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21/05/2016

LE BAC DES CELEBRITES : LE MATHEMATICIEN CEDRIC VILLANI SE SOUVIENT

 

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INTERVIEW VIDÉO - Le Figaro Étudiant vous fait partager les souvenirs des personnalités. Le célèbre mathématicien Cédric Villani raconte comment il a préparé son bac.

 

Le cœur qui bat un peu plus vite que d’habitude, le temps que l’on passe à attendre le résultat: Cédric Villani a aussi connu les affres du bac. Le célèbre mathématicien, aujourd’hui directeur de l’institut Henri-Poincaré, professeur à l’université Claude Bernard Lyon 1 et titulaire de la Médaille Fields (équivalent du prix Nobel de mathématiques) se remémore ses souvenirs «pleins d’émotion».  Très proche des jeunes, il délivre actuellement des conférences de vulgarisation scientifique à la maison des Métallos à Paris (XI ème) auprès d’un public de jeunes passionnés.

 

Figaro Étudiant: Quel bac avez-vous passé?

Cédric Villani: En 1990, j’ai passé un bac C (au lycée Dumont d’Urville de Toulon NDLR). À l’époque, il existait encore une subdivision entre C (math-physique) et D (biologie). Quand on est sûr de l’avoir, ce qui était mon cas, on ne se fait pas trop de soucis. Il n’empêche que je me rappelle du bac comme d’un événement plein d’incertitudes. Le cœur qui bat un peu plus vite que d’habitude, et puis le temps que l’on passe à attendre les résultats...C’était un moment d’émotion. Cela s’est bien passé pour moi, tellement bien que j’ai été interviewé dans le journal local comme l’exemple de quelqu’un qui avait particulièrement bien réussi.

Quel est votre souvenir le plus marquant?

J’ai découvert dès cet âge tendre qu’il ne faut jamais faire confiance aux médias! Les journalistes m’avaient demandé s’il y avait des disciplines qui me plaisaient moins. Je leur avais répondu que la philosophie et moi ce n’était pas trop ça. À l’époque c’était vrai: Je m’ennuyais plutôt en cours de philo. Mais je leur avais précisé qu’il ne fallait pas l’écrire! Quand l’article est sorti, il y avait écrit en gros que la philo était une matière qui m’ennuyait! J’ai appris dans la foulée de mon bac, qu’il n’y a pas de «off» avec les journalistes.

« Dans mes souvenirs, j’ai beaucoup, beaucoup révisé l’histoire-géographie »

 

Comment avez-vous préparé l’examen?

Le baccalauréat se prépare dans la durée, en faisant des exercices toute l’année. Avant le bac, il faut vérifier qu’on a bien en tête tous les contenus. Dans mes souvenirs, j’ai beaucoup, beaucoup révisé l’histoire-géographie, discipline qui demande d’avoir tout bien en tête et pour laquelle le savoir-faire ne peut pas remplacer le savoir. L’histoire-géo et la philo sont des matières qui se révisent beaucoup dans mon souvenir. En mathématiques, c’est différent. À partir du moment où l’on sait faire les exercices, on peut toujours reconstituer le cours. Il n’est pas nécessaire de réviser au dernier moment.

Combien avez-vous eu?

Je crois que j’ai eu à peu près 18 de moyenne. De nos jours, c’est devenu presque banal, il y en a beaucoup plus. Mais à l’époque, cela m’a suffi pour être classé en tête de mon académie. Comme quoi ce n’était pas si commun. Ce que j’ai appris plus tard, c’est qu’il y a un monde entre se retrouver premier au bac dans son académie et aborder un problème de recherche. C’est vraiment une compétence différente. Le baccalauréat, il faut bien savoir sa leçon, aller assez vite, et il n’y a pas vraiment de surprise. Dans la recherche, vous avez beau connaître vos leçons, aller vite, tout peut arriver...

«Il ne faut pas avoir honte d’y mettre beaucoup d’émotion, son cœur et ses tripes»

 

 

Qu’est-ce que le bac vous a apporté?

Le baccalauréat est une expérience qu’il faut vivre vraiment. Et il ne faut pas avoir honte d’y mettre beaucoup d’émotion, son cœur et ses tripes. Il ne faut pas prendre ça avec dédain, à la légère, ou de manière hautaine, détachée. Toutefois, je ne suis pas sûr que mes bons résultats au baccalauréat m’aient servi à quoi que ce soit, même si cela faisait plaisir à ma famille de voir ma photo dans le journal. Mes résultats de première et terminale ont joué un rôle bien plus important, pour mon dossier. C’est ce qui m’a permis d’aller dans une classe préparatoire renommée (Louis Le Grand NDLR). Ce fut toute une affaire pour le jeune provincial que j’étais, sans nuance péjorative, de monter à Paris et de me retrouver auprès de jeunes motivés. Il faut savoir qu’au-delà du bac, quelque chose de bien plus important arrivera après, dans tous les domaines.

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(source leFigaro.fr - Charles-Alexandre Louaas)

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