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30/05/2016

C'EST UN FAIT POLITIQUE , AVEC FRANÇOIS HOLLANDE , C'EST LA POLITIQUE DU " COUAC"

 

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Depuis l'élection du président de la République en 2012, les divergences entre ministres, les gaffes à répétition et les ratés en tout genre ont rythmé le quinquennat.

 

Un couac, ça peut passer pour une erreur. Deux couacs, ça commence à devenir louche. Au-delà de trois, c'est une méthode. Celle que François Hollande applique depuis le jour de son élection, pour un mandat en forme de «couaquennat». Laisser parler, observer, trancher. Même Manuel Valls n'y a pas échappé. Après le mandat de Jean-Marc Ayrault à Matignon, marqué par une série ininterrompue en la matière, cela devait pourtant s'arrêter. Autorité, fermeté, loyauté, telle était la marque de fabrique du nouveau premier ministre. Pourtant, ça a continué. Comme avant. Et encore jeudi.

«On peut encore toucher à la loi El Khomri», assure Michel Sapin. «Plus question d'y toucher», répond en substance Manuel Valls, lequel finit par recevoir le soutien du président de la République. Lorsqu'il dirigeait le PS, François Hollande fonctionnait comme cela. «Il faut laisser dégorger les escargots», disait-il. Observer les prises de positions des uns et des autres pour se placer au centre des intérêts divergents. Plus petit dénominateur commun de tous donc adoubé par chacun.

Ça a marché onze ans. Mais c'était le PS. A la tête de l'Etat, c'est plus compliqué. Face à la rue, c'est intenable. Entre Manuel Valls et la CGT, pas de compromis possible, les deux l'ont dit, l'un des deux perdra. Si c'est Manuel Valls, ce sera le couac final.

 

Dès l'automne 2012, le mot «couac» était sur toutes les lèvres pour évoquer les errements du gouvernement Ayrault 

(Source LeFigaro.fr /François-Xavier Bourmaud )

Grand reporter au service politique du Figaro

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25/05/2016

ET LE MOT DE L'ANNEE 2016 EST ........

 

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Le terme «réfugiés» a été élu haut la main pour résumer l'année qui vient de s'écouler lors de la 12e édition du Festival du Mot à la Charité-sur-Loire, dans la Nièvre. Le choix du jury et des internautes s'est imposé avec une «unanimité inédite», selon le président du jury.



Lors de la 12e édition du Festival du Mot à la Charité-sur-Loire (Nièvre), le jury et les internautes ont élu le mot emblématique chargé de résumer l'année écoulée. Marqués par l'actualité, leur choix s'est arrêté à l'unanimité sur le terme «réfugiés».

«Dans un siècle, quand les livres d'Histoire évoqueront la période qui vient de s'écouler, ils verront des afflux de familles en fuite et penseront au mot «réfugiés». Pour Marc Le Carpentier, directeur du Festival, ce terme s'imposait comme mot de l'année avec une rare évidence. La preuve en est la rapidité avec laquelle il est sorti du lot des 11 termes sélectionnés et l'unanimité inédite des votants.

«Il n'arrive presque jamais que le jury et les internautes, qui votent séparément, arrivent à la même conclusion, analyse le président du jury Roland Cayrol. C'est ce qui est arrivé cette année, avec une vitesse surprenante.» Lors du scrutin sur internet du 20 avril au 17 mai, le mot «réfugiés» s'est détaché dès les premiers jours et les 98.500 personnes qui ont participé au vote l'ont élu avec plus de 20% des voix. Dès le second tour de table, les membres du jury s'étaient également accordés. L'unanimité se noue même au-delà des frontières puisque «réfugiés» a aussi été choisi par l'Allemagne pour résumer l'année 2015.
Le débat s'est joué entre «réfugiés» et «migrants»

Le débat a plutôt porté sur le choix de privilégier «migrants» à «réfugiés», raconte Roland Cayrol. Certains membres arguaient que le mot «migrants», plus large, était plus représentatif. Mais à l'issue d'une longue discussion, «réfugiés» a fini par l'emporter. «Abstrait et polémique, «migrants» évoque l'immigration et suscite la peur. Incarné et humain, «réfugiés» ouvre des droits, appelle une solution et provoque la compassion. C'est pourquoi nous l'avons retenu finalement.»

«Si un mot résume à la fois la situation gravissime à laquelle sont confrontées ces populations qui vivent de l'autre côté de la Méditerranée, l'émotion que les spectateurs ont ressenti en voyant à la télévision ces gens déambuler sur les routes d'Europe, et le défi politique qui se pose à nos gouvernements, c'est bien «réfugiés». Il touche tout le monde», commente Roland Cayrol.

Au sein du jury, le challenger était «ubérisation», un mot nouveau, apparu pour décrire une rupture économique déterminante. Sur internet, les votants encore marqués par le souvenir des attentats de janvier et novembre en Ile-de-France avaient fait parvenir «terrorisme» en deuxième position, avec 17% des suffrages.
Le terme consacré sera gravé, aux côtés de ceux des onze éditions précédentes, sur la fontaine de la mairie de Charité-sur-Loire. Après «bravitude», «parachute doré», «bling-bling» ou encore «dégage», «réfugiés» s'inscrira donc en lettres ineffaçables. Le contraste avec la légèreté des autres années est saisissant et en dit long sur la période traversée. «Cette année, l'humoriste qui commente à chaque édition le mot de l'année sera bien en peine de faire rire le public», conclut avec gravité Marc Le Carpentier.


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(source LeFigaro.fr / Marie-Amelie Blin )

24/05/2016

SANTE : LES MICROS AVC , DES ALERTES A NE PAS PRENDRE A LA LEGERE

 

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Prendre en charge en urgence les accidents ischémiques transitoires diminue de moitié le risque d'attaques cérébrales ultérieures.

 

Entre 10.000 et 20.000 accidents vasculaires cérébraux (AVC) pourraient être évités chaque année. Comment ? En prenant en charge dans les 24 heures les accidents ischémiques transitoires (AIT), ces prémices de l'attaque cérébrale. Comme l'a révélé une étude publiée dans le New England Journal of Medicine le 21 avril, cette prise en charge précoce réduit de moitié le risque d'AVC dans les trois mois qui suivent.

Lorsque l'accident vasculaire cérébral survient, il est souvent décrit comme «un coup de tonnerre dans un ciel serein ». Pourtant, un quart des 130.000 AVC qui frappent chaque année en France ont été précédés par un ou plusieurs AIT. «C'est la fumée du volcan qui annonce la catastrophe», illustre le Pr Pierre Amarenco, chef du service de neurologie à l'hôpital Bichat à Paris et coordonnateur de l'étude internationale.

12 à 20 % suivis d'AVC

Les micro-AVC se manifestent comme les AVC: paralysie ou anesthésie d'un membre, trouble de la vision, de l'équilibre ou encore perte de la parole. Mais ces troubles durent peu, à peine quelques secondes ou minutes. Lorsque rien n'est fait, 12 % à 20 % de ces symptômes, dont le caractère transitoire est faussement rassurant, seront suivis d'un AVC, avec un risque majoré dans la première semaine. «Lorsque les patients arrivent aux urgences suite à un AIT, les symptômes ont disparu et souvent ils sont renvoyés pour faire des examens complémentaires qui vont prendre huit à quinze jours. Or il faut une solution immédiate », insiste Pierre Amarenco. C'est ce que démontre l'étude : l'évaluation rapide des causes de l'AIT chez les patients permet de faire chuter le risque d'AVC ultérieur de 12  % à 6 %.

Pour le Pr Amarenco, ces résultats spectaculaires plaident pour la multiplication des cliniques SOS-AIT, comme il en existe pour le moment seulement deux en France (l'une à Paris à et l'autre à Toulouse). Dans ces centres, l'objectif est de réaliser tous les examens (IRM comprise) en moins de trois heures. À l'issue de ce bilan, un quart des patients sera hospitalisé pour un traitement immédiat et les trois quarts restants vont rentrer chez eux avec une ordonnance et des médicaments destinés à prévenir la survenue d'une attaque cérébrale.

Pas assez de structures dédiées

«La prise en charge des AVC a subi une véritable révolution ces vingt-cinq dernières années, qui s'est concrétisée par la mise en place d'unités neuro-vasculaires. Avec les AIT, nous sommes dans l'étape suivante, qui permettra d'éviter des accidents lourds, source de mortalité et de handicap », explique le Pr Norbert Nighoghossian, chef de service de neurologie vasculaire au CHU de Lyon. Mais alors que le Royaume-Uni a créé plus de 200 structures pour les AIT depuis une dizaine d'années, la France reste à la traîne. Un retard qu'il paraît aujourd'hui urgent de rattraper car, en l'absence de ces structures, la prise en charge des AIT est souvent différée ou insuffisante. «De nombreux centres manquent déjà de moyens pour prendre en charge les AVC lourds. Alors les AIT passent malheureusement au second plan. D'autant plus qu'à ce jour il n'existe pas de recommandation de prise en charge ultraprécoce », analyse le Pr Nighoghossian.

L'enjeu de santé publique est pourtant de taille. Car lorsque l'attaque cérébrale survient, en moyenne seuls 5 % des patients français reçoivent un traitement efficace dans un délai de six heures.

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(Souirce LeFigaro.fr / Anne Prigent)