Nathanaël Gagnaire délégué général au sein de la FFMC ( fédération française des motards en colère), à l'origine de cette mobilisation. Et de mettre en avant deux études. L'une d'elles réalisée dans cinq pays européens en 2005 avait démontré que 0,3% des accidents mortels avaient pour origine une défaillance technique. Plus récemment, en 2014, la confédération française des experts automobiles s'est emparée du même sujet. Sur les 4500 accidents de 2RM qu'elle a étudiés, aucun d'entre eux n'avait pour cause un problème d'ordre mécanique.

Les deux roues antérieurs à 2000 bientôt interdits à Paris

«En Belgique, le contrôle technique qui avait été mis en place pour les 2RM a finalement été retiré, après avoir démontré son inefficacité», assure le responsable de l'association qui redoute par ailleurs que cette mesure soit un marchepied vers davantage de contrainte. «On commence par un contrôle technique à la revente et on finira par un contrôle technique périodique comme cela s'est produit pour la voiture. On ne veut rien de tout cela», dit-il.

Samedi, des manifestations étaient notamment prévues à Rennes, Lille, Lyon et Toulouse. À chaque fois, une délégation a demandé à être reçue par le préfet. En ligne, une pétition sur le site Internet Stopcontroletechnique2rm.fr affichait plus de 37.000 signatures à son compteur. Dimanche le rassemblement est prévu à 14h sur le parvis du château de Vincennes. Ils défileront aussi contre l'interdiction de circuler à Paris pour les deux roues antérieurs à 2000 à partir du 1er juillet, une décision prise «sous un faux prétexte d'écologie», selon l'union locale de la FFMC. Le cortège sera rejoint par des «youngtimers», des voitures de collection datant de 1980 et 2000, également touchées par cet arrêté qui interdit la circulation de véhicules immatriculés avant 1997.



La rédaction vous conseille :

Nouvelle hausse de la mortalité sur les routes en mars 2016
Les vitres teintées interdites le 1er janvier 2017
Vers une verbalisation systématique des automobilistes non assurés
Le 30 km/h en ville gagne du terrain
(source LeFigaro.fr /Angélique Négroni/avec AFP)

Les commentaires sont fermés.