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25/05/2016

ET LE MOT DE L'ANNEE 2016 EST ........

 

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Le terme «réfugiés» a été élu haut la main pour résumer l'année qui vient de s'écouler lors de la 12e édition du Festival du Mot à la Charité-sur-Loire, dans la Nièvre. Le choix du jury et des internautes s'est imposé avec une «unanimité inédite», selon le président du jury.



Lors de la 12e édition du Festival du Mot à la Charité-sur-Loire (Nièvre), le jury et les internautes ont élu le mot emblématique chargé de résumer l'année écoulée. Marqués par l'actualité, leur choix s'est arrêté à l'unanimité sur le terme «réfugiés».

«Dans un siècle, quand les livres d'Histoire évoqueront la période qui vient de s'écouler, ils verront des afflux de familles en fuite et penseront au mot «réfugiés». Pour Marc Le Carpentier, directeur du Festival, ce terme s'imposait comme mot de l'année avec une rare évidence. La preuve en est la rapidité avec laquelle il est sorti du lot des 11 termes sélectionnés et l'unanimité inédite des votants.

«Il n'arrive presque jamais que le jury et les internautes, qui votent séparément, arrivent à la même conclusion, analyse le président du jury Roland Cayrol. C'est ce qui est arrivé cette année, avec une vitesse surprenante.» Lors du scrutin sur internet du 20 avril au 17 mai, le mot «réfugiés» s'est détaché dès les premiers jours et les 98.500 personnes qui ont participé au vote l'ont élu avec plus de 20% des voix. Dès le second tour de table, les membres du jury s'étaient également accordés. L'unanimité se noue même au-delà des frontières puisque «réfugiés» a aussi été choisi par l'Allemagne pour résumer l'année 2015.
Le débat s'est joué entre «réfugiés» et «migrants»

Le débat a plutôt porté sur le choix de privilégier «migrants» à «réfugiés», raconte Roland Cayrol. Certains membres arguaient que le mot «migrants», plus large, était plus représentatif. Mais à l'issue d'une longue discussion, «réfugiés» a fini par l'emporter. «Abstrait et polémique, «migrants» évoque l'immigration et suscite la peur. Incarné et humain, «réfugiés» ouvre des droits, appelle une solution et provoque la compassion. C'est pourquoi nous l'avons retenu finalement.»

«Si un mot résume à la fois la situation gravissime à laquelle sont confrontées ces populations qui vivent de l'autre côté de la Méditerranée, l'émotion que les spectateurs ont ressenti en voyant à la télévision ces gens déambuler sur les routes d'Europe, et le défi politique qui se pose à nos gouvernements, c'est bien «réfugiés». Il touche tout le monde», commente Roland Cayrol.

Au sein du jury, le challenger était «ubérisation», un mot nouveau, apparu pour décrire une rupture économique déterminante. Sur internet, les votants encore marqués par le souvenir des attentats de janvier et novembre en Ile-de-France avaient fait parvenir «terrorisme» en deuxième position, avec 17% des suffrages.
Le terme consacré sera gravé, aux côtés de ceux des onze éditions précédentes, sur la fontaine de la mairie de Charité-sur-Loire. Après «bravitude», «parachute doré», «bling-bling» ou encore «dégage», «réfugiés» s'inscrira donc en lettres ineffaçables. Le contraste avec la légèreté des autres années est saisissant et en dit long sur la période traversée. «Cette année, l'humoriste qui commente à chaque édition le mot de l'année sera bien en peine de faire rire le public», conclut avec gravité Marc Le Carpentier.


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(source LeFigaro.fr / Marie-Amelie Blin )

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