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01/06/2016

RICHARD VIRENQUE : " VOUS M'IMAGINEZ MONTER L'ALPE D'HUEZ DEVANT UN PUBLIC SILENCIEUX ?"

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LE SCAN SPORT - En visite à Roland-Garros, le consultant du cyclisme sur Eurosport ne dissimule pas son admiration pour les stars du circuit de la petite balle jaune et les exigences du tennis de haut niveau.

 

Richard, êtes-vous un grand amateur de tennis à Roland-Garros?

Richard Virenque: C'est avec Eurosport chez que je suis consultant que j'ai pu découvrir Roland-Garros. Depuis quelques années, c'est un passage obligé pour moi, comme le Tour de France. Mais avant de travailler avec cette chaîne de télévision, c'est de chez moi que je regardais de temps en temps les matches, quand je ne m'entraînais pas.

Justement, quel est la première image qui vous vient lorsqu'on vous parle de Roland-Garros?

Comme beaucoup de Français je vais répondre la victoire en finale de Yannick Noah. Mais je n'ai pas d'images bien précises en tête. C'est plutôt l'ambiance d'un dimanche de mois de juin, le beau temps dont je me souviens. Mais, allez savoir pourquoi, quand on me parle de Roland-Garros je pense aussi à la journée de pluie et la bâche qu'on tire et l'attente qui commence devant la télé. Vous savez, avec cette fameuse phrase: «On vient de nous annoncer que les matches ne débuteront pas avant telle heure.» Et on l'entendait une demi-heure plus tard avec un nouveau report (rires).

Que donne Richard Virenque sur un terrain de tennis?

C'est pas trop mal en fait. J'ai des bases de ping pong (rires) et je me suis mis au tennis depuis quelques années sans avoir les bases techniques. Je n'ai aucune prétention dans ce sport mais j'aime bien de temps en temps pousser la balle.

«Comment font ces gars, seuls dans une arène parfois de 20.000 spectateurs, pour tenir pendant quatre heures, sans s'adresser à personne, face à eux-mêmes et à leurs limites ?»

En tant que sportif de haut niveau, qu'est-ce qui vous impressionne le plus chez les tennismen professionnels?

Une chose: le service. Je trouve assez dingue la puissance mise sur ce coup devenu si important dans les échanges. Arriver à projeter une balle à plus de 200 km/h, c'est violent et cela doit demander une grosse dépense d'énergie durant toute la rencontre. Le mental aussi. Comment font ces gars, seuls dans une arène parfois de 20.000 spectateurs, pour tenir pendant quatre heures sans s'adresser à personne, face à eux-mêmes et à leurs limites? L'ambiance ne doit pas être facile à gérer.

Effectivement, elle est bien différente de l'euphorie rencontrée sur les routes du Tour de France…

Complètement. Cela n'a absolument rien à voir (rires). Le tennis est compliqué à gérer car d'un côté tu évolues dans un silence de cathédrale pendant les échanges et cela explose après chaque point. Vous m'imaginez monter un col comme l'Alpe d'Huez devant un public silencieux? Ce doit être assez déstabilisant, mais c'est une habitude à prendre j'imagine.

«J'aimerais bien affronter Rafael Nadal. On se retrouve un peu sur certains traits de caractère.»

Quel est le joueur face à qui vous rêveriez de jouer?

J'aimerais bien affronter Rafael Nadal. On se retrouve un peu sur certains traits de caractère. C'est un lion en cage sur un terrain, prêt à tout dévorer. Même s'il est fin tacticien, j'aime cette idée de vouloir tout casser chez lui.

Chez les femmes, quelle joueuse prendriez-vous pour suivre un cours particulier?

Ana Ivanovic, elle est au top! Avec elle, je m'appliquerais, croyez-moi. Plus sérieusement, je suis moins le tennis féminin que les hommes mais je trouve que les femmes sont vraiment mises en valeur dans ce sport et sur les courts. Elles sont belles à voir jouer, les gestes sont limpides, souples et les tenues ont fait beaucoup de progrès. Elles sont extrêmement élégantes.

(source LeFigaro.fr / Gilles Festor )

 

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