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27/04/2016

ILLUSIONS D'OTIQUE : COMMENT NOS YEUX SE LAISSENT SURPRENDRE

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C'est bel et bien notre cerveau qui est à l'origine des illusions d'optique. En se hâtant d'interpréter les images qui lui sont transmises, il lui arrive de se tromper

Le plus souvent, ce ne sont pas les yeux qui sont en cause, mais notre cerveau. Les images qui se forment sur notre rétine sont en effet inversées, sans relief, changeantes et amputées en raison d'une tache aveugle dépourvue de photorécepteurs. Mais grâce au travail d'analyse et d'interprétation de notre cerveau, nous avons une vision stable et cohérente des scènes qui nous font face, qui plus est en trois dimensions. Reste qu'il peut aussi donner du sens à ce qui n'en a pas, faire des erreurs sur le diamètre d'un cercle, la couleur d'une robe ou la rectitude d'une ligne. En d'autres termes, par sa faute, nous sommes victimes d'illusions d'optique.

Imaginez que vous voyez la lune à l'horizon. Elle va vous sembler bien plus grosse que lorsqu'elle est perchée dans le ciel. Pourquoi? Simplement parce que votre cerveau s'appuie sur les repères disponibles autour d'elle pour estimer son diamètre. Or près de l'horizon, des arbres, des maisons, des clochers et toutes sortes d'objets et d'édifices vont vous pousser à estimer que la lune se trouve très loin. Alors qu'au zénith, où elle beaucoup moins entourée, elle parait plus petite. Ces lois de mises en rapport ont été exploitées dans différentes illusions géométriques conçues par des spécialistes de psychologie expérimentale.

Le cerveau se laisse berner

Exemple avec l'illusion de Titchener. Deux ronds identiques sont entourés, l'un de ronds plus petits, l'autre au contraire de ronds plus grands. Par effet de contraste, le premier nous paraît avoir un diamètre plus important, alors qu'il n'en est rien. Autre illustration du même phénomène: l'illusion de Ponzo. Cette fois, deux traits identiques sont placés de façon parallèle en travers de lignes convergentes: celui qui relie les deux lignes semble, à tort, plus grand. Dans un registre distinct, nous pouvons croire que deux arcs de cercle n'ont pas la même courbure simplement parce que leur longueur diffère. Ou bien nous aurons tendance à surestimer des angles aigus, comme dans l'illusion de Hering: deux lignes rouges sont tracées sur un arrière-plan de lignes bleues convergeant comme les rayons d'une roue de vélo. Bien qu'elles soient droites et parallèles, nous avons l'impression qu'elles sont incurvées.
D'où viennent donc les erreurs d'interprétation cérébrale? «Lorsque nous examinons un objet, nous faisons appel à plusieurs modules distincts de notre cerveau. Chacune de ces régions joue un rôle particulier dans la vision: l'une est responsable de la sensibilité aux mouvements, d'autres de la perception des couleurs, de la sensibilité aux formes, etc. C'est la synchronisation de l'activité de toutes ces régions qui nous donne la vue d'ensemble d'un objet», explique Stéphane Molotchnikoff, professeur de physiologie et neurobiologiste à l'université de Montréal. Et d'ajouter: «Si notre cerveau se laisse facilement berner, c'est en raison de sa prédisposition à amplifier les écarts ou les contrastes».

L'illusion cinématographique

En clair, sa spécialisation serait gage de rigueur dans son interprétation. Et, parfois, elle a pour corollaire un fonctionnement par inhibition, source d'illusion: dès lors qu'une image perçue est inhabituelle, des modules censés rester inertes peuvent s'activer et nous faire croire à une scène qui n'existe pas dans la réalité. Un tel fonctionnement est patent dans le cas des illusions d'optique qui nous donnent la nausée. Il est aussi à l'œuvre dans les illusions de mouvement. Ainsi, d'après Stéphane Molotchnikoff, quand nous assistons au spectacle d'une chute d'eau, notre cerveau freine l'action des neurones qui perçoivent les mouvements ascendants. Cependant, si l'on persiste à la regarder, notre système visuel s'habitue. Tant et si bien que, passé un certain délai, lorsqu'on ferme les yeux, on «voit» la chute remonter: ce sont les neurones désactivés qui reprennent le dessus.

En revanche, ce n'est pas le cerveau mais bien la rétine qui est en cause dans les images résiduelles. Ce que pressentait déjà Léonard de Vinci voilà cinq siècles
 L'image d'un objet regardé reste en effet imprimée sur la rétine une fraction de seconde avant qu'une nouvelle image puisse se former. Cette persistance rétinienne est palpable lorsque l'on éteint brutalement la lumière dans une pièce vivement éclairée. Et c'est sur elle que s'appuie le cinéma pour nous donner l'illusion de mouvements avec des images qui se succèdent.
La rétine est également impliquée dans d'autres illusions liées à la couleur: quand on fixe une image un laps de temps assez long, c'est sa couleur complémentaire que l'on perçoit en détournant le regard pourle poser sur une page blanche. Enfin, outre le cortex visuel et la rétine, les chercheurs ont mis en avant l'importance de la mémoire sur les illusions. Selon notre culture, et donc nos expériences, on se laisse ainsi plus ou moins facilement berner par une image.

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(source LeFigaro.fr / Anne Lefèvre-Balleydier

25/04/2016

SANTE - VACCINS : CONTRE QUOI NOUS PROTEGENT-ILS ?



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Diphtérie, polio, infection à pneumocoque... Connaissez-vous ces maladies contre lesquelles il est recommandé de se vacciner ? Le point sur les risques actuels en France.

Pour expliquer la défiance croissante de la population à l'égard des vaccins, les experts observent souvent que les adultes d'aujourd'hui, notamment les jeunes parents, n'ont pas été confrontés à la réalité des maladies contre lesquelles ils nous protègent. A l'occasion de la semaine de la vaccination, Le Figaro dresse le portrait de douze pathologies inscrites dans le calendrier vaccinal de 2016, et

La diphtérie

La diphtérie est une maladie grave et contagieuse provoquée par une bactérie (corynebactrium diphteriae) qui infecte d'abord le nez, la gorge ou une plaie. La bactérie produit une toxine pouvant entrainer une pneumonie ou des paralysies du système nerveux ou musculaires (diaphragme ou gorge). Ceci peut conduire à la mort par suffocation (étouffement) ou arrêt cardiaque. La bactérie de la diphtérie se transmet par contact avec une personne infectée soit par le biais de gouttelettes infectées (toux, éternuements) soit en touchant des plaies ouvertes.
En France après plus de 10 ans sans aucun cas notifié, 15 infections ont été rapportées entre 2005 et 2014, dont 9 cas autochtones (8 à Mayotte) et 6 cas importés.
Vaccination obligatoire: Trois injections à 2 mois, à 4 mois et à 11. Un rappel à 6 ans, à 11-13 ans, à 25 ans, à 45 ans, à 65 ans puis tous les 10 ans.
Le tétanos entraîne une contraction généralisée des muscles qui explique cette position «en arc de cercle» typique des personnes gravement infectées. Crédits photo: Flickr
Le tétanos entraîne une contraction généralisée des muscles qui explique cette position «en arc de cercle» typique des personnes gravement infectées. Crédits photo: Flickr

Le tétanos

Le tétanos est une maladie infectieuse grave causée par une bactérie, le clostridium tetani, très répandue dans le sol. Non contagieuse, elle ne se transmet pas d'homme à homme. Elle peut pénétrer dans l'organisme à travers une plaie, même minime, souillée par de la terre, de la poussière ou des déjections animales, après une morsure ou une piqûre par une écharde ou une épine. La toxine que la bactérie produit attaque le système nerveux et provoque des spasmes (contractions musculaires douloureuses). Si la toxine se répand jusqu'aux nerfs et aux muscles, des maux de têtes et des contractions musculaires au niveau de la mâchoire puis du dos et de la nuque apparaissent. S'ensuivent des difficultés à mâcher et à avaler, des suées et de la fièvre. Les contractions des muscles respiratoires peuvent provoquer la mort par asphyxie et arythmie cardiaque.
Entre 2005 et 2014, 95 cas ont été déclarés, dont 26 ont conduit à un décès (INVS).
Vaccination obligatoire: Trois injections à 2 mois, à 4 mois et à 11. Un rappel à 6 ans, à 11-13 ans, à 25 ans, à 45 ans, à 65 ans puis tous les 10 ans.
» La vaccination en 13 questions

La polio

La poliomyélite, plus communément appelée polio, est causée par un virus de l'intestin dont l'homme est le seul réservoir. Elle est très contagieuse et se transmet par contamination fécale des aliments ou de l'eau ou par des postillons. Ses conséquences sont très variables, allant d'une forme sans symptômes à des méningites et des paralysies. Les cas graves surviennent lorsque le virus atteint le système nerveux central (moelle épinière et cerveau) qui commande les muscles. Elle peut être mortelle en cas d'atteinte des muscles respiratoires conduisant à la suffocation. La maladie peut laisser des séquelles neurologiques ou des paralysies des membres inférieurs, source de handicap parfois important.
La dernière contamination sur le sol français remonte à 1989, et le dernier cas importé à 1995.
Vaccination obligatoire: Trois injections à 2 mois, à 4 mois et à 11. Un rappel à 6 ans, à 11-13 ans, à 25 ans, à 45 ans, à 65 ans puis tous les 10 ans.
• L'Haemophilus influenzae
L'Haemophilus influenzae de type B est une bactérie présente dans les voies aériennes supérieures (le nez, la gorge ou les oreilles) qui peut aussi envahir le reste de l'organisme. Elle est notamment la cause la plus fréquente de la méningite bactérienne chez l'enfant, une infection du liquide céphalorachidien (liquide baignant le cerveau et la moelle épinière). Elle peut aussi causer une pneumonie, une septicémie ou une inflammation aigue de la glotte (épiglottite) causant la mort par asphyxie. Contagieuse, elle se transmet par la toux, des éternuements ou un contact direct avec les sécrétions d'une personne infectée.
En 2010, l'Haemophilus influenzae a causé 58 méningites et 542 bactériémies en France.
Vaccination recommandée: Une injection à 2 mois, à 4 mois et à 11 mois.

La coqueluche

La coqueluche est une maladie infectieuse due à une bactérie nommé Bordetella pertussis qui s'attaque à la gorge et aux poumons. Contagieuse, elle se transmet par des gouttelettes infectées (toux, éternuements). Au début, elle ressemble à un simple rhume: nez qui coule, éternuements, fièvre modérée. Puis la toux s'installe avec des quintes s'accentuant après 10 à 15 jours et pouvant s'accompagner de vomissements et de nausées chez les enfants. Une inspiration sifflante caractéristique, appelée «chant du coq», apparaît. Chez les adultes, elle se manifeste par une toux persistant plus de 21 jours. Les complications peuvent être redoutables chez les plus petits (mois de 2 mois particulièrement): inflammations et/ou lésions aux poumons, convulsions, hémorragies cérébrales et oculaires à la suite de quintes sévères, encéphalites (inflammations du cerveau) coquelucheuses pouvant entraîner une paralysie et un retard psychomoteur, et même le décès.
De 1979 à 2011, la coqueluche a causé en France trois décès par an en moyenne.
Vaccination recommandée: Injections à 2 mois, 4 mois et 11 mois. Un rappel à 6 ans, à 11-13 ans puis à 25 ans. La vaccination est à nouveau recommandée à l'entourage des nourrissons, si le dernier rappel date de plus de 10 ans.

L'hépatite B

L'hépatite B est due à un virus. Elle se transmet par le sang (petites plaies, morsures, égratignures), par voie sexuelle (sperme, sécrétions vaginales, accouchement) ou la salive. Parfois aucun symptôme n'apparaît, parfois un syndrome grippal se déclenche. Certains patients développent une jaunisse (peau et yeux jaunes), des nausées et vomissements, de la fièvre, des douleurs abdominales ou articulaires, une décoloration des selles et un assombrissement des urines. La forme la plus grave est l'hépatite foudroyante avec une diminution de la conscience et coma hépatique pouvant conduire à la mort. Il peut se développer également une hépatite chronique pouvant évoluer après plusieurs années en cirrhose voire en cancer du foie.
Vaccination recommandée: Une injection à 2 mois, à 4 mois et à 11 mois.
• L'infection à pneumocoque
Le pneumocoque est une bactérie contagieuse qui se transmet par les gouttelettes émises par les malades, mais aussi par les porteurs sains (elle est présente chez 5 à 25% des personnes en bonne santé au niveau de la bouche, du nez et du pharynx). Dans certains cas, la bactérie est capable de traverser les tissus, provoquant selon les cas différentes infections, soit en descendant vers les voies respiratoires (pneumonie), soit par migration vers l'oreille (otite), soit par envahissement de la circulation sanguine (méningite, bactériémie, pouvant induire des troubles neurologiques persistants, voire la mort). C'est la première cause de méningite en France ; les enfants sont les premiers touchés. Chez l'adulte, le pneumocoque induit généralement une pneumonie, avec septicémie secondaire éventuellement.
En 2010, le pneumocoque a causé 810 méningites et 7475 bactériémies en France (INVS).
Vaccination recommandée: deux injections à 2 mois d'intervalle à l'âge de 2 mois (8 semaines) et 4 mois suivies d'un rappel à l'âge de 11 mois.

L'infection à méningocoque C

Le méningocoque est l'une des bactéries pouvant induire une méningite. Elle est présente chez de nombreuses personnes au niveau du nez et de la gorge sans dommages («porteurs sains») qui peuvent la transmettre par voie aérienne (toux, éternuements, postillons, baisers). Si la bactérie parvient, dans les jours qui suivent sa transmission, à briser les protections de la muqueuse du nez ou de la gorge pour atteindre le sang, elle peut causer une méningite. Cette maladie peut engendrer des séquelles permanentes (surdité, paralysie et arriération mentale). Sans traitement, elle est mortelle dans 50% des cas. Le purpura fulminans est une autre complication qui se manifeste par des plaques hémorragiques cutanées et un choc septique mortel dans un cas sur trois.
En 2014 en France, sur 343 infections à méningocoques, 48 ont conduit à un décès (INVS).
Vaccination recommandée: une injection à 12 mois
» Pourquoi les méningites graves sont difficiles à diagnostiquer
• La rougeole
Enfant atteint de rougeole.
Enfant atteint de rougeole. Crédits photo :
Très contagieuse, la rougeole est provoquée par un virus qui se transmet par la salive, les éternuements ou la toux. Elle se manifeste par un écoulement nasal, une conjonctivite, une forte fièvre, une toux intense, un malaise général et une éruption cutanée. En cas de complications, la rougeole peut donner lieu à une otite, une bronchite, des convulsions, une pneumonie (c'est la première cause de décès par rougeole chez l'enfant) ou une encéphalite aiguë (première cause de décès chez l'adulte).
Vaccination recommandée: première injection à partir d'un an. La seconde à 16-18 mois.
Les personnes nées après 1980 doivent vérifier qu'elles ont bien reçues 2 doses et recevoir une nouvelle dose si ce n'est pas le cas. C'est le déficit de couverture dans cette tranche d'âge qui a notamment causé une épidémie entre 2008 et 2012 en France: de 40 cas déclarés en 2006, on est passé à 15.000 en 2011. Dix personnes sont décédées de cette maladie depuis 2008, et 1500 ont présenté une pneumopathie grave. Le nombre de cas a fortement diminué depuis 2013 (autour de 300 annuels).

Les oreillons

Les oreillons sont provoqués par un virus qui se transmet par des gouttelettes de salive infectée ou par contact avec des objets contaminés par de la salive infectée. La maladie se caractérise par une inflammation des glandes salivaires situées à l'avant des oreilles (glandes parotides). Dans 20 à 30% des cas, il n'y a aucun symptôme. Les complications neurologiques sont fréquentes mais exceptionnellement graves. Elles surviennent surtout chez les adultes et adolescents: méningite, ovarite (gonflement des ovaires, 5% des femmes) ou orchite (gonflement des testicules, 20 à 30% des hommes), cette dernière pouvant dans de rares cas entrainer une stérilité.
Vaccination recommandée: première injection à partir d'un an. La seconde à 16-18 mois.
• La rubéole
La rubéole est causée par un virus. Chez l'enfant, elle est presque toujours bénigne mais chez la femme enceinte, elle peut provoquer de multiples malformations chez le fœtus (cardiaques, auditives, oculaires, retards mentaux), surtout au cours des 16 premières semaines de grossesse.
Entre 2005 et 2014, 9 bébés sont nés en France avec des malformations liées à une infection maternelle par la rubéole.
Vaccination recommandée: première injection à partir d'un an. La seconde à 16-18 mois.

Le papillomavirus humain (HPV)

L'infection à papillomavirus humain (HPV) est très contagieuse. Il existe plus de 100 types de HPV, dont 13 sont cancérogènes. Le HPV se transmet lors des rapports sexuels, y compris en l'absence de pénétration. Environ 80% des femmes seront infectées un jour par un ou plusieurs virus HPV, souvent au début de leur vie sexuelle. La grande majorité des infections à HPV passent inaperçues et disparaissent dans les 6 à 18 mois. Dans moins de 30% des cas, l'infection peut entraîner des lésions précancéreuses au niveau du col de l'utérus. Ces lésions peuvent guérir spontanément ou évoluer (dans une minorité de cas) en cancer du col de l'utérus.
En 2012, 2800 nouveaux cancers du col de l'utérus ont été diagnostiqués ; 1100 femmes en sont décédées (INCA).
Vaccination recommandée: 2 injections à 11-13 ans, puis 14 ans. Les vaccins protègent contre les virus responsables de 70% des cancers (génotypes 16 et 18 pour le Cervarix ; 16, 18, 6 et 11 pour le Gardasail). Se soumettre régulièrement à un frottis cervical à partir de 25 ans reste nécessaire.

La tuberculose

La tuberculose est causée par une bactérie (bacille de Koch) qui touche le plus souvent les poumons. Elle est alors contagieuse, se propageant d'une personne à l'autre par voie aérienne (toux, éternuements, crachats). Les formes non-pulmonaires (rein, cerveau, os, ganglions) ne sont pas contagieuses. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli (séropositifs notamment), les diabétiques ou encore les fumeurs courent un risque beaucoup plus élevé de développer la maladie. Un traitement antibiotique permet d'en guérir. Les complications les plus graves chez le nourrisson sont la méningite tuberculeuse et la tuberculose miliaire.
Vaccination recommandée: à 2 mois pour les enfants exposés à un risque (résidant Ile-de-France, Guyane, Mayotte, né de parents issus de pays où la maladie est endémique)
» Tuberculose: une prise en charge efficace

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(Par lefigaro.fr Marie Anton/ Pauline Fréour)

23/04/2016

SUCCESSION DE JEAN-MARC AYRAULT : LEGISLATIVE PARTIELLE A HAUT RISQUE POUR LE PS

 

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 - La candidate PS qui brigue le siège de député laissé vacant par le ministre des Affaires Étrangères fait face à la dispersion des candidatures à gauche, au danger de l'abstention, et à l'offensive de la droite qui fait de ce scrutin un enjeu national.



C'est l'une des dernières élections législatives partielles avant le renouvellement de l'Assemblée nationale, en juin 2017. Et pas des moindres: Jean-Marc Ayrault, nommé le 11 février ministre des Affaires Étrangères, remet son siège de député en jeu. Dans cette troisième circonscription de Loire-Atlantique, l'ancien premier ministre est élu sans interruption depuis 1986. Mais son suppléant, qui l'avait remplacé lorsqu'il était à Matignon entre mai 2012 et mars 2014, est décédé brutalement en février 2015, ouvrant la voie à une élection pour désigner son successeur.
Dans ce bastion acquis à la gauche depuis 40 ans, qui englobe notamment les cantons de Nantes Ouest, Saint-Herblain et Couëron, onze candidats briguent le siège laissé vacant par l'ancien premier ministre socialiste. Un scrutin qui s'annonce risqué pour le PS, qui a connu 16 déroutes sur 18 législatives partielles en quatre ans. «Dans l'imaginaire ici, c'est la circonscription de gauche par excellence, mais ce scrutin est très ouvert, beaucoup plus ouvert qu'habituellement», note le politologue Goulven Boudic, d'autant que la participation s'annonce faible, encore plus en période de vacances scolaires.

Jean-Marc Ayrault est venu jeudi soutenir sa dauphine Karine Daniel, candidate PS et actuelle adjointe au maire de Nantes. La vice-présidente à la métropole, économiste de profession, avait été désignée par les militants lors d'une primaire, devançant son concurrent de quatre petite voix. Avec son suppléant, elle doit faire face au double danger de la profusion des candidatures à gauche et de la nationalisation du scrutin, sur laquelle la droite locale base sa campagne. Face à elle, EELV fait cavalier seul, toujours remonté contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la loi Travail, comme Nouvelle Donne, le Parti communiste, Lutte ouvrière et un autre binôme communiste. Soutenue par Génération Écologie, le PRG et le parti Écologistes!, parti notamment de François De Rugy, autre député du département, Karine Daniel prétend porter une candidature de «rassemblement» en vue du second tour.

La droite et le centre rassemblés

Face à elle, la droite est en embuscade. Matthieu Annereau, candidat Les Républicains, bénéficie du soutien de l'UDI et du MoDem. «Je suis parti très tôt en campagne, notamment sur le terrain», raconte-t-il au Scan. Cet employé de banque de 37 ans, non-voyant, est chef de file de l'opposition municipale à Saint-Herblain. Lors de son meeting mercredi, il a appelé au vote sanction «contre la politique de Hollande, dont Jean-Marc Ayrault porte la responsabilité».

Bruno Retailleau, président LR de la région, était présent pour le soutenir, comme Henri Guaino, député LR des Yvelines et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Le jeune candidat mise sur l'effritement des voix à gauche «pour basculer en tête». Pour son meeting de l'entre-deux-tours, jeudi, Bruno Le Maire a prévu de venir le soutenir. «Je veux être utile plutôt qu'être important, et redonner confiance aux habitants dans la politique. Je souhaite limiter les mandats à deux dans le temps et abroger la réserve parlementaire», explique-t-il.

Les deux principales villes du canton, Nantes et Saint-Herblain, sont dirigées par le PS, bien implanté dans le département, même si la région Pays-de-la-Loire a basculé à droite en décembre. Si Jean-Marc Ayrault a été élu dès le premier tour en 2012 avec 56,35% des voix, le challenge sera plus difficile pour Karine Daniel, dans un contexte de rejet massif de la politique de la majorité au pouvoir. La candidate PS reste d'ailleurs prudente et refuse de faire des pronostics sur les résultats de dimanche. Elle se dit concentrée sur sa campagne, espérant mobiliser les électeurs. «Par rapport à 2012, la configuration a beaucoup changé», minimise-t-elle au Scan. L'emploi, le vivre-ensemble et le développement durable font partie de ses thèmes privilégiés.

«Le premier défi, c'est la mobilisation. On sait très bien que la participation est moins importante sur une législative partielle», craint d'avance Johanna Rolland, maire PS de Nantes, contactée par le Scan. Son adjointe s'est engagée à quitter ses mandats à la mairie et à la métropole en cas de victoire. La socialiste sait que le scrutin s'annonce difficile. «l'objectif est de gagner», se contente-t-elle de commenter.

Une défaite affaiblirait encore davantage le groupe socialiste et apparentés à l'Assemblée nationale, qui ne compte plus que 285 députés depuis le départ de Jean-Marc Ayrault au Quai d'Orsay, soit moins que la majorité absolue, qui est de 289.


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(source LeFigaro.fr /Mathilde Giraud)