UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/05/2016

MEDECINS EN GUERRE CONTRE LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

enceinetimages.jpeg

 

Une association de médecins a lancé jeudi une campagne pour alerter les couples désireux d'avoir un enfant, sur les dangers de ces substances présentes partout et soupçonnées de multiples méfaits sur la santé.

 

L'association Alerte des médecins sur les pesticides, qui réunit 1600 membres, a lancé jeudi une campagne de prévention contre les perturbateurs endocriniens (PE). Le collectif de médecins qui milite depuis 2013 pour une réduction de l'usage des pesticides va placer des affiches dans quelque 1500 cabinets médicaux pour alerter les couples qui souhaitent avoir un enfant.

Récipients en plastique ou antiadhésifs, aliments non issus de l'agriculture biologique, cosmétiques, mobilier, produits chimiques, produits d'entretien et insecticides… La population est exposée de multiples façons à ces perturbateurs endocriniens, par les hormones utilisées en thérapeutique (contraception, substitution hormonale…) qui polluent les milieux naturels, des plantes de plus en plus consommées comme le soja qui produisent des phytoœstrogènes et la multitude de produits chimiques que nous utilisons au quotidien.

 

Présents partout

L'association donne donc quelques conseils pour réduire son exposition: utiliser des récipients en verre et éviter les poêles en teflon, préférer les aliments frais et bio, limiter les cosmétiques, peintures, produits en spray, meubles en aggloméré, avoir la main légère sur les produits d'entretien et privilégier les produits naturels (vinaigre blanc, savon noir…), bannir les insecticides et herbicides au jardin.

Les perturbateurs endocriniens sont des substances naturelles ou chimiques qui miment nos hormones ou interfèrent avec leur fonctionnement et sont accusées d'entraîner des troubles de la fertilité humaine, du métabolisme (diabète…) ou des anomalies congénitales chez les garçons (hypospadias). Plusieurs études, menées sur d'importantes cohortes de couples mère-enfant, ont montré que les urines de l'immense majorité des femmes enceintes contenaient des traces de ces substances.

Les lois de la toxicologie

Les études sur les effets de ces substances sont complexes, car elles peuvent contredire les notions classiques de toxicologie. Ainsi, avec le PE la dose ne fait pas toujours le poison: pour certains produits, les effets sont plus importants après une exposition à une faible dose. Par ailleurs, le moment où l'on est exposé est crucial: les fœtus, les jeunes enfants et les adolescents sont particulièrement à risque. En outre, «l'effet cocktail» est difficilement prévisible: des interactions entre plusieurs substances anodines prises isolément, peuvent être dévastatrices. Enfin, explique le collectif, les effets peuvent être «transmis à plusieurs générations».

En France, seul le bisphénol A est à ce jour banni depuis début 2015 dans l'ensemble des contenants alimentaires. «Les politiques n'ont pas pris la mesure du problème. On ne va pas suppléer les pouvoirs publics, mais on se doit de se retrousser les manches pour alerter nos patients», a souligné Michel Nicole, membre de l'association et du réseau environnement santé à Caen.

LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:

Les perturbateurs endocriniens en détails

Constat sans appel sur la toxicité du bisphénol A

Perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques, l'ère du soupçon

L'«effet cocktail» des perturbateurs endocriniens mis au jour

 

(source LeFigaro.fr Par Soline Roy)

Les commentaires sont fermés.